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L’European Games Developer Federation soutient le rachat Activision-Blizzard

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Dans l’affaire du rachat d’Activision-Blizzard, quand il est question de l’Europe, on pense assez rapidement à la position de la Commission européenne. Pourtant, elle n’est pas la seule qui pourrait peser dans la balance.

L’EGDF : l’outsider finlandais

L’European Games Developer Federation (EGDF) est un regroupement de 23 syndicats européens qui représentent 2500 studios. Parmi les membres, on y retrouve notamment le SNJV. La fédération exerce principalement sur les studios de petite et moyenne taille, ce qui pourrait expliquer la notoriété réduite auprès du grand public. Néanmoins, elle semble bien vouloir inverser cette tendance. En effet, l’EGDF prend une autre position que celle de la Commission Européenne en soutenant le rachat d’Activision-Blizzard.

La fédération précise soutenir l’acquisition « car ses effets positifs potentiels sur la concurrence sur les marchés des jeux, en général, l’emportent sur les problèmes limités de concurrence spécifiques au marché des consoles et des abonnements. » Elle poursuit en adressant les mots directement à la CE.

L’acquisition d’Activision Blizzard par Microsoft, renforce les avantages en matière de concurrence pour les marchés mondiaux des jeux.[…] La Commission devrait élargir son point de vue et passer des problèmes de concurrence propres au secteur du marché des consoles à l’évaluation de l’impact de l’acquisition sur les marchés des jeux en général.

L’EGDF se pose ainsi en soutien inattendu pour Microsoft. Elle voit dans ce rachat une opportunité « de défier Apple et Google en tant que magasins d’applications dominants sur le marché des jeux mobiles. » Un point que Microsoft a déjà détaillé quelques aspects en publiant à l’annonce quelques semaines après l’annonce du rachat les engagements que l’entreprise prendrait.

Un soutien qui se mérite

Pour autant, l’EGDF n’est pas avare en recommandations envers Microsoft. En effet, elle dresse une liste de huit axes sur lesquelles le géant de Seattle doit poursuivre ses efforts. On y retrouve notamment la transparence des plateformes de la marque, les investissements dans les studios de développement ou bien la réduction des 30 % de frais de plateforme. Elle conclut sur un dernier mot envers la Commission européenne :

L’EGDF invite la Commission européenne à surveiller de près la manière dont Microsoft met en œuvre la DMA sur son système d’exploitation Windows et son Microsoft Store multiplateforme et à s’assurer que, si elle conditionne son approbation de l’acquisition d’Activision Blizzard à des engagements pris par Microsoft, ces engagements, par exemple, garantir la disponibilité continue des jeux d’Activision Blizzard sur les consoles et les services d’abonnement rivaux, soient étayés par des mécanismes de conformité et d’application rigoureux.

Le jeu des concessions pourrait ainsi commencer plus tôt que prévu.

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