Test – Irony Curtain, From Matryoshka with Love, une leçon de tolérance

Ce test m’a appris la tolérance. Non, sans rire. Vraiment. J’ai appris qu’il ne fallait pas préjuger, qu’il faut laisser sa chance au produit. Bref, j’ai appris sur moi-même. Non parce ce que, quand je vois qui a développé et édité Irony Curtain, à savoir Artifex Mundi, perso je ne suis pas du tout sur de la joie de qualité. Et bien j’ai eu tort et je vais essayer de le montrer dans ce test de Irony Curtain: From Matryoshka with Love.

La différence entre un rouble et un dollar ? Un dollar.

1951. Le monde vit au rythme de la guerre froide. Et un pays (fictif), la Matryoshka, cristallise toutes les attentions et les fantasmes, isolé comme il est derrière un rideau de fer encore plus hermétique que l’humour biélorusse. Irony Curtain propose d’incarner Evan Kovolsky, un pseudo journaliste, naïf à souhait et gaffeur, et de le suivre à la découverte de ce « paradis socialiste ». Le but ultime ? Comprendre pourquoi le cher leader suprême de Matryoshka a convié un looser patenté comme Evan à une interview en exclusivité mondiale.

Irony Curtain prend la forme d’un point & clic, rendant ouvertement hommage à ses illustres prédécesseurs d’antan. Il mêle ainsi la résolution de nombreuses énigmes à base de combinaisons d’objets et un humour permanent. Entre la  parodie de film d’espionnage, la satire politique et les très nombreuses références historiques et populaires, il y a toujours de quoi sourire. Encore faut il maîtriser un tant soit peu l’Anglais. En effet, les voix, les dialogues, les objets, les menus, tout est dans la langue de Shakespeare.

Comment doubler la valeur de sa Lada ? En faisant le plein d’essence.

De manière tout à fait classique pour un point and click (P&C), Irony Curtain est une succession de tableaux en 2D, présentant un grand nombre d’énigmes. Celles-ci demanderont de trouver, d’utiliser ou/et de combiner les bons objets pour se sortir de situations rocambolesques. Vous êtes bloqué ? Pas de panique, camarade, il suffit de décrocher les téléphones mis à disposition et de faire appel à une hotline idéologique (!), ça ne s’invente pas. Un fonctionnaire enthousiaste de la Matryoshka se fera un plaisir de vous aider et de vous aiguiller. Cette feature est très originale, drôle et… utile aussi.

Des mini jeux plutôt mal fichus viendront parfois s’inviter. Le temps de comprendre ce qu’il faut faire, de rater lamentablement et de recommencer, j’ai eu le temps de bien râler. Néanmoins et heureusement, l’humour, sous la forme du second degré et d’ironie est omniprésent. Jusqu’au titre évidement, puisque Irony Curtain, fait référence au Iron curtain, le rideau de fer. Les dialogues avec les nombreux pnj prennent des allures caustiques et parfois surréalistes. Quant aux références historiques ou à la pop culture, elles pullulent également dans les décors. Cela devient même un jeu dans le jeu. Il n’y a qu’à regarder l’image ci-dessous avec le renvoi à Metro 2033 pour s’en convaincre.

Qu’est-ce qu’un sandwich soviétique ? Un ticket de jambon entre deux tickets de pain.

Irony Curtain est graphiquement très réussi. Le style cartoon fait des merveilles et offre des décors fourmillant de détails. Le tout est accompagné d’une bande son assez agréable et qui, comble de réussite, ne devient pas lassante au bout de quelques minutes. De son coté, la prise en main est assez simple et souple. En effet, on peut choisir de déplacer Evan avec le stick ou en utilisant « à l’ancienne » le pointeur, ou allier les deux… pour naviguer assez naturellement et facilement. Enfin, pendant mes sessions de jeu, je n’ai constaté aucun bug, ni crash.

Conclusion

Nostalgique de la guerre froide ? (attends, quoi ?!) Ou plutôt nostalgique des point & clic d’antan ? Irony Curtain en est un digne héritier et s’adresse à toi, camarade. Mêlant parodie de film d’espionnage et références à gogo, il se parcourt avec plaisir pendant les 10 heures que dure l’aventure. Au fond, le seul écueil est de s’adresser à un public maîtrisant un minimum l’Anglais pour en saisir toute la quintessence (oui, l’utilisation de ce mot faisait parti d’un pari au sein de la rédaction de la XboxSquad, et oui, j’ai gagné). Et moi de mon coté, je ne me moquerai plus d’un jeu Artifex Mundi avant d’y avoir joué. J’essaierai.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée)✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police✘ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech
✘ Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TVFull HD  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu8 heures
  Niveau de difficultéN.A.  Jeu terminéoui

+ Les plus

  • une bonne satire et parodie d'espionnage
  • des énigmes réussies...
  • de jolis décors fourmillant de détails
  • des références pop à gogo
  • une bonne durée de vie

- Les moins

  • maîtrise de l'anglais indispensable
  • ... mais des mini jeux pénibles
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

3

  1. Les intertitres : Mega lol

  2. Un test rempli d’humour pour un jeu qui n’en manque pas non plus. Amusant à lire. Un genre ( le point & clic, pas la rédaction de test hein !?! ) qui tombe un peu en désuétude ces derniers temps même si des petites perles font parfois surface.
    Un pari réussi et aucune mention de Rage2 ou que ce soit. Bravo @Bibi ! Comme tu le disais en préambule, tu a appris la tolérance faut croire. :)

    • ^^merci pour ce commentaire, Niko. Excellent

Vos réactions

Mot de passe oublié