Marooners

Marooners est développé et édité par M2H et a la lourde tâche de nous proposer, enfin!, un party-game original et déjanté sur notre Xbox One. Des jeux multijoueurs il en existe une flopée mais j’entends ici un party-game à la Mario Party ou à la Fuzion Frenzy. Des jeux capables de proposer un concept suffisamment simple et accessible pour de folles parties entre potes sur une multitude de mini-jeux ! Ce genre de jeux me manque de par la convivialité qui se dégage immédiatement d’une soirée autour d’un bon party-game, Marooners a donc su capter mon attention immédiatement !

Il faut moins de temps pour lancer une partie que pour lire la phrase que vous avez sous les yeux. Online jusqu’à 6 joueurs, local jusqu’à 4 joueurs ou même un mix des deux ! Oui, il est tout à fait possible de rejoindre une session en ligne avec des invités en local, une option trop rare de nos jours dans bon nombre de jeux multijoueur, je n’hésite pas à insister sur ce point car c’est un élément indispensable pour tout jeu voulant misé sur un lancement rapide des parties et donc un rythme soutenu. Marooners propose deux modes de jeux distincts : Groupe et Arène. Le premier consiste à enchaîner une sélection de mini-jeux dans lesquels il faudra récolter le plus de pièces possibles tout en évitant de se faire écraser ou tuer. Le joueur qui a le plus de pièces à la fin de la sélection remporte la partie ! Le mode Arène constitue un simple Battle Royale sur des variantes de cartes issues des mêmes univers que le mode Groupe.

Rien de fou n’est-ce pas ? Wait for it… La petite originalité de Marooners consiste à switcher le mini-jeu en pleine partie. Vous êtes tranquillement en train de vous étriper sur Chute de fleurs quand soudain vous vous retrouvez sur Mines du chaos ! Il est strictement impossible de prédire quand le switch entre les mini-jeux aura lieu, la rotation continue tant que les parties ne sont pas finies. Le cours du jeu reprend comme si de rien était lorsqu’on switch sur un mini-jeu sur lequel nous avons déjà commencé à nous friter. Ce système, très surprenant au départ, est absolument génial car il créé toutes sortes de situations cocasses. C’est hilarant de voir nos adversaires tombés dans le vide, se faire écraser par une pierre ou tomber dans l’eau glacée. Cette feature a le mérite de rendre chaque partie inédite mais l’effet de surprise peut-il durer sur la longueur ? Marooners n’est pas un jeu que l’on pratiquera par sessions de 3h quotidiennes, soyons lucides, donc je pense que le switch vous fera toujours son petit effet à chaque fois que vous relancerez le jeu. A noter, qu’il est tout à fait possible de jouer sans le switch, les manches s’enchaînent alors quand il ne reste qu’un seul joueur en vie.

Qui dit party-game, dit mini-jeux ! De ce côté là, Marooners ne rentrera pas dans les anales du fun à plusieurs… On a tous en tête un plateau de Mario Party ou les images de Fuzion Frenzy devant les yeux, je ne pense pas qu’on gardera un souvenir mémorable d’un mini-jeu de Marooners. On oscille entre un classicisme affligeant et un ennui mortel. Alors attention… Vous allez vous marrer, vous amuser, avoir des fous rires, pas de problème mais ce n’est clairement pas en raison d’un level-design top moumoute. Un mini-jeu consiste à faire un choix entre deux plateformes tout en sachant que l’une va s’effondrer et nous précipiter dans le vide. Allez, on fait un effort, on enchaîne avec Grotte de cristal où il faut simplement que toutes les pièces / rubis / gemmes soient récupérées par les joueurs présents. Bon d’accord ! Je vous ai cité les deux seuls mini-jeux ratés… Le reste est tout à fait honnête avec un mini-jeu dans la pure lignée des run & escape, un autre où garder en mains une statue vous donne des pièces mais c’est en réalité une bombe à retardement qu’il faudra refiler à l’un de vos adversaires, etc. Avec un total de 10 activités, le contenu semble un peu léger léger… J’espère des mises à jour gratuites (oui je rêve) !

Ajoutez à cela la possibilité de frapper vos adversaires pour leur voler leurs pièces et l’opportunité d’être une véritable plaie pour eux une fois votre trépas consommé puisque vous pouvez continuer à jouer en tant que fantôme pour les handicaper en leur frappant dessus. Marooners propose un équilibre plutôt intéressant entre ses deux principaux aspects conditionnant la victoire : frapper ses adversaires et récolter ses pièces tranquillement dans son coin (quand c’est possible). Dans le premier cas, le jeu peut avoir de furieux airs de Super Smash Bros (j’ai bien dis ‘des airs’) où tout le monde se fout sur la gueule dans un joyeux bordel. Dans le deuxième cas, la durée des parties s’allongera considérablement et ces dernières feront appellent à vos réflexes et votre précision pour ne pas succomber aux pièges des différents mini-jeux. Cet équilibre bienvenue fait qu’à chaque partie on prend du plaisir, surtout à la vue de l’univers enfantin du titre, tant dans les graphismes que dans l’ambiance qui s’en échappe. Pour finir, il est possible de déverrouiller de nouveaux personnages et armes en progressant de niveaux. Une feature totalement cosmétique mais qui a le mérite de proposer un peu de personnalisation aux joueurs.

Marooners est une agréable surprise ! Oui le titre de M2H ne se hissera jamais au niveau d’un Fuzion Frenzy mais le manque de titres de ce genre dans le catalogue Xbox fait qu’il constitue un petit vent de fraîcheur bienvenue. Idéal pour les soirées entre potes, vous ne passerez pas votre vie dessus mais il saura faire le job lors de vos sessions. Puis à 9.99€, et en attendant une éventuelle promotion, vous ne prenez pas trop de risques !

+ Les plus

  • Accessible / compréhensible
  • Bon enfant
  • Le switch entre les mini-jeux
  • Agréable à l'oeil
  • L'équilibre entre tuer ou survivre

- Les moins

  • Les personnages purement cosmétiques
  • Pas si mémorable que cela
  • Deux mini-jeux qui ne servent à rien
6

Je suis tombé dans la marmite Xbox en 2003 et depuis je n'ai plus besoin de potion magique pour m'intéresser à tous les jeux qui sortent sur ces belles machines au fil des années. Je suis accessoirement un PGM en mousse.

2

  1. Rejoindre une partie en ligne tout en étant en coop local et ré apparaître une fois mort pour continuer à perturber le jeu en cours, me rappelle également Bomberman. Ces p’tits détails qui rappellent de bons souvenirs comme sur fusion frenzy ont qd même un goût d’ y « reviens y ». Arrrgh ma Cb va morfler en 2018.

    • La notre aussi !
      Nous ferons peut être un mixer à l’occasion sur ce jeu :) le moyen idéal pour savoir si tu dois craquer ou non ;)

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