Test – Oh…Sir ! The Hollywood Roast, la vanne qui tombe à plat

La série des Oh…Sir ! repose sur un principe tout simple et jouissif au possible : casser son adversaire ! À la manière d’une Brice de Nice, vous devez réussir ici à vanner votre vis-à-vis pour espérer emporter des joutes verbales tout droit sorties d’une partie de Kamoulox. Mais à la manière du H de Hawaï, maîtriser le Français ne sert à rien car c’est en anglais uniquement que vous vous exprimerez. Oh…Sir ! The Hollywood Roast reprend donc ce principe mais change de cadre en s’installant dans des références cinématographiques. Une bonne idée ? Seulement si ton père prend ses conseils beauté auprès de ton chien !

Ready ? Set. Clash !

Tutoriel Oh... Sir !

Un tutoriel long et pas forcément drôle vous apprend les rouage du jeu !

Oh…Sir ! The Hollywood Roast vous propose donc des battles de vannes. A l’image des battles de Rap, vous balancerez vos insultes chacun votre tour et porterez des “dégâts” en fonction de la puissance de vos insultes. Version Hollywood oblige, ce sont des ersatz de héros du cinéma qui s’enverront ces piques au visage. Harry Potter, Marylin Monroe ou encore Gandalf le gris seront vos cibles.

Au milieu des deux personnages qui se font face comme dans un bon Street Fighters, différents morceaux de phrases sont proposés. Chacun votre tour vous allez donc sélectionner le passage qui vous intéresse pour constituer une phrase d’insulte. Une fois celle-ci faite, des voix façon vocoder l’énonce pour vous permettre de porter le coup. Des points de vie à hauteur de la qualité de votre vanne sont alors retirés de la barre de vie de votre adversaire et vous continuez ainsi jusqu’à ce que mort de honte s’en suive.

“T’as vu ta face de citron, la vieille ?”

Quelques subtilités de gameplay sont mêmes présentes puisque vous pourrez réaliser des combos. En commençant vos insultes plusieurs fois fois par le même mot par exemple vous aurez un bonus d’attaque. De même si vous “visez juste”! Parler de l’âge et de la beauté à une vieille dame est un coup bas dont il faut abuser dans le jeu. Vos adversaires ne se priveront d’ailleurs pas d’en faire de même.

Pire insulte !

Des “Roasts” sont possibles quand vous dépassez 16 points d’attaque !

Le jeu devient alors stratégique est vous hesiterez parfois à prendre un bout de phrase simplement pour empêcher votre rival du jour de vous toucher en plein cœur. La sélection des expressions tournent même parfois au bluff puisque vous avez aussi la possibilité d’user de 2 joker en cours de création. Si vous connaissez bien évidemment le texte de vos jokers, ce n’est pas le cas de votre adversaire qui passeront de la joie de vous avoir retiré l’expression clé de votre insulte au désespoir de constater que cela était inutile et que leur phrase ne veut plus rien dire.

Oh…Sir ! The Hollywood Roast is boring

Si jusqu’ici le jeu peut paraître drôle et amusant, c’est que je ne vous ai pas encore parlé de ses défauts. Je l’ai évoqué en introduction et je me répète ici : si vous êtes anglophobe, passez votre chemin ! Le jeu n’est en effet disponible que dans la langue de Shakespeare et n’est pas prêt d’être localisé. La syntaxe et la grammaire Française doivent en effet être un enfer à localiser pour un petit studio. De plus, sauf si des passionnés ne se chargeaient de la faire, nous perdrions inévitablement au change. Moins de finesse et probablement moins de références.

L’autre problème du jeu, c’est sont rythme. Le jeu est incroyablement lent et, une fois les 8 propositions de texte lues, on a qu’une envie : rédiger son insulte. Au lieu de ça, on se retrouve à perdre plusieurs secondes pour juste choisir 3 bouts de phrases. Sans compter les remarques entre chaque insulte pas toujours inspirées.

Ecran de fight !

Des attaques pas toujours pleines de sens

C’est long et c’est répétitif ! Bien que les références au cinéma parfois adaptées selon les personnages, le choix d’insultes est tout de même très limité. On se retrouve avec toujours les mêmes personnes ciblées (mère, père, sœur, carrière, producteur, etc) et plus ou moins les mêmes verbes d’actions. Bref, après avoir fait deux battles ont à déjà la désagréable impression d’avoir passé une heure sur le jeu à construire toujours les mêmes insultes. Et le tout, sans nécessairement comprendre le système de point.

Are U talking to me ?

Parfois vous enoncerez une vanne bien sentie qui tombera malheureusement à plat sans savoir pourquoi. Et à l’inverse, vous réussirez parfois à “roaster” votre vis-à-vis à coup de “ton chien aime ta sœur”. Incompréhensible. Et c’est d’autant plus vrai que le jeu vous validera n’importe quelle phrase tant que sa construction est correcte. On pourrait simplement formuler “E.T téléphone maison” que le jeu nous attribuerait quand même des points.

Gandalf et Avengers

Gandalf contre un simili Deadpool avengers. Vous en rêviez ?

Côté contenu enfin, vous trouverez les principaux modes de jeu attendus : un tutoriel, un mode arcade, une carrière et du multi local ou en ligne. Rien de bien original au programme puisque la carrière ne vous propose qu’un enchaînement plus ou moins scripté d’affrontements.

Clap de fin

Sans jamais tomber dans le vulgaire, Oh…Sir ! The Hollywood Roast est pétri de bonnes idées. Très accessible pour les anglophones, il n’en reste pas moins assez répétitif et avec de gros problèmes de rythmes. Pire, avec un choix de phrase pas toujours cohérent, on se retrouve souvent devant une partie de KAMOULOX… Le talent de Kad & Ô en moins. Je ne doute pas que le jeu plaira à certains joueurs mais en l’état, je n’en fait clairement pas partie. Comme l’immense majorité j’imagine.

+ Les plus

  • Une bonne idée...
  • Quelques bonnes références

- Les moins

  • ... mais mal exploitée
  • Répétitif
  • Manque de rythme
  • Kamoulox !
3

Après m'être plongé dans des esprits aussi torturés que brillants et vécu des expériences dont la singularité n'égale que leur étrangeté, j'ai décidé de jouer. Alors je joue :)

2

  1. J’ai eu strictement les mêmes sensations sur le premier du coup celui-ci ce sera sans moi…

    • Tu me rassures un peu, j’avais peur de ne plus être sensible à l’humour !

Vos réactions

Mot de passe oublié