Test – G.I. Joe Operation Blackout, et la lumière est éteinte

Pour moi, G.I. Joe, c’est un truc qui me ramène à mes très jeunes années. Un dessin animé dévoré le mercredi après-midi, des figurines pour livrer des batailles interminables et dantesques avec mon frangin, voilà ce qu’il me reste. Vingt-cinq ans sont passés, les gloires d’antan sont-elles fanées ? Je vous dis tout dans le test de G.I. Joe Operation Blackout.

Le plan se déroule comme prévu (+ rire sardonique)

Autant vous prévenir d’entrée, le scénario de Série Z tient toutes ses promesses. Les très très gentils (et naïfs) agents G.I. Joe sont complètement désorganisés et livrés à eux-mêmes suite à une attaque majeure, critique et chirurgicale de Cobra. Avec un nom pareil, pas peine de faire un dessin : ils sont très très méchants. Et bêtes. Ce sera à vous, pendant 18 missions que compte le solo, de contrecarrer les plans de domination de Cobra. Ou pas. Car en effet, dans certains chapitres, vous incarnerez les forces du MAAAAALLLLL. Bon, je peux lui accorder cette petite originalité pas bien folle mais comme le reste est navrant…

La campagne peut se jouer en solo, auquel cas une I.A. d’une passivité abyssale vous accompagnera. D’ailleurs, j’ai rarement vu un bot aussi inutile. Il ne tire pas forcément sur la myriade de méchants drones qui vous assaillent, ou vient dans vos pattes et vous gène. Agaçant. Ou alors, vous pouvez jouer en coop locale. Les missions en elles-mêmes sont des successions de couloirs/arènes aussi palpitantes qu’un film d’auteur hongrois de 1973.

Pour lancer une mission ou la conclure, on a droit à des dessins sommairement animés pour nous raconter les « enjeux » et essayer de nous tenir en haleine… Hélas, une occasion de ratée car pourquoi ne pas aller au bout de la démarche et nous raconter tout ça façon comics, avec tout le décorum, sa grammaire, avec des bulles etc. À défaut de raconter une histoire palpitante, autant la rendre un tant soit peu spectaculaire ? Là, du coup, on a aucune des deux et j’ai vite pris le pli de passer à l’action. Bah tiens, parlons-en d’ailleurs.

Yo, Joe ! (apparemment, c’est le cri de ralliement des G.I. Joe)

G.I. Joe Operation Blackout est un shooter à la troisième personne. Un genre qui a pullulé il y a une dizaine d’années. Jusqu’à l’overdose. Jusqu’à tomber un peu en désuétude. Mais le souci, c’est que ce n’est même pas un bon TPS. Je ne sais pas, entre temps, les développeurs auraient pu compiler toutes les très bonnes idées des cadors. Eh bien non. L’action est molle et lente. Les ultimes de certains perso laissent perplexes, on dirait plus des coups dans le vent qu’une action pouvant sauver la mise en cas de coups durs. Pas de changement d’épaule à l’horizon, dommage. La présence d’un rechargement éclair m’a agréablement surpris mais n’offre rien de plus que de gagner quelques fractions de secondes. Enfin, l’arsenal manque cruellement de punch. On dirait des jouets. Ah bah ça matche…

Le tout est servi par une technique elle aussi d’un autre temps. G.I. Joe Operation Blackout ressemble à s’y méprendre à un jeu Xbox 360, avec des textures rudimentaires de désert ou de jungle par exemple. Les personnages ne sont guère mieux traités, avec un effet cell shading cache-misère. Par contre, les musiques sont étrangement agréables. À coups de gros riff de guitares, elles collent parfaitement avec le coté film d’action/nanar. Un dernier mot pour signaler que G.I. Joe Operation Blackout a au moins le mérite de proposer une VOSTFR.

Conclusion

G.I. Joe Operation Blackout ressemble à un remaster d’un jeu 360 sorti il y a dix ans et vaguement remis au gout du jour… Mais même à l’époque, il aurait été dans la moyenne basse des shooter à la troisième personne. Bien sûr, le scénario est basique mais ce n’est clairement pas là-dessus que je dresse ce bilan aussi peu flatteur. Sa technique rudimentaire, sa direction artistique générique et surtout son gameplay mollasson, convenu, paresseux n’en font certes pas un mauvais jeu, mais juste passable, oubliable, négligeable. En somme, sans âme, sans passion ni panache, G.I. Joe Operation Blackout se traverse comme un long, triste et apathique dimanche pluvieux, ça n’en finit pas. Le temps s’étire… et moi aussi, d’ennui.

 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu6 heures
  Niveau de difficulténormal  Jeu terminénon

 

+ Les plus

  • en VO sous-titrée
  • temps de chargement courts
  • les musiques sont dignes d'un nanar d'action

- Les moins

  • mollasson, convenu, paresseux
  • technique d'un autre temps
  • direction artistique générique
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

2

  1. Les GI joe c’était bien en jouet et DA.

  2. Jamais pu blairer cette licence. Ya plus de 30 ans, maintenant. En film, en DA ou en jeu. Je salue l’effort Bibi. J’aurais même pas tenté, sinon rédiger un test à l’aveugle qui n’aurait été guère différent de ce que tu as fait tant ça puait à 10 km.Toujours aussi agréable à lire néanmoins. Vivement Rage 3. 🙂

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