Test – Tesla vs Lovecraft, un shooter bien nerveux

Quand on a besoin d’un bon jeu défouloir, on peut souvent compter sur les twin-sticks shooters. Tesla vs Lovecraft ne déroge pas à la règle et propose un jeu exigeant mais sans prise de tête. Avec un calendrier de sorties toujours chargé fin mars, reste à savoir si le jeu mérite qu’on s’y attarde.

Tesla vs Lovecraft

Pour le cadre scénaristique de son jeu, 10tons a fait le choix du contexte historique (légèrement revisité je vous l’accorde). Vous incarnez ainsi l’inventeur Nikola Tesla qui, le soir de la présentation publique d’une machine révolutionnaire, se fait agresser par HP Lovecraft. L’écrivain fantastique se retrouve ensuite en prison, ce qui n’arrange en rien la rage qu’il éprouve à l’égard de Tesla. Il décide alors d’envoyer les créatures issues de son imaginaire pour saccager le laboratoire de l’inventeur…

Vous l’aurez compris, le scénario un peu WTF de Tesla vs Lovecraft est surtout un bon prétexte pour propulser le joueur face à des hordes de monstres avec, pour se défendre, des armes surpuissantes.

Des effets dans tous les sens

Avec un parti pris qui donne un air résolument rétro au jeu malgré des effets lumineux à profusion, l’ambiance graphique dégage presque presque l’odeur d’une madeleine de Proust. La vue de dessus combinée aux environnements urbains colorés m’ont tout de suite renvoyé à mes jeunes années passées sur GTA 2, et croyez moi, malgré les années passées, c’est un compliment. Tout cela n’en fait pas un jeu techniquement à la ramasse pour autant, au contraire, puisque le jeu se paye même le luxe d’être optimisé pour la Xbox One X.

Balles enflammées, fusil Tesla, bombes nucléaires, tout est réuni pour offrir au joueur un joyeux feu d’artifice à l’écran. Tesla vs Lovecraft aurait d’ailleurs presque des airs de partie de Geometry Wars par moment !

Un gameplay au poil

Et la comparaison avec Geometry Wars ne s’arrête pas au seul aspect graphique. Manette en main, on utilise un joystick pour se déplacer et l’autre pour ajuster l’angle de visée, s’en suit alors un bal dansant où l’on parcourt la map pour tenter d’éviter les hordes d’ennemis tout en essayant de les réduire en pièces avec des armes plus ou moins puissantes.

Coté équipement justement, vous récupérez de quoi dézinguer du monstre directement sur la map, et des armes de plus en plus puissantes se débloqueront des niveaux terminés. Mais là n’est pas le plus intéressant de votre inventaire ! En effet, vous débloquerez deux autres sortes d’équipement : des capacités actives et passives.

Les capacités actives seront, à l’instar des armes, générées aléatoirement sur la carte. Une fois récupérées, votre personnage sera gratifié de bonus soit limité dans le temps, soit en nombre d’utilisations. Ainsi, les items permettant de ralentir le temps, vous donner un bouclier ou tirer des balles enflammées ne dureront que quelques secondes. Les autres, plus offensifs, comme les bombes, sabres et autres rayons d’énergie seront limités à quelques utilisations de la gâchette gauche.

Viennent ensuite les capacités passives donc, qui elles sont conditionnées par l’obtention de points d’expérience et le passage de niveau au sein d’une même épreuve. Les multi-kill et autres multiplicateurs de points vous feront grimper en niveau plus vite et à chaque palier atteint, il sera possible de choisir entre deux capacités. On pourra de cette manière augmenter sa jauge de vie, tirer des balles rebondissantes, courir plus vite, obtenir plus de capacités actives sur la map et bien d’autres possibilités.

Globalement le gameplay est donc plutôt efficace ce qui permet au développeur d’augmenter la difficulté progressivement sans que cela soit trop frustrant, les capacités et armes obtenues étant de plus en plus puissantes. Cela n’empêche pas cependant quelques moments dans le jeu où vous aurez du mal à passer un niveau alors que les suivants seront, comparativement, une vraie promenade de santé. Quelques loupés dans la progression globale de la difficulté donc, qui n’entâchent cependant pas l’expérience  de jeu.

Plus on est de fous, plus on se Gauss

Si Tesla vs Lovecraft est un jeu agréable à parcourir seul, il en va de même si vous décidez d’embarquer 3 amis dans l’aventure. Limité au seul mode local, le mode coopératif du jeu vous permettra d’afficher 4 joueurs sur le même écran. Pour assurer la survie et l’autonomie de chaque joueur, la carte se dézoomera si les compagnons d’infortune décident de se séparer : un choix judicieux de la part du développeur qui évite la frustration de devoir rester groupés dans la même zone. Conséquence inévitable de ce choix, la lisibilité de l’action est forcément réduite quand les 4 joueurs sont éloignés les uns des autres.

Comme souvent dans ce genre de jeux, on regrettera l’absence de mode multijoueur en ligne, qui aurait en plus permis de s’affranchir des défauts inhérents au mode local. Heureusement, vous pourrez toujours partager une manette via Mixer si vous ne pouvez pas vivre sans une partie de Tesla vs Lovecraft en ligne ;)

Tesla, ce gros bourrin…

Au final, si vous êtes à la recherche d’un jeu fun à jouer aussi bien seul qu’en multi local, Tesla vs Lovecraft vois permettra d’enchainer des parties rapides et sans prise de tête.

+ Les plus

  • Agréable à jouer
  • Sans prise de tête

- Les moins

  • Pas de coop en ligne
  • Des pics de difficulté
7.5

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

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