Test – Drive on Moscow, capturer Moscou en un rien de temps

Je n’avais jamais entendu parler de Drive on Moscow jusqu’à présent, jouant quasi-exclusivement sur Xbox One. Voilà que le titre a pointé le bout de son nez plus de cinq années après sa sortie sur iOS. Un titre pensé initialement sur tablette et porté sur console, cela fait toujours peur car cela est souvent synonyme d’un gameplay assez pauvre. Me laissant guider par ma curiosité, voilà presque une semaine que je tente de conquérir Moscou.

Le but du jeu : capturer Moscou en un temps limité de cinq phases de jeu.

Back in 1941.

Le scénario est totalement anecdotique dans Drive on Moscow mais il est tout de même intéressant de replacer le contexte. Nous sommes en 1941 et la Wehrmacht (l’armée allemande) est aux portes de Moscou. Les soviétiques sont acculés et Hitler n’a alors qu’à porter le coup fatal. Oui mais la future Russie n’est pas une Nation de pleutres et elle ne se laissera pas si facilement abattre. Le but du jeu est simple : prendre Moscou ou accumuler 15 points de victoire. Les fans d’histoire ne doivent pas s’attendre à une nouvelle heure de cours au programme. Point de narration et nos objectifs ainsi que quelques archives d’époque (oui le background tire sa source d’une réelle opération) sont disponibles via d’austères menus.

Quiconque regardera une capture de Drive on Moscow ne daignera même pas s’intéresser au jeu. Soyons honnête, l’enrobage visuel est désuet et le support d’origine se fait sentir à tous les instants. Pour ne rien arranger tout est en anglais. Et même si c’est un vocabulaire compréhensible, dans le sens pas trop technique, c’est un nouveau faux départ pour le jeu développé par Shenandoah Studio.

In RISK I Trust.

Je suis un énorme fan de RISK et de Hearts of Iron qui sont deux jeux sur lesquels j’ai passé des dizaines d’heures dans une jeunesse qui s’éloigne de plus en plus. Drive on Moscow est un mélange des deux. Prenez le découpage en zones d’une vaste map (ici la zone proche de Moscou), ajoutez-y de la stratégie au tour par tour, différents types d’unités ainsi que la gestion du terrain, des voies de communication et de tout un tas de paramètres. Enlevez toute la partie production d’unités, gestion des relations politiques, etc. Le résultat donne Drive on Moscow. Quelle ne fut pas ma joie quand j’ai compris quel type de jeu j’avais en face de mes yeux.

Quatre scénarios, voilà le contenu du jeu. Cela peut sembler peu mais réussir un scénario va vous demander du temps et beaucoup de réflexion. Vous disposez de cinq phases pour réussir à capturer Moscou, pas une de plus. Si vous n’y parvenez pas (et ce sera le cas), fin de partie, retour au menu et on recommence. L’art de la guerre passe par de longues sessions où on prend fessée sur fessée par des troupes soviétiques pourtant inférieures en nombre. D’ailleurs si vous voulez pimenter le challenge, il est possible de contrôler l’autre camp pour tenter de défendre Moscou. Face à l’IA cette option se révèle être un suicide vidéoludique mais aura pour avantage de voir quelles stratégies mettre en place pour obtenir la victoire en incarnant les allemands.

Point fort : la gestion des unités et des spécificités de la carte.

Une dimension stratégique en demi-teinte.

Drive on Moscow n’est pas qu’un simple plateau sur lequel on fait avancer nos armées puisqu’il faut faire attention aux voies de communication présentes sur chaque case ou à la présence de villes fortifiées. A chaque tour, on peut déplacer les unités présentes sur une seule zone mais pas les autres… Un choix bizarre puisque je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas planifier des attaques simultanées dans un jeu de stratégie. Il s’agit sûrement ici d’une décision liée au support original sur lequel le jeu est sorti.

Pourtant Drive on Moscow a ce petit quelque chose qui nous pousse toujours à se relancer à la conquête de Moscou. On peaufine l’avancée de nos troupes, on mise sur la capture d’éléments clés de l’ennemi, on tente une chevauchée fantastique en perçant un axe direct vers la capitale, on cherche, on tâtonne, bref, on se prend pour un véritable commandant de la Wehrmacht. Le gros problème survient lorsque l’on comprend qu’il faut effectuer certains mouvements au bon moment en fonction d’un calendrier préétabli par les développeurs. On se retrouve finalement à diriger nos troupes de manière automatique afin de réussir notre objectif initial : capturer Moscou.

Il ne faut pas s'attendre à une débauche d'effets visuels.

Conclusion

Drive on Moscow souffle le chaud et le froid. Le concept de devoir capturer Moscou en un temps limitée est franchement intéressante et la dimension stratégique est présente mais le titre n’est pas aussi complet que des titres tels que RISK ou Hearts of Iron cela car il s’agit d’un simple portage du jeu sorti initialement sur tablette il y a presque cinq années. Il en reste un titre appréciable pour les néophytes en quête d’un jeu de stratégie aux mécaniques simples et directes.

+ Les plus

  • Capturer Moscou en un temps limité
  • Bonne gestion du terrain et des différentes unités

- Les moins

  • Pas de meta game
  • Le support mobile se ressent toujours
  • Tutoriel superficiel
4

Je suis tombé dans la marmite Xbox en 2003 et depuis je n'ai plus besoin de potion magique pour m'intéresser à tous les jeux qui sortent sur ces belles machines au fil des années. Je suis accessoirement un PGM en mousse.

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