Test – Vasara Collection, de la boulette en lot.

Il fut un temps lointain où le shoot’em up (shmup pour les intimes) régnait sur le monde du jeu vidéo. Et un temps, moins lointain, où la 360 (japonaise surtout) avait le statut de reine du shmup auprès des fans du genre, avec des portages de la quasi totalité du catalogue Cave (à 2 ou 3 exceptions près) et des exclus de petits studios japonais comme Qute ou 5pb. A l’arrivée de la Xbox One, certains signes laissaient penser que la nouvelle machine de Microsoft allait reprendre le flambeau et devenir le nouvel eldorado des shmupeurs, avec les annonces de Natsuki Chronicles du studio Qute et Raiden V de Moss en exclusivité sur la machine… Malheureusement, depuis ces annonces, Natsuki Chronicles est sans cesse repoussé, Raiden V est devenu multi support et les sorties shmup se font plus souvent sur les consoles concurrentes que sur notre machine préférée. Faisant de la moindre annonce shmupesque un événement, pour peu qu’on aime les boulettes sans être passé à “l’ennemi”, Vasara Collection est donc une sortie aussi bien étonnante que bien venue.

Mieux vaut tard…

Vasara 1 et 2 sont sortis à l’origine au début des années 2000, exclusivement sur borne d’arcade, et proposent de traverser, en chevauchant une sorte de moto volante, un japon féodal rempli de mechas, afin de mettre fin aux agissements d’Oda Nobunaga, personnage historique et méchant qu’on retrouve dans bon nombre de jeux vidéo et manga/animé. Approcher Oda ne sera pas chose aisée, les patterns ennemis sont diaboliques et plusieurs généraux d’Oda faisant office de mid boss ou de boss de fin de niveau vous donneront du fil à retordre. Les jeux sont un peu différents dans leur déroulement et dans leurs systèmes de jeu.

Vasara vous propose de choisir entre trois héros, un rapide mais peu puissant, un puissant mais lent et enfin, un moyen dans les deux domaines. Chaque perso possède un tir rapide, un coup chargé et des bombes. Les ennemis lâchent des gemmes rouges qui alimentent une jauge qui, une fois remplie, permet d’envoyer une attaque dévastatrice nommée… Vasara.
En cours de jeu, vous remarquerez sans doute que certains ennemis portent une bannière. Il faudra tout faire pour tous les tuer, leur mort influant sur le score final du niveau. Et croyez moi, finir un niveau avec une bannière manquante a quelque chose de rageant pour un accro au scoring. Dans les choses qui fâchent, la grosseur du combo héros/moto ne permet pas bien d’appréhender les tirs ennemis et le fait qu’un choc ne tue pas devient problématique quand un ennemi nous tamponne et nous expédie contre un tir adverse.

Vasara connexion

Vasara 2 est dans la lignée du premier épisode, pas de grosse amélioration graphique (à peine un an sépare les deux sorties), un perso supplémentaire, un armement revu et corrigé pour les trois héros du premier opus. Le système de jeu a été légèrement remanié avec la disparition des bombes et le découpage de la barre Vasara en 4 niveaux. Autre ajout notable : la possibilité de choisir entre facile (6 niveaux à traverser) et difficile (12 niveaux). Que ce soit le premier ou le second épisode, les musiques sont plutôt anecdotiques, aucune mélodie entêtante ou thème épique pour accompagner vos affrontements contre les armées de Nobunaga. Au rayon des options, la possibilité de choisir le mode tate et divers filtres est appréciable, mais rien de bien foufou.

En plus de compiler les jeux originaux de 2000 et 2001, Vasara collection propose un mode bonus, Vasara Timeless. Celui-ci permet de choisir entre les héros de Vasara 1 et 2 (+1 perso inédit à débloquer) et de traverser des niveaux reprenant les ennemis et décors mais remis au “goût du jour”, la 2D de l’époque laissant place à une 3D sous Unity… C’est pas très beau, un peu trop facile au début, mais ce mode bonus propose de jouer jusqu’à quatre joueurs jusqu’à ce que mort s’en suive, ce mode timeless étant une boucle de niveaux générés aléatoirement. Un mode supplémentaire d’autant plus appréciable qu’il permet de débloquer une grosse partie des succès du jeu tout en étant une parfaite introduction au shmup pour un débutant.

CONCLUSION

Vasara Collection s’adresse avant tout au fana de shoot’em up, car même en easy le jeu se montrera retors en approchant des derniers niveaux. Même si les crédits sont illimités, arrivé à un certain moment, une perte de crédit se punit par un retour au début du niveau. Le mode timeless, cerise sur le délicieux gâteau qu’est cette compile, permettra d’animer quelques soirées en multi local (faute de mode online), pour peu que vous trouviez d’autres drogués aux boulettes. Une compilation de 3 jeux proposée à petit prix (9.99€) dont vous auriez tout de même tort de vous priver, ne serait-ce que pour voir comme on aimait souffrir à l’époque.

+ Les plus

  • du shmup sur One
  • le scoring addictif
  • le mode timeless à 4

- Les moins

  • musiques anecdotiques
  • peu accueillant pour les débutants
  • pas de online pour le mode timeless
MechaSokoj est un Sega-sexuel devant l’éternel et a donc migré naturellement vers la Xbox à la mort de maître SEGA. Il y a retrouvé le côté Gaming adulte et gros gamer si cher à la firme du hérisson bleu.

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  1. Super test ! Et que de souvenirs sur les Shoot de l’époque ! Surtout les ThunderForce me concernant. Je crois que rien que le générique de certains épisodes pourraient m’arracher une larme ou deux.

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