Test – Ghost of a Tale, attachant mais perfectible

Depuis des temps immémoriaux (2016), Ghost of a Tale hantait le programme Game Preview de la Xbox One. Et les quelques images que j’avais vu m’avaient plutôt charmé et intrigué. Je gardais donc un œil attentif sur cette production de Seith CG et il me tardait de mettre la patte sur la version finale. C’est chose faite depuis le 12 mars 2019, date à laquelle Ghost of a Tale était (enfin) disponible. Après avoir terminé le jeu, voici mon verdict.

Le jeu du rat et de la souris

Les Elder Scrolls vous le diront (ou les fans plutôt), tout bon jeu d’aventure commence dans une cellule. Et Ghost of a Tale ne déroge pas à la règle. Vous incarnez Tilo, une souris ménestrel, enfermée dans une bien sombre et lugubre prison. Pour se sortir de ce guêpier et surtout retrouver Merra, sa femme, il lui faudra faire montre de discrétion et de ruse. Ce sera même indispensable. Car Tilo n’est qu’une petite et frêle souris face à des RTI, des Rats de Taille Inhabituelle (terme que j’emprunte au film culte des années ’80 Princess Bride, à voir absolument).

Cet Action-RPG fait la part belle à la furtivité et à l’évitement. N’est pas Sam Fisher, ni Adam Jensen, ni même Styx qui veut. Avec ses petits poings et son manque de skill en CQC, Tilo ne peut ni neutraliser, ni assassiner ses geôliers. Au mieux peut-il, avec une bouteille, assommer pendant quelques secondes un rat sans casque, se cacher, jouer les pickpockets ou faire diversion avec un boomerang cassé (ça s’appelle un bâton). Il pourra même se la jouer Agent 47 avec un total de sept déguisements. Certains utiles, d’autres plus amusants qu’autre chose. Par ailleurs, pendant son périple, Tilo rencontrera toute une galerie de personnages hauts en couleur et attachants, et pourra, sous forme de missions secondaires, leur rendre de très nombreux services pour arriver à ses fins.

Un RPG pour tout le monde.

Ghost of a Tale reprend de nombreux éléments basiques de jeu de rôle. Tilo dispose d’un inventaire avec ses tenues, sa nourriture pour se soigner, ses objets de quêtes. Compléter des missions secondaires permettra de glaner des points d’Xp, de nouvelles compétences ou des améliorations de tenue. Classiquement, la progression de niveau permettra automatiquement d’augmenter la vitalité et l’endurance. Preuve que Ghost of a Tale est un bon jeu : on peut sauvegarder à tout moment, hors combat ! Il suffit de se cacher dans un meuble, un tonneau, ou même un seau.

Le monde est assez vaste. C’est un plaisir de le découvrir, avec son level design malin, fait de petits raccourcis. Vous ne savez pas quoi faire, où aller ? Il suffira de demander au forgeron qui, contre quelques florins, vous délivrera de précieuses informations. De sorte que Tilo ne sera jamais durablement bloqué. Ainsi, Ghost of a Tale ne brille pas par sa difficulté, mais par le plaisir de farfouiller chaque recoin tout en restant le plus invisible possible. Surtout que se faire surprendre n’est pas éliminatoire : les rats se lassent assez vite de poursuivre Tilo…

Pas un conte de fée, surtout pas sur Xbox One fat et S.

Sur la Xbox One X, Ghost of a Tale se pare de graphismes plutôt flatteurs, colorés et agréables. Tilo est superbe, mignon et très attachant. Les autres personnages rencontrés ne sont pas en reste. En action, la gestion de la caméra est bonne, malgré quelques passages périlleux dans des sections étroites. Par contre, par deux fois, à cause de problèmes de script, j’ai dû relancer le jeu. Et ce n’est rien comparé à l’expérience de deux amis. Ceux-ci ont joué à Ghost of a Tale sur Fat et sur S et ont souffert d’un nombre invraisemblable de crash et retours à l’interface. Et vous savez quoi ? Cela n’entame en rien l’affection qu’ils ont pour le jeu. Ils persévèrent malgré tout et continuent à prendre beaucoup de plaisir à aider Tilo. Personnellement, sur One X, je n’ai eu aucun plantage.

Le jeu est intégralement en français. Les dialogues sont sous forme de texte. Au rayon déception, à aucun moment, Tilo ne joue effectivement de son luth. Pas de mini-jeu à la Guitar Hero. C’est dommage car Tilo connait un répertoire d’une dizaine de chansons dont il se sert pour amadouer certains personnages et compléter des missions. Les balades et sérénades apparaissent assez tristement sous forme de textes. D’autant plus que le monde dépeint par Ghost of a Tale dégage quelque chose d’unique, de poétique et qui restera dans la mémoire.

CONCLUSION

Attachant et mignon, Tilo est le héros d’un action-RPG qui l’est tout autant. Avec son approche simple mais pas simpliste du RPG et de la furtivité, il conviendra à tout le monde, à ceux qui aiment prendre le temps d’explorer un monde regorgeant de secrets et dégageant sa propre personnalité. Pendant les 9 heures qu’a duré mon périple, je n’ai souffert d’aucun plantage sur la version One X… contrairement à la version sur Xbox One fat ou S ; que je ne peux pas vous conseiller à l’heure actuelle.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TVFull HD  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu9 heures
  Niveau de difficultéNon Applicable  Jeu terminéOui

 

+ Les plus

  • Tilo est trop mignon !
  • Un bon action RPG sans combat
  • Avec une bonne dose d'infiltration
  • Une chouette galerie de pnj

- Les moins

  • Impossible de jouer du luth...
  • Trop nombreux plantages sur fat et S.
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

7

  1. Dingue qu’il y ai encore autant de problème sur Fat et S comme ça. Le jeu est joli mais c’est pas non plus de la folie. Mais le titre a du potentiel et le personnage a l’air attachant. A faire.

  2. Sympa ce petit jeu.
    Concernant le test, c’est, je trouve, dommage de ne pas avoir écrit une seule ligne sur le fait que ce jeu est fait 100% en France par un Français, qui plus est, très courageux d’avoir laissé tombé une place en or dans l’univers du cinéma pour se lancer dans cette aventure.
    Ca ne coutait pourtant pas cher d’écrire quelques lignes la dessus. La preuve que le patriotisme économique n’est encore qu’une notion aussi vague que diffuse pour beaucoup de personnes dans ce pays.

    • Salut à toi, merci pour l’information peut être que le rédacteur n’était pas au courant de l’historique. Alors BRAVO à ce français qui fait vivre l’économie. Vive le jeu vidéo et vive la France ;-)

    • tu fait bien de le préciser dans les commentaires dans ce cas. par contre, l’intérêt premier d’un test et de parler d’un jeu, pas de son auteur, même si celui-ci à fait son jeu tout seul pendant 30 ans dans une cave. deuxièmement, le site vise la francophonie et nos auteurs sont d’origines diverses et variées. donc le cocorico de rigueur est assez mal venu a mon avis quand on s’addresse au public francophone.
      sinon, qu’a tu pensé du test d’autre que cette omission ?

  3. Top ce test avec des images, les conditions de test, les + les -, et le visuel du site sur smartphone c’est un vrai bonheur !

  4. Merci pour le test et les précisions concernant les différences avec la fat et la X, possédant les 2, je sais que dois éviter d’utiliser la fat pour ce jeu.

  5. J’ignorais totalement que c’était un Français en solo qui avait réussi ce tour de force. Ya 20 ans développer un jeu en solo était monnaie courante mais maintenant !?! Chapeau !

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