Asemblance

Je suis déception. Autant vous le dire de suite, Asemblance n’est pas du tout ce que j’espérais. Alors certes, nous ne devons pas juger un jeu en fonction de nos attentes ou de nos fantasmes les plus secrets mais laissez moi vous décrire mon expérience sur le titre de Nilo Studios.

Un thriller psychologique

Moi quand je vois cela dans la description d’un titre je suis tout émoustillé car je sais que le jeu va me transporter dans un univers unique, torturé et surprenant. Les débuts d’Asemblance correspondent tout à fait à cette envie : enfermé dans une machine permettant de revivre des souvenirs, on s’interroge. Pourquoi ? Dans quel but ? Comment ? Les questions sont nombreuses pour nous, joueurs, et le but sera de s’échapper grâce à la force de notre mental. Oui le jeu démarre fort mais pour retomber dans des mécaniques plutôt tristes.

Je ne soufflerai mot sur le scénario qui constitue l’une des seules raisons de parcourir Asemblance. Toutefois, je peux au moins vous dire que j’ai trouvé la fin bâclée et que ma déception est liée à cela. Je ne m’exprimerai même pas sur le fait qu’on termine le tout en un peu plus d’une heure… C’est un point sur lequel je passerais volontiers si c’était la meilleure expérience d’une heure de ma vie mais au final que fait-on durant ce laps de temps ?

L’ennui

Concrètement, on répond à des questionnaires sur un écran de contrôle, on lance un souvenir via les commandes et on rentre dans ce dernier afin d’avancer dans le scénario. La narration est assurée par une voix-off plutôt plaisante et facilement compréhensible pour les anglophiles malgré l’absence de sous-titres. Les interactions sont limitées avec l’environnement ce qui a pour conséquence de ne jamais réellement impliquer le joueur, de le captiver. Dommage car finalement il n’y a pas de réelle mécanique de jeu qui nous obligerait à passer plus de temps dans les environnements qu’il n’en faut pour résoudre l’énigme et avancer dans le jeu. J’ai rarement passé plus de deux minutes à errer dans les souvenirs que l’on parcourt pour plusieurs raisons : leur taille restreinte, aucune interaction en dehors de celles obligatoires pour la progression et une trop grande aisance pour trouver l’élément à déclencher.

La peur au ventre ?

Comme tout bon jeu du genre, le studio cherche à générer chez nous un sentiment de malaise avec Asemblance. Pour les habitués des thrillers psychologiques, les quelques mises en scène n’auront que peu d’effet sur votre rythme cardiaque, les plus sensibles seront quelque peu dérangé par certains passages. Tout dépend de votre tolérance aux endroits exigus, à la pénombre et votre capacité à anticiper les jump-scares.

Je ne pense pas que la volonté des développeurs soit de nous faire peur mais plutôt de créer un sentiment d’oppression. Seul, enfermé dans cette machine à souvenirs, avec pour seule compagnie une voix-off qui nous interroge sur notre bien-être ou nos envies, on peut perdre vite la boule. Et c’est d’autant plus dommage que la durée de vie ne soit pas plus conséquente car malheureusement la conclusion de l’histoire, cette libération tant attentue, arrive beaucoup trop rapidement pour que ce sentiment d’oppression reste indélébile dans notre mémoire de joueur.


Asemblance souffle le chaud avec son ambiance et sa réalisation réussies mais surtout le froid : trop simple, trop court et surtout un concept qui a du mal à se définir. Nilo Studios souhaitait faire d’Asemblance une introduction à une nouvelle saga de jeux mais j’ai du mal à voir le fil conducteur qui motivera ces futures productions. En l’état, pour 7.99€, le titre plaira uniquement à ceux qui aiment découvrir de nouvelles expériences vidéoludiques.

+ Les plus

  • La réalisation
  • Le sentiment d'oppression

- Les moins

  • Beaucoup trop court
  • Trop simple et simplifié
  • L'ennui !
5

Je suis tombé dans la marmite Xbox en 2003 et depuis je n'ai plus besoin de potion magique pour m'intéresser à tous les jeux qui sortent sur ces belles machines au fil des années. Je suis accessoirement un PGM en mousse.

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