Test – Planet Alpha, une bien belle balade

Planet Alpha marque le 100ème jeu édité par Team17, un studio et un éditeur qui a toujours été gage de qualité sur la scène indé. Après avoir passé quelques heures en compagnie du jeu, je vais pouvoir vous dire si ce jeu, qui marque un véritable palier anniversaire, est le joyaux de la couronne du catalogue de Team17 ou une simple ruse marketing pour que l’on s’intéresse à un jeu qui n’en vaut pas la peine.

Mais où sommes-nous ?

Tout commence par un crash sur une planète inconnue, aux contrôles d’un astronaute mal en point. Qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? Et pourquoi ? Nous voilà lancés dans l’aventure à la recherche de réponses à ces quelques questions. Bien vite, on se rend compte que le jeu va être avare en indices, pas de dialogues, pas de texte, pas de cutscenes. Tout le voyage ne va être en réalité qu’exploration et successions de puzzles.

Des puzzle et mécaniques en surface

Bien vite, vous vous rendrez compte que votre personnage possède le pouvoir d’alterner le jour et la nuit en contrôlant le soleil grâce aux gâchettes. L’éclairage des scènes du jeu étant calculé en temps réel, on pourra de fait profiter de chaque paysage du jeu au moment de la journée qui nous plaira le plus. Aube, crépuscule, pleine nuit, chaque décor révèle de véritables beautés selon la luminosité ambiante. Au delà des artifices graphiques qui flattent la rétine, le contrôle des cycles jour / nuit donne forcément lieu à des puzzle à résoudre. Alors qu’on pourrait se dire qu’il y a de quoi faire lorsque l’on s’amuse à contrôler les astres, les puzzles utilisant cette capacité peinent finalement à être satisfaisants (même si quelques exceptions relèvent le niveau). On comprendra d’ailleurs mal pourquoi certaines plateformes se mettent soudain à bouger selon l’heure de la journée. Ensuite, si quelques autres mécaniques de gameplay sont présentes dans le jeu, elles ne relèvent malheureusement pas le niveau.

Les phases d’infiltration par exemple, qui représentent une part suffisament importante du jeu pour figurer dans le pitch, ne présentent aucun intérêt ludique. On avance tapis dans les herbes, on se cache derrière des pierres, dans le seul but d’éviter à tout prix d’être repéré par des sentinelles qui risqueraient de vous liquider sans vous laisser aucune chance. Dans Planet Alpha, un ennemi qui vous repère rime donc généralement avec “try again” (oui ok ça rime pas, mais vous aurez compris où je veux en venir). En résulte donc des phases frustrantes, dans lesquelles on essaye encore et encore, jusqu’à trouver le bon timing pour avancer un peu plus loin. Voyons le bon côté des choses, ces quelques phases d’infiltration ont au moins le mérite de nous laisser le temps d’admirer le travail réalisé sur les environnements.

Une somptueuse planète

Si le gameplay a du mal à procurer le fun que l’on recherche habituellement dans un jeu vidéo, cela est largement compensé par l’enrobage du jeu. Le Planet Alpha Game Studio, qui soit dit en passant n’est pas allé chercher très loin son nom, a fait un travail vraiment remarquable avec l’Unreal Engine 4. Soyons clair, j’ai rarement été aussi émerveillé devant un jeu de plateforme. Un framerate solide, pas un poil d’aliasing, des effets de lumière somptueux aussi bien de jour que de nuit : tout est un véritable enchantement qui pousse à vouloir progresser pour en découvrir davantage. Cette qualité graphique de haut vol est en plus portée par une ambiance qui a tout de suite rappelé chez moi de solides références. Tantôt Abe, tantôt Limbo, parfois Pikmin, l’ambiance qui se dégage de Planet Alpha est à la fois envoûtante et inquiétante.


Au bout du compte vous l’aurez compris, on ne jouera pas à Planet Alpha pour son gameplay, ni pour le charisme du protagoniste, mais bel et bien pour le voyage complètement dépaysant et sublime qu’on nous propose au travers de la découverte de cette planète alien. Une balade qui à défaut d’être ludique aura le mérite de nous émerveiller !

+ Les plus

  • La splendeur des paysages
  • Les effets graphiques
  • L'ambiance

- Les moins

  • Les phases d'infiltration
  • Des puzzles alibi
  • Le design du personnage
6

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

2

  1. Intéressant

  2. Il souffre sans doute d’un manque de finition mais la DA est vraiment bien.

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