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Ces derniers jours, en jouant à Omno puis ce Button City, je me faisais la réflexion que les expériences vraiment tout public sont d’une rareté invraisemblable. Avouez que citer ne serait-ce que cinq titres sans aucune violence physique, sans ennemi ni mort du personnage principal relève de l’exploit. Bon, OK, il y a Tetris aussi… mais ne soyez pas de mauvaise foi avec votre petit sourire moqueur et malicieux. Sorti de ces considérations, Button City se savoure comme une glace à l’eau, légère et rafraichissante le bref instant qu’elle dure. 

Welcome to the Jungle 

Pas facile d’être le petit nouveau en ville. Surtout que notre héros, Fenouil, est un petit renard très timide. Mais grâce à ses dons aux jeux vidéo, il va rapidement s’intégrer, se faire des potes pour la vie et faire de la salle d’arcade son QG. Cette dernière est la fameuse “Button City”, théâtre des luttes éternelles et virtuelles entre petites bandes de gamins attachants. Tous d’ailleurs portent des noms d’aromates. Mention spéciale à la petite Ciboulette, bricoleuse et hackeuse de génie, avec toujours un petit commentaire légèrement acidulé. 

On suit donc les aventures de Fenouil et d’une joyeuse galerie de personnages attachants, tous autant d’archétypes de gamins qu’on aurait pu croiser plus jeune. Sur fond de salle d’arcade menacée par un méchant magnat de l’immobilier, les pieds nickelés vont tenter de sauver LEUR salle d’arcade. Ça c’est le premier degré de lecture. Assez léger avec une “enquête” enchainant les petites missions scriptées avec des dialogues rigolos. Il y a aussi tout de même un second niveau plus tristounet. On capte tout de même la détresse de Fenouil et d’autres enfants. Largement incompris ou laissés seuls ou même ignorés par leurs parents, cela renforce l’empathie pour cette mignonne bande de chenapans. On était comme ça aussi quand on était jeune, non ? 

Le coupable est le directeur de la fête foraine !?  

Bon ça, c’est le dénouement de n’importe quel épisode de Scooby Doo. Les enfants dans Button City ont eux aussi des moments comme ça, des enquêtes avec enchainement de loufoqueries et gentilles petites looses. Attention, ça tourne assez vite néanmoins à des missions où vos amis vous prennent pour un coursier gratos. Bon, rançon d’être le petit nouveau qui veut s’intégrer à tout prix… Surtout que Fenouil ne peut pas courir, le temps peut paraitre long parfois entre deux livraisons. Heureusement, Button City est organisé de sorte de pouvoir se téléporter instantanément d’un lieu à l’autre. Cela sauve légèrement cette vilaine impression de FedEx. Légèrement.  

Dans la salle d’arcade, il y a quelques mini jeux intégrés. L’un est absolument buggé pour moi, celui de danse/rythme. Dommage, c’est celui qui m’intéressait le plus. Les autres jeux sont assez anodins et sont prétextes de chamailleries entre bandes locales ou défis pour gagner des cosmétiques. Il y a également de nombreuses quêtes secondaires délirantes qui elles aussi demanderont de parcourir en large et en travers les niveaux. L’une est une référence à Assassin’s Creed où un petit tigre super mal caché vous demande de chercher “ceux qui veulent être cherchés”. 

Conclusion 

Ancré dans les années 90 fantasmées, le monde de Button City est charmant, mignon et coloré. Et se présente en cadre idéal pour les aventures naïves et attachantes de ce quatuor d’amis, s’étirant sur une dizaine d’heures de jeu. Beaucoup d’allers-retours ainsi que des jeux de mots bien pourris (mais ça j’adore) sont néanmoins au programme. Le tout pour accompagner les tentatives loufoques de sauvetage de la salle d’arcade préférée des gamins du coin. Tout le monde peut y trouver son compte, même un joueur aguerri comme moi, accroc à PUBG par ailleurs, Button City apparait comme une fenêtre faussement nostalgique donnant sur l’enfance. Avec parfois des situations légèrement acidulées ou douces amères qui rappelleront forcement des souvenirs personnels. Non décidément, ce n’était pas mieux avant (où sont les parents ^^ ?). Mais fort heureusement, on peut compter sur ses potes. Toujours.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée)✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police✔ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech
✘ Ralentissement du jeu

Conditions de test

 Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox Series X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultéN.A  Jeu terminénon mais j’approche de la fin ! Suspens
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