Test – Damsel, sang pour sang action ?

Qui n’a jamais rêvé d’être un chasseur de vampire, de se balader avec un pieu sanguinolent au clair de lune ? Ah non ? Trop salissant et l’ail te fait tousser ? Je comprends. Mais en jeux vidéo, l’avantage, c’est qu’on évite ces cercueils, pardon, ces écueils. C’est ce que propose Damsel, Envie de buter du suceur de sang au kilo, sans risquer de ruiner le salon de mamie ?

A vot’ bon cœur, Damsel !

Oui, j’ai regardé la traduction. Damsel signifie demoiselle, jouvencelle. C’est assez nul comme nom de super héroïne de comics. Non mais imaginons un instant un super héros, costumé en rouge et bleu, avec slip apparent et gomina rugissante qui s’appellerait Super Mec. Impensable. Oh wait… Bon, Damsel met en scène une super gamine dans un monde vaguement futuriste, où les vampires pullulent et ce sera à vous de les dégommer. Pourquoi ? Ben parce que. Ah et en plus, ces créatures d’outre tombe fomentent un truc pas clair avec une boisson à base de sang soit disant synthétique… Si, si.

Damsel compte trois chapitres de 25 niveaux chacun. L’histoire du jeu est présentée sous la forme de comics au style assez passe partout. Ainsi, la lecture d’une page est proposée, non, imposée au lecteur avant chaque niveau. Imposée car si la première fois on suit poliment les aventures de Damsel, quand on veut refaire le niveau, on doit la subir sans possibilité de passer. Dommage. Au final, Damsel nous propose 3 comics relatant ses aventures, traduits en français et qui se suivent sans déplaisir. Bon, sans passion non plus mais l’histoire de Damsel n’est après tout qu’un prétexte (enfin, j’espère).

Damsel, un jeu sang pour sang action ?

Damsel est un jeu de plateforme/shooter en 2D. Tous les poncifs sont là : le double saut, le dash, le coup au corps à corps surpuissant. Par contre, Damsel ne peut tirer que dans quatre directions, ce qui s’avère assez agaçant contre certains ennemis plus agiles qu’une goule de base. Une petite originalité pointe le bout de son pieu avec le tir vers le bas qui permet de prolonger un saut, très efficace et permettant quelques fantaisies. Bref, du shooter classique en somme. Donc, ennuyeux ? Et bien pas forcément…

Chaque niveau est un tableau assez petit, avec des objectifs redondants. Il s’agit de tuer tous les vampires, casser tous les cercueils, libérer x otages ou enfin récupérer tous les crânes violets lâchés par les vampires tués ou flottant à travers le niveau. Donc rien de foufou de prime abord. Mais en fait, si l’on prend effectivement Damsel pour un simple shooter, on passe à coté de ce qu’il est réellement. A savoir un jeu de scoring.

Damsel, ou le scoring en 3D.

Du scoring en trois dimensions. Rien que ça^^. Je m’explique. Deux classements par niveau présentent les meilleurs temps et les meilleurs scores. Récupérer les crânes violets dont je fais référence plus haut génère un multiplicateur de points de plus en plus élevé. Et passé un certain délai, il retombe à zéro. Ainsi, autant dire que chaque niveau, si on veut vraiment performer le jeu, présente en fait deux puzzles. Un, remplir le plus vite possible l’objectif. Deux, pour compléter la mission en faisant le maximum de points.

La troisième dimension, c’est le niveau de difficulté le plus élevé. Intitulé « tête brûlée », le multiplicateur de points ne doit pas retomber à zéro sous peine de Game Over et de devoir recommencer le niveau. Mais pas de souci, les temps de chargements étant très courts, les essais s’enchainent rapidement.

Y a un jeu de mot à faire entre jeu de « réflexion » et les vampires. Mais pas trouvé.

Si le style graphique peut paraître agréable à première vue, des soucis de lisibilité apparaissent dans l’action. Aggravés par de rares petits gels de l’écran, il est parfois difficile de savoir pourquoi on a pris un coup ou de savoir où Damsel se trouve. Ou alors, je suis juste débile [émoticône pensive]. Et disposant de 3 cœurs de vie, soit autant de coup reçus, la sangction peut vite arrivée.

Les 75 niveaux octroient à Damsel une sacrée durée de vie, pour peu que l’on adhère au scoring. Malheureusement, ils se ressemblent tous, voir même pire, sont copiés/collés. Et ce n’est pas l’ajout de quelques pièges qui peuvent lever la vilaine sensation de faire et refaire à peu près les mêmes tableaux. Un mode arcade où les niveaux s’enchainent et où le joueur ne dispose que de trois vies pour compléter un acte termine de destiner Damsel vers les joueurs recherchant un défi corsé.

Conclusion

Si on prend Damsel comme un bête jeu de plateforme/shooter, passez votre chemin. C’est l’ennui assuré. Par contre, les adeptes de scoring peuvent y trouver un challenge plus profond qu’il n’y parait. 75 niveaux, en mode Time attack, arcade ou « tête brulée », les défis à relever seront nombreux… mais hyper répétitifs à terme. Sans parler de problèmes de lisibilité et de légers freezes perturbant l’action. Personnellement, n’étant pas du tout friand d’accumulation de points ou de cassage de chrono, je laisse Damsel à son massacre de vampires, sans regret.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée)✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police✘ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech
✘ Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TVFull HD  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu4 heures
  Niveau de difficultéNormal  Jeu terminénon

+ Les plus

  • Style cartoonesque agréable...
  • Peu de temps morts...
  • 75 niveaux...
  • Du challenge à gogo

- Les moins

  • ... à défaut d'être original.
  • ... mais quelques freezes et lags.
  • ... mais redondants.
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

1

  1. Pas l’air passionnant en effet. Dommage, un ptit shooter 2d en scrolling ne m’aurait pas déplu.

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