Test – Narcos : Rise of the Cartel, quién es el Patròn ?!

Pablo Escobar. Les plus jeunes d’entre nous ne le savent peut être pas mais il a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la fin du XXème siècle, au-delà même des frontières de la Colombie. Tout le monde connait Escobar. Certains, avec une vision toute romanesque ou romantique, le voyaient en Robin des Bois des temps modernes quand les autres ne le considéraient que comme un bandit à la tête d’une multinationale de criminels. C’est ce que nous relate les saisons 1 et 2 de la série Narcos, où Wagner Moura incarne « El Patròn » avec brio. Mais pas seulement, on y (re)découvre son parcours de boss final de Narcotraficante, ses crimes, sa solitude… Paradoxal, non, entouré d’une armée de porte-flingues ? Bon, toujours est-il que la série TV est d’une grande qualité. Peut-on en dire autant de la déclinaison vidéo-ludique ? C’est ce que je vous propose de découvrir, dans le test de Narcos : Rise of the Cartel (NRotC).

Bienvenue en Colombie, Agent.

Dans la Colombie des années 80 et sous forme d’un jeu tactique au tour par tour, Narcos RotC nous propose de vivre soit la lutte contre le trafic d’Escobar, soit son expansion. En effet, c’est bien deux campagnes distinctes qui seront jouables. Commençons par celle de la DEA (voir la fiche wiki ici pour plus d’info). Celle-ci permet d’incarner l’agent américain qui nous raconte sa chasse aux Narcos dans la série : le blondinet Murphy. Mais pas seulement, on y recroise d’autres personnages emblématiques du show télé, jouables de surcroît ! Pour le plus grand plaisir du sérivore. Coté Narcos, si on n’y incarne pas directement el Patron, on y retrouve néanmoins ses bras droits.

Avec 9 missions principales chacune, à débloquer en faisant 4 à 5 missions annexes entre deux, la durée de vie de Narcos RotC avoisine les 15/20 heures. Tout à fait satisfaisant. Entrecoupées de scènes tirées de la série ou de cinématiques (un peu cheap) issues du moteur du jeu, elles ne sont en revanche pas très passionnantes, ni variées. Détruire un labo ou sauver un otage d’un coté, éliminer un témoin ou mener une vendetta de l’autre, les objectifs sont peu ou prou toujours les mêmes au sein d’une même campagne.

On ne pousse pas, chacun son tour !

Dans une Colombie transformée en un champ de bataille contre la drogue, les combats se jouent au tour par tour. Et ce, sur de toutes petites cartes, que ce soit en villes, bidonvilles ou jungle. Oui, c’est chacun son tour de jouer, comme dans X-COM. Sauf que… ben… les extra terrestres ont été remplacés par des Colombiens moustachus patibulaires. Mais particularité qui change tout, un tour se limite à une seule unité ! Elle peut se déplacer, tirer, recharger, faire ce qu’elle veut, mais quand elle a terminé, c’est bien à l’IA de contrer vos actions. Alors le choix du policier ou sicario à bouger devient crucial ! Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive de la grande passivité de l’adversité.

Il n’est en effet pas rare de voir l’IA passer des tours à juste faire des allers retours dans un coin, ou même rester immobile. Le challenge en prend un coup. Surtout que vos unités peuvent être améliorées et acquérir une capacité à se soigner… que n’auront pas vos adversaires. Le challenge est mort. C’est simple, mes « game over » ont résulté de mes bêtises, pas de la difficulté de Narcos. Qui peut se résumer au fait qu’il est impossible de sauvegarder en cours de mission. Donc, tout élan d’héroïsme ou de débilité peut se payer cash. Toute unité perdue le sera définitivement… si on va au bout de la mission. En cas d’échec, la mission peut être relancée, vos soldats seront toujours à vos cotés. Pas trop punitif au final.

Pascual, 32 ans, mort en héros pour la patrie.

Les combats sont néanmoins rendus plus dynamiques avec un système de contre attaque où l’on vise soit même l’ennemi et la faculté de faire des tirs mortel en cas de coup critique majeur. Vraiment jouissif. Ce qui l’est moins, c’est parfois la trajectoire de vos unités pendant un déplacement. Vous, bêtement, vous vous mettriez le plus possible à couvert, non ? Et ben nous, les Colombiens moustachus et patibulaires, on est des bonhommes, on va de A à B sans se poser de questions, quitte à se prendre un grain de café métallique dans le cµl. Et impossible d’indiquer des points d’étapes pour corriger le souci. Dommage.

Coté technique, Narcos RotC s’en sort honorablement et les temps de chargements sont courts. Même si on fait malheureusement assez vite le tour des cartes disponibles, dans des missions principales ou secondaires qui se répètent encore et encore… et qui ne durent jamais plus de 10 à 15 minutes. Oui mais voilà, je n’arrive pas à complètement en vouloir au soft. Je prends du plaisir à essayer d’endiguer le narcotrafic ou à le développer, à retrouver l’ambiance et les personnages de la série. Et quel pied à la simple écoute de la musique du menu principal, qui est aussi celle du générique de Narcos. On retrouve Bibi à danser (vite fait) sur son fauteuil gaming, comme un gamin, sourire aux lèvres et passion de la dance (mal) chevillée au corps. Un régal cette musique (cliquez ici)

Conclusion

Narcos, Rise of the Cartel ne brille certes pas par sa narration. Pour ça, dirigez vous vers la série, c’est plus simple. Ni par son gameplay d’ailleurs, encore moins par son challenge. Mais il a suffisamment de charme pour séduire les amoureux éconduits de X-COM. Il en reprend quelques atours, mais en plus accessibles et même en ajouter pour dynamiser ses combats. Le tout dans une ambiance sud américaine tout à fait dépaysante et convaincante. En somme, Narco, Rise of the Cartel est un bon complément à son panda, pardon… à son pendant télévisuel. Lui en demandait-on plus ? No, señor.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultéNon applicable  Jeu terminéNon, mais j’y compte bien !

+ Les plus

  • L'ambiance de la série
  • Les persos emblématiques de narcos sont là !
  • X-COM en plus accessible
  • Des combats au tour par tour assez dynamiques
  • La musique du générique

- Les moins

  • Le pathfinding suicidaire de vos unités
  • Une I.A. passive
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

7

  1. Il me faisait bien envie et ce que je vois de ce test me confirme dans mon choix de le prendre prochainement. Nul doute qu’il va se bonifier.

  2. Excelente prueba de Bibi como siempre

  3. Trop de jeux en cours, et un peu cher mais je laisserais une chance à ce Narcos dès que je le verrais en promo.

  4. Merci encore pour ce nouveau test bibi.

    • merci et, pour changer, c’est un bon jeu en plus^^

  5. Merci pour ce test. Je ne suis pas forcément le client du truc. J’aime bien le genre sans être fan mais question ambiance, je préfère la SF :)

Vos réactions

Mot de passe oublié