Test – Slime-san Superslime Edition

Fabraz, qui au delà de concevoir des désodorisants à destination des personnes s’appelant Fabrice réalise également des jeux vidéo, sort avec Slime-san sa 3ème production vidéoludique. Déjà disponible depuis un bon moment sur Steam et sur Switch, Slime-San vient sautiller sur Xbox One dans une édition « Superslime » de ce jeu de plateforme hardcore qui met les nerfs à rude épreuve. Et forcément l’équipe XboxSquad.fr, composée en majorité par des sadiques névrosés, a désigné le noob de service pour tenter de venir à bout du jeu. Ai-je cassé des manettes ? Suis-je désormais interné dans un hôpital psychiatrique après le 1345ème essai d’un même niveau ? Il va falloir parcourir le test pour le savoir !

Slime-San au pays du charme discret de l’instestin

Notre héros, Slime-San, croque la vie à pleines dents, on peut le dire. Parmi ses hobbys les plus fous, la balade du dimanche en forêt est sans conteste celui qu’on peut le plus lui envier ! Malheureusement, sa dernière balade n’est pas de tout repos puisqu’il se fait avaler tout rond par un ver géant. Tout le but du jeu sera alors de remonter l’intestin de la bestiole avant de se faire digérer. La centaine de niveaux, composés de plusieurs tableaux demanderons demanderont ainsi précision et rapidité puisque au bout de quelques secondes la bile de l’animal remplira l’écran pour mettre fin à vos aventures.

“Superslime Edition” oblige, le jeu contient également tous les DLC sortis à ce jour. Dans le premier DLC du jeu, qui fait office de suite en quelques sorte, Slime-San prend le large pour passer quelques jours au soleil. En pleine mer, alors qu’il voguait paisiblement sur son modeste radeau, il tombe nez à nez avec un kraken. Manque de bol, celui-ci n’a pas que des tentacules et la petite famille se fait à nouveau engloutir. Re-belote, le but sera de s’échapper du système digestif du monstre marin.

Enfin, la 3ème campagne est encore plus « what the fuck » (si si, c’est possible) que les deux premières. Sheeple, mouton NPC que l’on rencontre dans le jeu, pète un câble et décide de devenir le grand méchant du jeu. Et quoi de mieux pour être méchant que de devenir le développeur du jeu et changer les règles à sa guise ? Cela permet en tout cas une série de niveaux originaux qui cassent les codes !

Super Slime Boy

Quand on parle de jeu de plateforme hardcore, difficile de ne pas citer la référence du genre : Super MEAT Boy. Et bien je peux vous rassurer tout de suite, côté gameplay Slime-San n’a pas à rougir ! Doubles sauts, du dash et des sauts sur les murs, le slime traverse les niveaux avec précision et on pourra même se transformer pour passer à travers certaines surfaces.

Si la difficulté va crescendo en augmentant petit à petit, il ne fait pas de doute quant au fait qu’il s’agisse d’un « Die and retry ». On se heurte au final assez vite à des niveaux assez corsés qui font vite perdre patience. Et là je ne parle que du jeu principal, puisque les DLC eux, annoncent la couleur d’entrée de jeu avec une véritable leçon de sang froid à la clé.

Quoi qu’il en soit, et même si ce type de jeu est frustrant pour moi, la frustration est souvent dirigée envers moi même et mon piètre niveau et en aucun cas je me suis retrouvé à blâmer le jeu en criant à l’injustice. Persévérance et mental d’acier seront donc vos seuls alliés… ah non; il y a les pommes aussi !

Du slime pour tous les goûts

Côté contenu, Slime-San est plus que généreux ! Dans chaque niveau, plusieurs pommes (la principale monnaie du jeu) sont disséminées à des endroits difficiles d’accès. Avec ces pommes, il est possible d’aller faire des emplettes dans le hub du jeu, une véritable ville créée par tous les malheureux qui ont été gobés par le ver géant. Le contenu qui y est disponible est assez hallucinant, allant du simple ajout cosmétique aux modificateurs de gameplay et accès aux mini-jeux.

Sur le plan des cosmétiques, on pourra aussi bien modifier l’apparence de Slime-San que celle de l’habillage de l’écran de jeu, puisque la zone de jeu est affichée en 4/3 sur votre TV. Il sera même possible d’acheter des effets vidéo, pour jouer en mode VHS, Gameboy, couleurs flashy ou même, attention ça pique les yeux, Virtual Boy !

Du côté des modificateurs de gameplay, une tonne de possibilités s’offrent à nous avec des personnages supplémentaires qui ont tous leurs défauts et qualités. Un personnage bénéficiant d’un double saut ne saura pas faire de dash par exemple. Des bonus qui sont les bienvenus puisqu’ils apportent fraîcheur et rejouabilité au titre.

Cerise sur le gâteau pour tous ceux qui comme moi ne sont pas très habiles de leurs deux pouces : il est possible de trouver une grenouille peu scrupuleuse qui acceptera de vous aider à sauter un niveau en échange de quelques pommes. Pratique !

Slime-san défaut ?

Non forcément. Première ombre au tableau : j’ai noté que malgré la simplicité graphique du jeu, et le fait que j’ai testé le jeu sur Xbox One X, Slime-San SuperSlime Edition souffre de tearing assez régulièrement. Une tare technique qui fait un peu tâche sur un jeu de ce genre.

S’il faut continuer à chercher la petite bête, je dirais également qu’il est dommage que les classements en ligne ne soient réservés qu’au mode speedrun. Ah oui, je ne vous ai pas dit : il y a un mode speedrun ! Et avec en plus, plein d’options activables comme par exemple l’obligation de récupérer toutes les pommes pour passer au niveau suivant ou n’avoir qu’une seule vie pour la globalité du run. BANDE DE MALADES ! Toujours est-il que les leaderboards ne sont réservés qu’à ce mode de jeu, ce qui veut dire que je n’en profiterai jamais…

Alors cette manette ?

Au final, non, je n’ai pas jeté de manette contre le mur. En même temps ce n’est pas mon genre. Par contre je n’ai aucun doute quant au fait que certains casseront des choses en jouant à Slime-San, surtout dans les niveaux les plus avancés que je ne suis même pas parvenu à atteindre dans mon test. Il n’en reste pas moins que malgré son enrobage retro très simpliste, tout dans Slime-San mérite que l’on s’y penche si on aime le genre tant il y a du contenu à foison. Dans ce cas là, lancez le jeu, mettez un casque avec la musique à fond sur les oreilles et accrochez-vous bien !

+ Les plus

  • La précision du gameplay
  • La bande son chiptune
  • La tonne de contenu à débloquer

- Les moins

  • Le manque de variété dans les envrionnements
  • Le tearing même sur Xbox One X
7.5

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

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