Test – Attack on Titan 2

Autant vous lâcher le morceau tout de suite, malgré le fait que ce soit l’événement de ces dix dernières années, je ne connais pas du tout l’univers de Attack on Titan ! Voilà, j’avoue tout ! C’est donc en parfait néophyte du manga et du jeu qui a inauguré la série sur console que je me suis lancé dans cette suite pendant une quarantaine d’heures pas toujours réjouissantes.

 

 

Fluctuat nec mergitur

Je vais commencer par tenter de vous retranscrire les quelques subtilités que j’ai pu saisir de l’histoire, tout en évitant de vous divulgacher les éléments d’intrigues puisque le jeu couvre les saisons 1 et 2 de la série animée intitulée Shingeki no Kyojin.

Nous sommes donc en l’an 845. L’humanité – ou plutôt ce qu’il en reste après avoir été en grande partie anéantie lors de l’apparition, 100 ans auparavant, de créatures titanesques se nourrissant d’humains - vit recluse à l’intérieur d’une forteresse qu’elle a érigée et qui est composée de trois murs d’enceinte hauts de plus de 50 mètres nommés Maria, Rose et Sina. L’humanité résiste tant bien que mal aux Titans grâce à trois bataillons spécialisés : le bataillon d’exploration, spécialisé dans les expéditions extra-muros — la garnison, assignée à la protection de la population et à la garde des murs et finalement les brigades spéciales qui opèrent sous autorité royale.

 

 

Nos premiers pas dans le jeu nous demanderont de choisir un avatar, dont les options de personnalisation sont relativement sommaires, et nous feront assister à l’apparition d’un Titan colossal derrière le mur Maria, qui, d’un coup de pied bien placé, créera une brèche laissant s’engouffrer quantité de Titans dont celui qui tuera le père d’Eren devant les yeux de celui-ci. Eren jurera alors de venger la mort de son paternel en tuant tous les Titans.

Le temps d’un entraînement sous forme de tutoriel sur les déplacements et les mécaniques de jeux et nous voilà 5 années plus tard, prêt à en découdre avec les gros bonhommes moches qui sourient. Une nouvelle apparition du Titan colossal et alors qu’Eren fait office d’amuse-gueule pour titan plus tard que nous voilà plongés dans une histoire pleine de rebondissements et d’héroïsme, peuplées d’une quantité invraisemblable de personnages avec lesquels on pourra faire copain-copain.

 

 

Casus belli

Attack on Titan 2 pourrait être défini comme un jeu d’action lorgnant fortement du côté du Musō, Koei Tecmo oblige, et s’articule autour de trois phases de jeu distinctes.

Nous commencerons par le mode histoire, qui vous occupera une vingtaine d’heures en ligne droite, on passera alors la majorité de son temps à occire du Titan de taille diverse et variée dans des missions qui suivent l’intrigue de la série. Afin de varier les plaisirs, des missions de sauvetages consistant à détruire les titans présents à un emplacement donné afin d’aider un de vos nombreux compagnons ponctueront le déroulé des missions de temps à autre. D’autre encore vous demanderont de protéger civiles et aristocrates sous peine de voir l’écran de game-over en cas de défaillance.

Viendra ensuite le mode exploration, des missions annexes qui serviront surtout à récolter de l’argent et des matériaux utiles à la fabrication d’armes et l’acquisition de cadeaux, j’y reviendrai !

Finalement, la partie « vie quotidienne » viendra agrémenter la partie narrative du jeu par le biais d’interaction avec les personnages qui peuplent les différents quartiers dans lesquels vous pourrez vous balader. Participer à des missions avec une personne ou interagir avec eux fera monter votre niveau relationnel avec lui, vous permettant de débloquer des compétences qui sont une des manières de renforcer votre niveau et vos aptitudes, mais fera également grimper son niveau d’attaque personnelle.

Libre à vous de choisir comment vous ferez avancer l’aventure donc, mais sachez que l’acquisition de compétence n’est pas à négliger et que vous passerez un temps conséquent à discuter avec vos comparses grâce à un système de réponses à choix multiples dont la plus mauvaise aura pour répercutions de ne pas augmenter l’affinité avec votre correspondant ! Mais vous pourrez pallier votre manque de perspicacité via l’achat de cadeau, dont l’effet sur votre barre d’affinité dépendra de la pertinence de celui-ci vis-à-vis de votre correspondant.

