Embracer Group : “ils ont des plans incroyables” pour Tomb Raider

Récemment, Embracer Group a annoncé le rachat de licences et studio appartenant à Square-Enix. Une opération qui devrait se dénouer dans les prochains mois et permettre au géant suédois de mettre la main sur des séries culte comme Deus Ex ou Tomb Raider. De quoi placer Embracer Group au premier plan de l’industrie aux côtés d’autres studios capables de créer des AAA aux millions de joueurs.

Prendre soin des IP historiques

Au micro de Gameindustry, Lars Wingefors, actuel CEO d’Embracer, est revenu sur la capacité du groupe à offrir des expériences de premiers plans et sur les enjeux d’une telle acquisition. “Nous ne concentrerons pas tout notre contenu dans un seul éditeur. Cela n’a pas de sens pour notre modèle opérationnel” précise-t-il. Un discours qui vise tant à garantir une certaine liberté créative à tous les studios qu’à minimiser les risques pour le groupe.

Cela dit, parce que nous avons une activité plus diversifiée, nous sommes en mesure d’assumer un risque commercial plus important – y compris le développement de jeux AAA. Nous estimons que rien ne représente plus de 5 % de nos revenus pour l’année à venir, y compris un jeu AAA comme Saints Row. C’est pourquoi nous sommes plus confiants dans cette transaction, car nous pensons pouvoir en faire une affaire raisonnable.

Les licences obtenues dans l’opération sont des IP (propriétés intellectuelles, ndlr) historiques du jeu vidéo. Tomb Raider bien sûr, mais aussi Deus Ex ou Legacy of Kain existent depuis plus de vingt ans. Et pour certaines, l’aura n’est aujourd’hui tout simplement plus aussi puissante qu’à l’époque de leur sortie. Il faut donc bien comprendre que, malgré les attentes de certains joueurs, des investissements trop importants pourraient être déraisonnables, faut de public prêt à acheter. Cela signifie-t-il que ces sagas resteront sagement à dormir au fond d’un tiroir ?

deus ex manking dividedUn futur certain pour Tomb Raider

Ce n’est pas l’idée que s’en fait Lars Wingefors. Le CEO, qui a grandi lui aussi avec ces formidables univers, souhaite en prendre soin. “Nous prendrons bien soin des gens, des IP, et si nous fixons des attentes raisonnables, je pense que nous serons également satisfaits de la performance financière sur ce point” explique-t-il au micro du magazine. Il affirme connaître et bien voir tout le potentiel de ses séries et ouvre ainsi la porte à des retours tonitruants. Par le biais de portages, de remakes ou de remasters, ou plus si affinité. Mais les questions sont forcément liées au coût et à la rentabilité présumée.

Devons-nous faire quelque chose de nouveau ? Devrions-nous accorder des licences ou travailler à la location ? Si le groupe dispose d’une propriété intellectuelle AAA très forte – et je ne parle pas nécessairement de Tomb Raider dans ce cas – cela facilite le travail. […] Vous n’êtes pas obligé de multiplier par 10 votre investissement sur une période donnée. Et vous pouvez toujours travailler avec les détenteurs de plateformes, vous pouvez faire des collaborations, vous pouvez faire une certaine dé-risque sur le financement. Il est évident que vous pouvez aussi porter ces IP emblématiques vers d’autres médias et d’autres entreprises, ce qui vous permettra de réaliser des bénéfices supplémentaires.

Un discours sensé, qui pose des bases de réflexions sur l’avenir de ces grandes licences. Il ne faut certes pas s’attendre à des retours en fanfare de toutes les sagas sur lesquelles Embracer a mis la main mais certaines pourraient redevenir sur le devant de la scène. À commencer par Tomb Raider dont l’avenir pourrait être brillant. Évoquant Crystal Dynamics, les créateurs du reboot de 2013, Lars Wingefors lâche en effet cette phrase qui laisse espérer un retour rapide de l’aventurière : “ils ont des plans incroyables en lesquels je suis confiant”. Et de nous laisser espérer de nouvelles aventures marquantes.

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