Preview : Claybook, de la pâte à modeler avec votre stick

Claybook

Game Preview Xbox One

Preview : Claybook, de la pâte à modeler avec votre stick

Ces derniers jours Sea of Thieves est sur toutes les lèvres, pourtant il n’y a pas que la simulation de pirates de Rare qui tente de titiller notre âme d’enfant ! Au rayon des jeux qui nous ramène tout droit sur les bancs de l’école, on accueille un petit nouveau dans le catalogue Xbox. La comparaison s’arrête ici : point de studio abritant des centaines de personnes soutenu par une multinationale, Claybook est un petit jeu indépendant développé par 3 personnes seulement. Est-ce que le petit studio finlandais arrive à nous mettre des étoiles plein les yeux avec la version Game Preview de leur jeu ? Voyons ça…

Un plaisir pour les yeux

Si comme moi vous aimez les jeux colorés, vous allez être servis ! Pâte à modeler oblige, le jeu arbore un style graphique bien particulier qu’on ne retrouve encore que très rarement dans les jeux. Chaque élément du jeu est fait de pâte à modeler et tout l’environnement baigne dans une lumière dont les effets et les jeux d’ombres ajoutent beaucoup au rendu général du jeu. Claybook nous fait également le plaisir d’une optimisation sur Xbox One X : le jeu tourne en 4K Ultra HD, supporte la HDR et ne souffre d’aucun aliasing.

La physique des éléments est aussi un élément intéressant, et essentiel, du jeu. Tout l’environnement étant composé de pâte à modeler, il se déformera en fonction de vos actions. Les déformations du sol et l’entremêlement des couleurs sous l’effet du déplacement de votre bille (ou cube, ou canard etc.) de pâte ont un effet qu’on pourrait presque qualifier d’hypnotique qui fait que l’on prend du plaisir à simplement errer dans la zone de jeu. Dommage que ce plaisir soit parfois contrarié par une caméra parfois capricieuse et frustrante à utiliser.

Pour en finir avec la partie graphique du titre, il faut tout de même souligner que dans ce tableau idyllique, quelque chose dérange. Quelqu’un plutôt. Un enfant, assis là, à épier tous vos faits et gestes. Si cet enfant, présent sur les bords de la map est sans doute ici pour vous rappeler que vous êtes dans une chambre pleine de pâte à modeler, dans les faits son regard vide viendra hanter vos nuits une fois la console éteinte. Horrible.

Un jeu d’enfant ?

Parlons maintenant gameplay ! Je l’ai déjà dit plus haut, la caméra n’est pas toujours là pour nous simplifier la vie, un défaut assez handicapant dans les moments nécessitant concentration et précision. Toujours au rayon des éléments qui ont quelque peu contrarié mes quelques heures passées sur le jeu : les textes de l’interface sont microscopiques (sur la version Xbox One X en tout cas). Une tare qui elle, n’est pas très inquiétante car elle pourra être bien vite corrigée lors des futures mises à jour.

A part ça  le jeu est plutôt agréable à parcourir (le moteur physique y fait pour beaucoup). On roule, on creuse, on crée : tout ce qu’on pourrait attendre d’un jeu sandbox avec de la pâte à modeler. Le développeur a aussi eu la bonne idée d’inclure une touche de retour en arrière qui, à la manière d’un Forza Motorsport, vous sauvera la mise lors des passages un peu périlleux qui mettrons votre dextérité à l’épreuve. Cette mécanique est d’ailleurs essentiel car vous pourrez reproduire à l’infini la forme de votre boule de pâte à modeler pour créer des obstacles dans les niveaux où il faudra, par exemple, rediriger de l’eau dans des bassins.

Un contenu encore un peu pauvre

Dans l’état actuel du jeu, il ne vous faudra pas plus de 3 heures pour parcourir les 15 chapitres de chacun des deux livres. Heureusement, ces chapitres proposeront des missions assez variées. On vous demandera par exemple d’atteindre un certain point, absorber des éléments en pâte à modeler, remplir des formes prédéfinies, parcourir des circuits le plus rapidement possible : de quoi varier les plaisirs et revenir sur chaque niveau pour grimper dans les classements en ligne. Ces missions, vous pourrez d’ailleurs aussi les remplir à plusieurs, puisque chaque niveau du jeu est jouable à 4 en multijoueur local en écran splitté. D’ailleurs, j’espère que des fonctionnalités Online seront prévues pour assurer un futur radieux au titre.

La présence d’un éditeur de niveau dans le menu du jeu laisse présager un bon moyen d’augmenter la durée de vie du titre. Pourtant pour l’instant, il ne faudra pas trop compter dessus. Les niveaux créés sont disponibles en local uniquement, donc n’espérez pas vous amuser avec les créations de la communauté pour le moment. Au delà de ça, l’éditeur est de toute façon un vrai calvaire à utiliser avec la manette : les développeurs ont ici un gros axe d’amélioration pour les futures mises à jour de leur jeu en Game Preview.

Premier verdict

Claybook a un énorme potentiel et part sur une base solide. Si Second Order corrige les défauts du jeu d’ici la version finale, Claybook pourra devenir un incontournable des puzzle-games basés sur la physique. En l’état, on réservera le jeu aux plus impatients de s’amuser avec de la pâte à modeler virtuelle.

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

1

  1. Sa ma l’air s’impat comme jeux

Vos réactions

Mot de passe oublié