 

 

Si vis pacem, para bellum

Le système de combat basé sur la mobilité voit votre héros doté d’un harnais muni d’un propulseur et de lame interchangeable. Le Harnais de manœuvres tridimensionnelles puisque c’est son nom vous permet ainsi d’évoluer dans les airs tel un pinson à travers les sapins, sauf que parfois le pauvre piaf se prend un arbre et pestera sur des angles de caméras parfois capricieux. Le nombre de lames et vos capacités en gaz seront directement influencés par votre équipement et vous devrez donc les remplacer de temps en temps pendant votre mission. Les Titans disposent de cinq points faibles, dont un mortel se situant sur la nuque de ceux-ci, seul véritable moyens de s’en débarrasser ! Les quatre autres étant placés sur leurs membres supérieurs et inférieurs que vous pourrez tranchez comme bon vous semble afin de limiter leur déplacement ou de récolter de précieuses ressources, certains membres étant indiqué en tant que tels. Vous aurez parfois à faire à des titans plus costauds que les autres et disposant d’une barre d’endurance qu’il vous faudra affaiblir avant de pouvoir les détruire, celle-ci est symbolisée par un nuage vert se déplaçant d’un point de faiblesse à un autre, et vous demandera de jongler avec le joystick droit afin de sélectionner le point à viser puis, de foncer toutes lames dehors sur celui-ci.

 

 

Parlons également des bases que vous pourrez construire et remplacer à loisir sur des emplacements précis indiqués sur la carte. C’est ainsi que vous pourrez renouveler votre stock de lames et de gaz, mais encore placer une tourelle automatique ou manuelle, des bases explosives, des extracteurs de ressources, entre autres. La création de ces bases sera limitée par un nombre de points qui augmentera au fil de la mission et des actions effectuées.

L’armement du jeu, composé des Lames, des Fourreaux/Lanceurs et des harnais de manœuvres tridimensionnelles, pourra être acheté dans le magasin adéquat, à côté des ressources et des cadeaux. Les armes nécessiteront des matériaux et une certaine somme d’argent pour être créées, celles-ci pourront être ensuite améliorées contre un peu plus d’argent, et de matériaux dont une partie ne sera qu’accessible lors de vos missions. Vous pourrez également faire l’acquisition d’une nouvelle monture ayant plus d’endurance et de vitesse, bien utile sur les quelques maps dépourvues de point d’accroche pour votre système de déplacement.

 

 

Vita pulchrum est

Graphiquement, Attack on Titan 2 colles plutôt bien à la série animée, mais ne brille pas par une technique affolante, fluide la majeure partie du temps sur Xbox One X, il arrive parfois que l’action ralentisse lorsque vous êtes en train de vous faire gangbanger par une dizaine de titans en même temps. On regrettera le faible nombre d’environnements différents et l’aspect relativement sommaire de ceux-ci, mais ce serait un procès d’intention étant le matériau original. Des décors destructibles et des effets de particules viennent agrémenter le tout pour un rendu que je qualifierai de « bien, mais pas top » Quidlibet Audendi Postestas

Le paysage sonore est quant à lui bien plus intéressant, avec des musiques entraînantes et dynamiques et des voix en Japonais sous-titrés qui collent parfaitement au sujet. L’intégralité des musiques se débloquera d’ailleurs au fur et à mesure que vous progresserez dans l’aventure. Pendant les missions vos coéquipiers vous donneront des indications en temps réels sur les points d’intérêt pendant que retentiront les impacts de vos lames sur les corps dénudés des titans.

 

 

Veni Vidi Vici

Attack on Titan 2 est répétitif, c’est le style de jeu qui veut ça, et addictif, c’est également le style qui veut ça. On passera pas mal de temps à s’agacer sur des situations qui se répètent et sur des saynètes qui parfois s’éternisent. Et on repartira plein de fougues à chaque nouvelle partie tant le défouraillage de grands machins est jouissif. Inégale, imparfait, facile à prendre en mains, Attack on Titan 2 est du genre à vous tenir éveillé pour « juste une mission de plus » avant d’aller se coucher. On aurait bien sûr aimé un peu plus de variété dans les missions et leur déroulement, mais quand on voit la richesse du contenu et le casting proposé aux fans, on ne peut que se réjouir de voir dans quelle direction la série nous emmènera !

 

 

N’ayant pas pu passer assez de temps avec le mode multijoueur, je me garde de vous en parler pour l’instant. Le test sera mis à jour en conséquence dès que possible

+ Les plus

  • De l’action non-stop (ou presque)
  • Des musiques énergiques
  • Porte d’entrée intéressante pour le néophyte

- Les moins

  • Répétitif jusqu’à l’excès en dehors des missions principales
  • Les missions (de remplissage) d’exploration
  • Les incessants va-et-vient de la vie quotidienne
6

Dans la famille Xbox depuis 2003, accroc au Gscore et Nintendophile repenti. Vous le croiserez souvent en groupe sur le Xbox Live !

2

  1. J’espère qu’il t’aura au moins donné envie de découvrir l’Attaque des Titans plus en profondeur. Que ce par l’animé ou par le manga, les deux valent clairement le coup d’œil.

  2. C’est pas trop le style de jeu qui m’emballe des masses et il y a un certain Extinction qui a l’air très similaire qui sort dans 10j. Loin de moins l’idée néanmoins de préférer l’un à l’autre.

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