Test – Battle Princess Madelyn, On est pas chez les narcs!

J’avoue, ma première idée quand j’ai lu le titre m’a fait partir loin. Très loin. En Colombie pour être précis. J’ai peut-être vu le prénom Madelyn, mais j’ai compris Medellín. Autant dire que dans ma petite tête, je me suis fait un film délirant où ce jeu mettrait en scène une princesse combattant des narcotrafiquants, armés d’Uzis… Bon, bien sûr (ou malheureusement ?!) il n’en est rien.

La carte nostalgique à fond.

Le mode histoire de Battle Princess Madelyn commence comme The Princess Bride, un film culte des années 80, mais dans une version dessin animé modernisée. En effet, Madelyn, malade et alitée, ne passe pas son temps sur un jeu de baseball sur NES mais sur sa tablette. Et comme dans le film, son grand-père déboule pour lui lire une histoire. D’abord récalcitrante, Madelyn se laisse alors embarquer dans un récit extraordinaire et fantastique, celui d’une princesse devenant une guerrière légendaire.

Le titre est un hommage évident à la série Ghost & Goblins. Et avec ses graphismes 16-bit, sa musique chiptune, son bestiaire mort vivant et son filtre TV cathodique (à activer ou non dans le menu option) il s’en sort très bien ! Jusqu’à la caricature parfois avec ses niveaux on ne peut plus classiques – Cimetières, catacombes, marais. TOUS les clichés des jeux de plateformes des années 80 y passent, même un environnement sous-marin, fort peu inspiré d’ailleurs. La princesse Madelyn se contrôle comme le Roi Arthur de G & G. Elle ne peut tirer que dans 4 directions et se blesse au contact des ennemis. Autant dire que le challenge peut paraître élevé. Mais en apparence seulement, car en mode histoire, mourir ne provoque pas de Game Over, mais renvoie Madelyn au checkpoint le plus proche. Outre la barre de vie, s’ajoute une jauge de réapparition immédiate (qui se remplit à mesure que l’on élimine des ennemis) qui autorise au final pas mal d’échecs avant de devoir retourner au précédent point de passage.

Un condensé de références.

En mode Histoire, Battle Princess Madelyn ne se contente pas d’être un simple ersatz de G & G. Il se pare également d’un coté Métroïdvania avec ses nombreux passages secrets et ses zones inaccessibles de prime abord. Madelyn devra ainsi battre des Boss pour obtenir de nouvelles capacités qui permettront d’y accéder. Un système de téléportation autorise d’ailleurs de revenir facilement en arrière pour fouiller de fond en comble les niveaux.

Au début de l’aventure, Madelyn n’est armée que de lances de jet et n’est protégée que d’une simple armure de cuir. Mais un forgeron et un armurier (à débloquer eux aussi) permettront à Madelyn d’améliorer son équipement. Des PNJ lui confieront des missions, sauver un proche ou ramener un objet. La récompense ? Une poupée, pour compléter la collection de la princesse. Génial, non ?

Le mode arcade, un second jeu dans le jeu.

Au menu principal (aux faux airs de Golden Axe), Battle Princess Madelyn dispose d’un second mode : Arcade. Ici, pas de fioriture, pas de PNJ demandant des services, pas d’artisans, mais du jeu de plateforme pur, axé sur le scoring. C’est d’ailleurs ainsi que BPM ressemble le plus à Ghost & Goblins, mais là encore, en plus facile. Pas de vrai Game Over, mais le même système de réapparition que dans le mode Histoire. Néanmoins, si vous quittez le jeu ou revenez au menu principal, il faudra recommencer au début !

Les niveaux sont remaniés et plus beaux, plus sombres et plus baroques. Mais ce n’est pas tout, de nouveaux monstres se mêlent à la fête pour un résultat frénétique. Une vraie alternative au mode histoire pour ceux qui ne demandent que de l’action non-stop sans s’embarrasser de bulles de dialogues avec des PNJ. Un véritable jeu dans le jeu.

Sans peur, mais avec des reproches.

Pas de doute, Battle Princess Madelyn est plaisant, mais certainement pas exempt de défaut. Le Level design et la caméra peuvent s’avérer extrêmement piégeux. Surtout quand Madelyn doit se diriger vers le bas de l’écran. Dans ce cas, impossible de savoir si l’on est sur le bon chemin ou si la mort nous attend. Rageant ! Pire encore, dans le niveau sous-marin, pas moyen d’être sûr qu’un ennemi se trouve juste en dessous de l’écran. Pénible.

Si les Boss s’avèrent imposants, ils ne sont guère dangereux. Dès les 2 ou 3 patterns identifiés, ils se font en général poutrer en moins de deux minutes. Enfin, sur 6 points de téléportation, j’en ai débloqué déjà 5, en 10 heures de jeu. Autant dire que la durée de vie a l’air assez courte au final.

– « Comment ça — a l’air — Bibi ? … Tu n’as pas fini le jeu !?»

Non et pour une raison simple et inhérente au genre d’ailleurs : il faut martyriser la touche de tir. Et sans manette autofire, impossible pour moi de jouer à Battle Princess Madelyn sur de longues sessions. Mon pouce droit est épuisé et demande grâce. Et chose étrange, cela ne m’avait pas fait cet effet dans l’excellent Dead Cells, pourtant peu avare en monstres. Dernière remarque : en mode Histoire, les textes et bulles de dialogues sont en Anglais uniquement.

En résumé

Battle Princess Madelyn est un bon run & gun platformer et un bel hommage aux jeux d’antan. Avec ses graphismes et musiques délicieusement rétro, ainsi que sa direction artistique réussie, à défaut d’être originale. Si le level design et la caméra font parfois pester, le niveau de difficulté reste assez permissif pour s’accrocher, que ce soit en mode Histoire ou Arcade. Si spammer la touche X ne vous fait pas peur, Battle Princess Madelyn est un bon moyen de re-découvrir le plaisir des jeux des années 80.


Critères d’accessibilité

Déficience VisuelleDéficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

Caractéristiques TVFull HD 4KJeu fourni par l’éditeuroui
ConsoleXbox One XTemps passé sur le jeu10 heures
Niveau de difficultéNAJeu terminénon

+ Les plus

  • La direction artistique réussie ...
  • Des références à foison
  • Bel hommage aux jeux des années 80

- Les moins

  • … mais peu originale
  • Le level design parfois pris en défaut
  • La touche X survivra-t-elle ?

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