Bridge Construtor Portal

Décembre 2017, les rumeurs font état d’un jeu Portal dévoilé à la cérémonie des VGA. Les fans étaient alors partagés entre l’excitation ultime du retour de la licence et l’habitude d’être déçu par Valve lorsqu’il s’agit de faire vivre ses propriétés intellectuelles phares. L’annonce, une fois tombée, laissait perplexe : un crossover entre Bridge Constructor et Portal. Maintenant que le jeu est là, reste à savoir s’il parvient  à contenter les fans des deux licences ou si les développeurs ont finalement appliqués qu’un vulgaire skin Portal sur Bridge Constructor.

Portal ou Bridge Constructor ?

GlaDOS, en maîtresse de cérémonie espiègle, nous chambre tout du long des 60 niveaux qui composent le jeu. S’il faut également le rappeler, la présence de pièges mortels partout sur votre chemin, ainsi que de portails sur tous les murs : pas de doute nous sommes bien en face d’un jeu estampillé Portal. Et c’est précisément pour cette raison que Bridge Constructor Portal est la suite rêvée de son aîné : on conserve les mécaniques de base liées à la construction de ponts et on y ajoute toutes les subtilités que peut apporter la licence Portal. Autant le dire tout de suite, le mélange fonctionne à merveille.

GlaDOS est de retour

Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné et on retrouve vite nos marques. On se retrouve ainsi propulsé dans les laboratoires de tests d’Aperture Science, affublé d’un simple numéro de candidature. En ces lieux nul besoin d’un nom ou d’un prénom puisque dans Portal la vie humaine ne vaut guère plus que celle d’une souris dans un laboratoire pharmaceutique. L’humour cynique de GlaDOS fait toujours mouche et l’ambiance de la licence Portal est très bien retranscrite dans ce qui n’est pourtant qu’un puzzle game de construction de ponts.

Salle de test #42

Un simple puzzle game de construction de ponts disais-je ? Oui, le but du jeu est bel et bien de construire des ponts pour accompagner un chariot d’un point A à un point B. Enfin ça, ce serait le pitch de Bridge Constructor 2, mais c’est pourtant bel et bien un Bridge Constructor Portal que Clockstone nous a concocté. On retrouve ainsi quasiment tous les éléments que l’on a pu découvrir dans Portal 2. Bains d’acide à éviter, companion cubes à placer sur des boutons et zones dans lesquelles il n’est pas possible de construire de ponts ne sont que les premiers éléments qui viennent accompagner les célèbres portails. Les lasers, les tourelles automatiques et les différents gels de propulsion ou répulsion viendront ensuite pimenter encore plus les énigmes que vous devrez résoudre. Car oui, Bridge Constructor est un véritable jeu de réflexion et on passe du temps à envoyer nos chariotes de test s’écraser les uns après les autres, à tester la solidité de nos structures et à réfléchir sur le chemin que doit emprunter le chariot pour franchir le portail permettant d’accéder à la salle suivante.

Si le jeu est composé de 60 niveaux, ce sont les 30 premiers qui serviront à vous familiariser avec tous ces éléments de gameplay et les 30 suivants reprennent tous les éléments pour vous demander de résoudre des situations qui risquent bien de vous faire perdre quelques cheveux. A noter également que pour chaque niveau, vous aurez 2 objectifs : l’objectif principal qui permettra de débloquer le niveau suivant est l’arrivée du chariot à bon port. Les plus chevronnés pourront quant à eux essayer ensuite de faire de même avec un convoi entier de chariots. Entre davantage de poids sur les structures et des chariots qui doivent se croiser les uns des autres en sortant de différents portails, la tâche sera bien plus ardue. Par contre, on déplorera tout de même l’absence de leaderboards. Il aurait été pourtant amusant d’avoir par exemple le classement des joueurs ayant terminé un niveau donné avec le moins d’éléments possibles.

Un jeu mobile sur console ?

Avec ses origines smartphone, Bridge Constructor est parfaitement adapté aux interfaces tactiles et à la souris. Pourtant, rien à redire sur l’adaptation du gameplay à la manette. Gâchettes pour zoomer, croix pour changer de type de construction, quelques boutons pour poser ou enlever des éléments de construction : tout est là pour assurer des sessions de jeu précises et agréables. Néanmoins, cela ne justifie pas l’écart de prix pratiqué sur la version console, proposée à 15 € sur Xbox One alors qu’on le retrouve à 10 € sur PC et 6 € sur smartphone. Si cette décision peut avoir du sens côté marketing, les joueurs qui s’en rendront compte auront sans doute l’impression de se faire pigeonner.


Mais du coup, ça vaut le coût ?

Que ce soit à 6, 10 ou 15 euros, si vous êtes fans de puzzle game ou de la licence Portal, je ne peux que vous recommander l’achat du jeu. Les 60 niveaux vous tiendront en haleine près d’une dizaine d’heures et le format vous permettra de le picorer petit à petit pour faire durer le plaisir de ce Bridge Constructor Portal.

+ Les plus

  • Le respect de la licence Portal
  • Le level design

- Les moins

  • Pas de leaderboards
  • Plus cher que sur PC et mobile
8

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

2

  1. Je le prendrais sans doute à l’occasion, rien que pour l’ambiance Portal. Je me rappelle du DLC Portal sur Defense Grid qui était très sympa.

  2. J’ai un peu de mal avec les jeux d’origines mobile. Je décroche assez souvent dans ce type de jeu. Enfin tout ceux que j’ai pu essayer en tout cas

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