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Test – Dragon Age Inquisition

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Darse, Royaume de Thédas ; une trêve est sur le point d’être trouvée entre les mages et les templiers qui sont en lutte depuis de nombreuses années. C’est alors qu’une brèche s’ouvre dans le ciel, anéantissant le conclave ; la Divine Justinia, régente de la Chanterie et réduisant à néant tout espoir de conciliation.
C’est perdu dans les décombres que votre aventure commence. Amnésique, votre personnage est le seul survivant de la catastrophe qui aura laissé sur votre main une empreinte mystérieuse semblant répondre à cette porte ouverte sur l’immatériel, monde peuplé de démon et d’esprit. C’est dans un climat de suspicion que vous aurez à faire vos premiers pas dans Férelden, on vous pense capable d’avoir une influence sur l’activité démonique du fait de cette étrange lueur émanant de votre paume. Votre destin étant désormais lié à l’avenir de Thédas, c’est sous l’influence de Cassandra et de Cullen que l’inquisition prendra forme afin de rétablir l’équilibre déjà fragile de l’univers et de répondre à la question suivante : mais qui a donc foutu le souk !

Troisième épisode de la série, Dragon Age Inquisition s’éloigne de son décrié grand-frère pour revenir à un modèle mi-action, mi-tactical RPG. Vous commencerez par choisir une classe de personnage parmi les trois proposées : le voleur — capable de déverrouiller les portes et excellent archer ; le guerrier — Tank du groupe, spécialiste en combat rapproché et maniement des armes à deux mains ; le mage — idéal pour le contrôle de foule et l’envoi de boule de feu. Viens ensuite le choix de la race et du sexe : Humain, Nain, Elfe et Qunari, disposant chacun d’avantages propres à leur espèce, par exemple un pourcentage de résistance physique pour les Qunaris, quand les elfes profitent d’une résistance accrue aux dégâts reçus à distance.

La progression du jeu s’articule autour de plusieurs éléments propres aux productions Bioware et jeux de rôles au sens général, à savoir une histoire relativement simple, mais extrêmement détaillée qui s’étoffera au fil de vos conversations avec vos compagnons et autres PNJ ainsi qu’à la lecture de la documentation abondante trouvée çà et là dans la dizaine de zones visitable que recèle la carte. Un système d’expérience plutôt classique fera monter les stats de vos personnages, tandis qu’un système de fabrication d’armes et d’armures vous permettra d’améliorer vos capacités offensives ou défensives.


Tout commence donc à Darse ou vous rencontrerez vos premiers interlocuteurs, ferez vos premiers pas et aurez droit à vos premières quêtes, les dialogues avec les PNJ s’articulent sur un choix de réponses possibles disposées sur une roue s’affichant durant la conversation, très efficace et déjà vu sur la série Mass Effect, ce système permet un enchaînement rapide et sans temps mort de la discussion. De temps en temps certains choix moraux ou de romance viendront s’ajouter en fonction de votre affinité avec tel ou tel personnage.

Ceux-ci auront alors de réelles conséquences quant à la réaction de vos interlocuteurs. S’il est possible de partager votre destinée avec 9 personnages, il est également probable que vous finissiez quasiment seule à la fin de l’histoire dépendamment de la manière dont vous traiterez vos compagnons.


Vous vous retrouverez donc rapidement à traverser Hauterive, l’immense première zone du jeu, qui est également celle qui regorge le plus de quêtes (une cinquantaine au bas mot). L’occasion pour vous de vous familiariser avec un système de combat à la troisième personne qui dépendra fortement du niveau de difficulté choisi. En effet, dans les deux premiers niveaux de difficulté, vous pourrez sans autres utiliser une approche assez directe et pas franchement passionnante (surtout en début d’aventure, cela s’améliore grandement sur la fin) en misant sur la force et l’AI plutôt débrouillarde de vos 3 compagnons actifs en jeu. Dans les niveaux de difficulté supérieure, il est fortement conseillé de vous servir de la pause tactique initiée par cet épisode. Celle-ci vous permettra de stopper le temps afin de déplacer vos troupes et de donner vos ordres au tour par tour. Dans l’absolu, le système n’est pas des plus efficaces à la manette, et force est de constater que les soucis de placement de caméra, associé à la lenteur de l’attribution des ordres vous ferons sans doute revoir vos prétentions à la baisse.

La perte d’un combat n’est pas trop punitive. Le jeu vous faisant réapparaître non loin de l’escarmouche, vous laissant le choix de recommencer en suivant une autre tactique ou de filer à l’anglaise. C’est selon. À noter que l’attribution de potions de soins est repartie entre tous vos personnages, vous pourrez altérer le comportement de ceux-ci de manière qu’ils attendent plus ou moins longtemps avant de se soigner de manière autonome. Adieu donc le rôle du soigneur, sans doute afin de dynamiser l’action. Il vous sera également possible de ressusciter un camarade tombé au combat, ou de passer d’un personnage à l’autre à tout moment.
Un petit conseil en passant : afin d’éviter l’overdose, n’hésitez pas à revenir à Darse afin de poursuivre la mission principale — composée de 11 quêtes sur les cent vingt-cinq qui ont composées ma session de jeu — symbolisée par une brèche sur la carte du monde, et agrémentée d’un niveau minimum recommandé. Tout d’abord, car cela vous permettra de découvrir de nouvelles zones via une carte d’état-major utilisant des points d’influence gagnés à chaque quête effectuée, qui vous permettra d’étendre votre influence sur Thédas, de récolter des ressources et de découvrir de nouvelles quêtes et donc de nouveaux environnements, deuxièmement car cela vous permettra de débloquer de nouveaux attributs pour votre personnage, qui, en dehors d’une progression classique avec des points de compétences à attribuer à chaque passage de niveau d’expérience, aura la possibilité d’accéder à une spécialisation parmi trois disponibles par classe de personnage —par exemple, artificier, assassin ou tempête pour le voleur ; héraut, templier ou psychomancien pour le guerrier, chacune étant très différents dans ses capacités par rapport à une autre —, ainsi qu’à un nouveau pouvoir dès la fin du premier acte de l’aventure. Ajoutons à cela les montures, déblocable après une certaine quête, qui rendront les trajets plus rapides.

