Test – Crash Bandicoot N.Sane Trilogy

La génération Xbox One a souvent été critiquée sur le terrain du nombre de rééditions de jeux déjà sortis sur la génération précédente. Sans rentrer dans le débat “remake” vs “remaster”, les jeux qui sont parvenu à sortir du lot jusqu’à maintenant sont principalement les licences disparues depuis bien trop longtemps aux yeux des fans. Un an après sa sortie sur Playstation 4, Crash Bandicoot N.sane Trilogy vient toucher en plein cœur la nostalgie des joueurs Xbox qui ont pu connaître Crash sur PlayStation ou titiller la curiosité de eux n’ayant jamais pu mettre la main dessus.

Une découverte pour les joueurs Xbox

Cette trilogie a d’autant plus de saveur qu’elle est l’œuvre originale du légendaire studio Naughty Dog (Jak & Daxter, Uncharted, The Last of Us), dont vous ne verrez plus aucune production sur Xbox puisque le développeur fait partie de Sony Computer Entertainment depuis 2001. Crash Bandicoot N. Sane Trilogy est donc une chance unique de goûter au game design made in Naughty Dog sur Xbox (et remis au goût du jour par Vicarious Vision).

On se retrouve ainsi dans cette trilogie avec Crash Bandicoot, Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back et Crash Bandicoot : Warped. 3 jeux qui ont permis à Crash d’être érigé en mascotte de la PlayStation première du nom face à Mario et Sonic qui eux aussi portaient haut les couleurs de la plateforme sur leurs consoles respectives. Malgré cette féroce concurrence, la licence Crash Bandicoot a vite su s’imposer à l’époque comme une des références de la plateforme 3D.

Un vrai hommage à la licence

Tout le monde ne sera pas du même avis, mais je veux insister sur la qualité du travail accompli par Vicarious Vision. Le lifting graphique dont bénéficie la trilogie est, à mon sens, d’une grande qualité. Modèles, décors, effets, tout a été entièrement revu pour donner aux jeux un petit air de film Pixar, tout en conservant l’ambiance qui se dégageait des originaux.

D’ailleurs, il n’y a pas que les graphismes qui ont bénéficié d’un lifting. La bande son également a reçu un traitement Haute Définition. Au delà de la musique, on remarquera même quelques détails qui n’étaient pas présents dans les productions originale comme le son des pas qui change en fonction du revêtement sur lequel nos personnages marcheront.

Côté bonus technique, on notera que les possesseurs de Xbox One S pourront aussi profiter du HDR sur Crash Bandicoot N.Sane Trilogy, et que la résolution 4K et effets graphiques supplémentaires seront bien évidemment réservés aux joueurs équipés d’une Xbox One X. Oui les plus virulents d’entre vous vont se rouler par terre sur le compte Twitter du développeur car ils auraient préféré jouer en 60 fps, mais que voulez vous, c’est ainsi !

Un grand nom de la plateforme

Même si l’original est signé Naughty Dog, il ne faut pas non plus enlever à Vicarious Vision le travail réalisé sur le jeu, aussi bien sur le petit coup de peinture que côté gameplay. Les sensations de l’époque sont préservées tout en remettant au goût du jour certains aspects, comme par exemple la possibilité de jouer avec le joystick plutôt que la croix. Forcément aujourd’hui cela fait sourire, mais à l’époque, les déplacements uniquement via le d-pad rendaient certains passage plus ardus qu’ils n’auraient du l’être

Certes la rigidité des patterns de certains ennemis et la précision chirurgicale que demandent certains sauts renvoient directement au caractère old school du jeu et au fait nous ne sommes clairement plus habitués à ressentir ce type de frustration sur des jeux grand public. Mais au delà des pics de difficulté qui peuvent faire rager, la variété des décors et des situations des 3 jeux Crash Bandicoot nous rappellent pourquoi et comment ils ont su séduire les joueurs de l’époque.

En 1996, le jeu, même s’il était en 3D, ne proposait pas la liberté de mouvement d’un Super Mario 64 sorti la même année. Il adaptait tout de même à merveille l’essence des jeux plateforme à scrolling horizontal qui avaient cartonné sur la génération précédente. On retrouvait ainsi des niveaux en 3D principalement composés de couloirs avec pièges et ennemis à éviter. Les décors variés et toujours colorés offraient également de nombreuses situations qui permettaient de faire autre chose que de la simple plateforme. Les moments les plus mémorables étant les niveaux où Crash, poursuivi par un méchant monstre (ou un gros boulet dans un temple en ruines pour se la jouer Indiana Jones) devait courir vers l’écran pour s’en échapper, les embûches étant de fait visibles qu’au dernier moment. Crash Bandicoot : Warped poussait d’ailleurs plus loin dans la volonté de varier les plaisir avec des niveaux on l’on chevauchait un tigre, une moto ou un jet ski pour des courses effrénées avec la clé certains niveaux assez peu intéressants d’ailleurs.

Une trilogie sans de prise de risque ?

Avec la N.Sane Trilogy, on en a pour notre argent, ni plus ni moins. Pour 39€ on se retrouve donc avec 3 jeux ayant marqué une génération de joueurs, totalement revus techniquement mais sans aucun ajout supplémentaire, ou presque. Je dois noter tout de même l’apparition du mode time attack dans Crash Bandicoot 1 et 2, alors que celui-ci n’était réservé qu’à Crash Bandicoot : Warped dans leurs versions originales. On regrette par exemple l’absence d’une option qui permettrait de switcher en un instant entre graphismes originaux et version remasterisée. Il faut dire qu’on a mal été habitué avec les versions anniversary de Halo 1 et 2.

En tout cas, on découvre ou redécouvre ces moments marquants de la licence, on se retrouve à essayer de récupérer tous les collectibles de chaque niveau pour ramasser tous les cristaux et on rage sur quelques sauts ratés, du vrai Crash Bandicoot comme à l’époque donc. Un jeu qui s’adresse clairement en tout cas aux nostalgiques ou ceux qui veulent découvrir ce monument du jeu vidéo à côté duquel ils sont peut-être passé il y a 20 ans.

+ Les plus

  • Un bel hommage à la licence
  • On revient 20 ans en arrière
  • Un beau lifting mais fidèle à l'original

- Les moins

  • Toujours quelques passages frustrants
  • Un seul niveau supplémentaire
8

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

5

  1. Je me referais tout ça avec plaisir. J’ai passé énormément de temps sur le premier à l’époque (pour le compléter à 100% ?), les autres beaucoup moins. Ce sera l’occasion.

    • Pareil, le 1 m’avait scotché, j’étais passé à côté des autres pour des raisons de nombre de jeux à faire trop important (déjà à l’époque !)

  2. J’ai laissé tombé le premier comme une vieille chaussette du en partie à sa difficulté. Je vais plus me tourner sur Spyro pour ma fille j’ai pas envie de la voir pleurer toutes les 2mn lol

  3. Je préfère en garder un bon souvenir, les années ayant passées j’ai peur de ne pas l’apprécier, et en plus en 30 FPS franchement c’est du foutage de G*****

  4. J’ai longtemps cru qu’il resterai en exclu PS mais j’étais bien content meme avec un peu de retard de le voir sur xbox

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