Test – Sparklite, un petit Legend of ZelDark Souls

Non, je ne mets pas du tout une pression de dingue sur le jeu avec un titre pareil [émoticone taquine]. Développé par Red Blue Games, connu pour… bon, en tout cas ils ont au moins réalisé Sparklite pour le coup. C’est déjà pas mal me direz vous, c’est toujours mieux que cet empaffé de [nom de votre ennemi intime]. Sorti de ces considérations somme toute peu pertinentes mais qui permettent de faire une intro (bidon), voyons ce qu’il en est vraiment, dans le test de Sparklite.

Géodia, terre de tous les contrastes.

Bienvenue à Geodia ! Qui ne vit pas son temps le plus propice au tourisme, loin de là. En effet, le monde est sous la coupe du Baron, le gros méchant, pollueur et fervent utilisateur de la fracturation terrestre. Oui comme pour farmer le gaz de schiste. Dans cet univers steampunk, vous incarnez Ada, une jeune aventurière, qui va tâcher à coup de clé à molette de rétablir l’équilibre en Géodia.

Elle ne sera pas seule. Toute une ribambelle de pnj/commerçants/soigneurs s’est rassemblée sur le Refuge, un vaisseau flottant au dessus de ce marasme écologique. Dans ce rogue-lite, c’est ici que vous réapparaîtrez. Et l’histoire de fracturation terrestre, c’est moi qui interprète, mais ce n’est pas complètement sorti de nulle part non plus. En effet, à chaque K.O. d’Ada, vous êtes récupéré et soigné sur le Refuge, mais la carte est bouleversée, transformée, générée aléatoirement. Même si au final, je vous avouerais que les motifs se répètent assez vite et que l’effet « procédural » s’essouffle très vite.

Dis papa/maman, c’est quoi un rogue-lite ?

« Euh, ben c’est un rogue sans sucre, mon enfant. C’est meilleur pour la santé, tu comprends toussa toussa ». FAUX ! C’est comme un rogue-like mais dans lequel on ne recommence pas tout à fait à poil entre les runs. Et Sparklite entre dans cette catégorie. En effet, sur Géodia, tout l’argent et plans de gadgets/armes récupérés seront conservés et serviront à améliorer le Refuge et l’équipement d’Ada. Ainsi jamais aucune tentative ne sera complètement inutile.

Surtout que Sparklite ne fait pas dans la dentelle, d’où la référence à Dark Souls dans le titre. Non pas qu’il soit difficile à outrance ou que les paterns des ennemis (gobelins, insectes, blobs…)  soient diaboliques, non, mais la récupération de vie est très rare. Et quand chaque contact avec un monstre coûte un cœur… La mort peut survenir très vite. Retour au refuge, réinitialisation de la carte, même joueur joue encore.

Et la référence à The Legend of Zelda alors ?

J’y viens. Mais que vous êtes impatients aujourd’hui !? Avec ses jolis et naïfs graphismes en 2D, j’ai instantanément revu A link to the Past. Et le fait de devoir débloquer des armes spéciales et gadgets pour accéder aux zones suivantes ont renforcé cette impression. Il y a pire comme référence. Les contrôles d’Ada sont assez simples, un bouton pour frapper, un autre pour les armes spéciales, un dash pour esquiver et passer les fossés. Le tout avec un inventaire disponible à tout moment ainsi que la carte. Classique, bien fichu, rien à redire.

Sur Géodia, Ada trouvera de petits caveaux avec à l’intérieur de précieux plans. Il y a également de nombreux passages secrets, trésors à débusquer et pnj à sauver puis recruter pour le Refuge. Mais pas seulement. Elle devra affronter in fine un total de 5 titans, soit un boss par zone. Ce n’est qu’après avoir vaincu ce quintet que le Baron sera enfin accessible. Mais je me suis arrêté avant. Car le pire mal d’un rogue-like est la lassitude. Et dans mon cas, elle se fait sentir au bout de 5 heures. Et Sparklite n’est pas non plus aidé par sa bande son. Très jolie dans son ensemble mais avec une mélodie par zone… ça devient très vite pénible. Dernière remarque, Sparklite est totalement en Français !

Conclusion

Red Blue Games livre un rogue-lite dont la répétitivité confine assez vite à la lassitude. Mais avec ses graphismes charmants en 16 bits et sa progression souple, Sparklite a tout de même des arguments pour séduire les amateurs d’aventure visuellement rétro mais aux mécaniques résolument plus modernes.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu5 heures
  Niveau de difficultéNA  Jeu terminénon

+ Les plus

  • mignon et charmant
  • système de progression souple...
  • (bien) traduit en français

- Les moins

  • génération très répétitive des cartes
  • ... mais assez vite lassant
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

8

  1. Bon Nico c’est quand que tu verse un salaire à Bibi. Les tests sont de qualités, l’humour est au rendez-vous. Faudrait pas qui se barre ailleurs. Note 21/20 pour le rédacteur.

  2. Super test (encore une fois )

  3. Merci pour le test le jeu me botte bien , totalement zappé, belle découverte et pas mal de décors ambiance alundra ou golden sun, je valide.

  4. Test agréable à lire même si du coup le jeu ne m’intéressera finalement pas.

  5. Super test @Bibi ! Je me suis bien poilé une fois encore ! Même si le jeu ne m’intéresse pas du tout, surtout après la lecture du test (tu ne l’as pas fini, ça veut tout dire..)

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