Votre influence sur le monde aura bien sûr des conséquences, que ce soit ici un pont réparé grâces à vos actions sur la carte d’état-major, là une forteresse changeant d’apparence en fonction de son affiliation au marchandage ou au combat, ou même ici une zone vide d’ennemis, car complètement sécurisée.

En dehors des quêtes, les zones de jeu ouvertes et gigantesques vous feront vous transformer en chasseur-cueilleur la majeure partie du temps, les ressources étant bien sûr nécessaires à l’artisanat de potions et d’éléments d’armures ou d’armes. Mais également en astrologue, via les astrarium, mini jeu demandant de reliés les points d’une constellation déverrouillant ainsi un lieu sur la carte abritant du matériel. Certains personnages principaux auront également des quêtes personnelles à remplir afin de les satisfaire eux ou votre curiosité, mais également afin de pouvoir débloquer des choix de romance qui se concrétiseront peut-être en une nuit en tête à tête sur une peau de bête au coin du feu.


Quant au craft et à la fabrication de matériel, sachez que vous passerez pas mal de temps dans votre inventaire, à vendre l’inutile et à pester contre un système de classement et comparaison d’attribut bien mal pratique, surtout quand il s’agit de vérifier l’armement de 10 personnages à chaque séjour dans l’inventaire… usant. La fabrication d’armes de haut niveau se fait utile bien plus tard voir à la toute fin du jeu quand vous aurez finalement mis la main sur le bon schéma de fabrication et que vous aurez amassé suffisamment de matériaux de haut grade. Point positif, chaque création se fait fait via des cases dans lesquels vous allez placer des matériaux, en fonction du niveau de ceux-ci un bonus sera conféré à l’arme ou l’armure qui sera directement visible lors du processus de fabrication, il est donc possible de se faire une idée très rapidement de ce que vous allez créer.

En parlant de matériaux rares, les plus utiles seront à ramasser sur la carcasse encore chaude d’un des dix dragons du jeu… car oui il y a des dragons, et pour ceux qui se souviennent de Skyrim une larme au coin de l’œil, les monstres présents dans Dragon Age Inquisition devrais permettre aux joueurs de retrouver cette flamme épique qui s’était un petit peu éteinte depuis. Durs et longs seront les premiers combats, inutiles donc de se précipiter toutes armes dehors à la première rencontre. Petite déception néanmoins, les affrontements se feront en arène et de manière un poil scénarisés, pas de surprise donc, ni d’apparition aléatoire, bien sûr qu’un frisson parcourra votre échine lorsque vous aurez occis le premier d’entre eux, mais finira sans doute sur une pointe de lassitude à l’approche du dernier.


Un dernier mot sur le mode multijoueur, qui vous permettra de suivre des quêtes sous forme d’enchaînements de salles et de monstres à quatre sur une même carte. Classique et disposant du même éventail de possibilité quant à la fabrication d’objet ou à la progression de vos compétences. Le tout fonctionne plutôt bien, mais ne m’a pas semblé suffisamment immersif pour y revenir régulièrement.

Conclusion

Complet, riche et passionnant, l’univers de Dragon Age Inquisition vous fera passer un excellent moment à condition d’une implication assez forte de votre part. Plutôt long. Compter 45 heures pour l’histoire principales, et une cinquantaine d’autre pour en faire le tour. Les personnages secondaires ont tous fait part d’un soin particulier que ce soit au niveau de l’écriture ou du doublage, le jeu demande un gros effort d’immersion au début, surtout pour un néophyte de la série, mais une fois acclimaté il devient vraiment difficile de lâcher la manette. Plutôt beau et propre grâce au moteur Frostbyte3, emprunté pour l’occasion à DICE, mais sans réelle extravagance ou moment épique comme l’ont a pu en vivre dans Skyrim, l’univers et les environnements de Thédas se laisse parcourir sans peine. Le fait de pouvoir faire des choix fondamentalement différents vous permettra également de revivre l’aventure d’une autre façon si le cœur vous en dit. Un petit bémol concernera les musiques parfois belles, mais souvent mal utilisée ou trop discrètes, seuls les combats contre les dragons insufflant ce petit côté magistral qui fait malheureusement souvent défaut. À savoir que si vous avez joué aux deux premiers épisodes, il vous sera possible d’importer les choix et le façonnage de votre monde via le dragon age keep, disponible sur le site de l’éditeur.

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