Test – Deep Sky Derelicts, le Darkest Dungeon de l’espâââââââce ?

Un gameplay intransigeant et punitif, une esthétique glauque et instantanément reconnaissable, Darkest Dungeon avait en 2016 marqué… non traumatisé les esprits. Au point de faire des émules ? En tout cas, quand j’ai vu le trailer de lancement de Deep Sky Derelicts, je me suis dit que l’on tenait peut être le panda, pardon, le pendant de Darkest Dungeon mais version spatiale. Est-ce le cas ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans le test de Deep Sky Derelicts.

Dans l’espace, personne ne vous entendra bailler.

Dans Deep Sky, autant vous dire que vous n’êtes RIEN. Navré de vous le dire aussi franchement, mais quand le sous-gouverneur vous accueille aussi froidement et vous laisse le « choix » entre rester un apatride ou espérer gagner un statut de vrai citoyen en risquant votre peau, v’la l’ambiance. Surtout qu’il ne vous « propose » pas une mission d’intérêt général de type recycler de vieux satellites, histoire de rendre l’espace great again. Non, il s’agit ni plus ni moins de fouiller des carcasses de vaisseaux à l’abandon et de retrouver la trace du légendaire Vaisseau Mère. Késako le Vaisseau Mère ? On n’en sait rien, mais apparemment, c’est un truc ENORME!!!

Vous contrôlez une équipe de trois personnages totalement personnalisables au début de la partie. Les huit classes à disposition reprennent les classiques tank, dps et soigneur/techno et intègrent également des archétypes idoines. De quoi satisfaire tous les aventuriers, du plus orthodoxe au plus baroque. Après avoir également choisi les portrait, nom et caractère des personnages, vous voilà débarqués sur une station spatiale. Ce hub avec marchands, hôpital, bar pour recruter de nouveaux mercenaires vous accueillera à bras ouverts, tant que vous avez des crédits…

Dans l’espace, personne ne vous entendra brailler.

L’esthétique comics/SF rétrofuturiste de Deep Sky fait mouche instantanément. On se croirait littéralement dans une BD ! Et puis… On voit la carte vue du dessus du vaisseau sur lequel se déroule la mission et on déchante. On va passer pas mal de temps à cliquer sur une case pour avancer dans l’ « exploration ». Les rencontres seront nombreuses. Avec des concurrents, des créatures belliqueuses ou IA taquine, les situations sont nombreuses et peuvent se régler de bien des manières. Par exemple, avec des ferrailleurs, il est tout à fait possible de les ignorer, de commercer avec eux ou tout simplement de les réduire en poussière. A vous de voir.

Dans ce dernier cas, le combat s’engage. Et Deep Sky intègre un savant mélange des genres pouvant soit séduire soit rebuter. En effet, tout se déroule au tour par tour, et chaque belligérant devra piocher dans son stock de cartes une attaque, un boost de bouclier ou un buff pour éliminer l’adversité. Cela donne des combats assez monotones, à peine égayés par des bulles de BD sensées illustrer l’action. Surtout que je ne l’ai pas encore dit, mais Deep Sky dispose d’une autre mécanique qui le rend particulièrement pénible et implacable : votre réserve d’énergie.

Dans l’espace, personne ne vous entendra vous étouffer.

A chaque début de mission, vous disposez de mille points d’énergie. Les déplacements sur la carte et les combats en bouffent une quantité invraisemblable et il n’est pas rare de retourner assez vite au hub pour refaire le plein, contre espèces sonnantes et trébuchantes, bien sûr, ils font pas du bénévolat les escrocs de la station. Vous n’avez pas pu revenir à temps ? Votre escouade s’étouffe et Game Over. Vous n’avez plus assez de crédits pour faire le plein, c’est Game Over. Deep Sky, même en mode normal est d’une difficulté dramatique. Car personnellement, ça ne m’a pas poussé à persévérer, non, ça m’a instantanément refroidi et comme dit plus haut rebuté. Aussi, impossible pour moi de vous dire même une estimation de la durée de vie. Et surtout, à moins d’être maso ou super doué,  impossible pour moi de vous le recommander.

Conclusion

Oui, Deep Sky Derelicts a des atouts. Oui, son esthétique, son univers et sa traduction française satisfaisante sont des atouts indéniables. Sans parler de son mélange des genres entre jeu de combats à base de cartes et au tour par tour qui peut séduire… Mais il s’avère tellement fade dans ses phases d’exploration et si punitif qu’on se demande pourquoi on s’inflige ça. Pourquoi ?! Alors non, il ne s’agit pas d’un Darkest Dungeon de l’espace. Next.

 

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu5 heures
  Niveau de difficulténormal  Jeu terminénon, au-delà de mes talents

+ Les plus

  • un joli rendu Comics/SF rétrofuturiste crado
  • un savant mélange des genres qui peut plaire...
  • une bonne VF

- Les moins

  • des phases d’exploration pas du tout sexy
  • ... ou rebuter
  • très très difficile, intransigeant et punitif
  • trop punitif pour Bibi, suis pas maso, moi !
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

2

  1. Eh ben, eh ben…Grosse sélection ces derniers temps pour notre ami @Bibi. Il a fait une connerie et vous le punissez ? C’est ça ????? Heureusement qu’on rigole en lisant le test, mais toi par contre, t’as pas dû t’amuser comme un ouf visiblement. Je le sentais pas ce jeu même si le côté BD pouvait sauver les apparences. Dommage, mais non. L’exploration de navettes abandonnés en mode bd restera donc l’apanage de (laissez moi deux secondes pour allumer la console, j’ai oublié le titre….) Void Bastards ! :) :)

  2. Pas pour moi ou je vais rager…

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