Test – 7th Sector, il ne suffit pas d’une étincelle

Que peut bien désigner ce septième secteur ? Un service psychiatrique ? Un taudis qui a été réduit à néant ? Une agence gouvernementale secrète qui traite des menaces extraterrestres ? Une plateforme pétrolière abritant une forme de vie mutante ? Une association culturelle à Maubeuge ? Que de mystères que nous allons tenter de percer à jour dans ce test.

7th Sector - train sur un pont

Inside de l’extérieur

Le jeu débute sans s’embarrasser d’une histoire. On entre directement dans le vif du sujet. Au fil de la progression, on devine un monde totalitaire où la population est réduite au silence. Rien n’est dit, tout est suggéré. Le décor cyberpunk alimente cette ambiance pesante et poisseuse dont la noirceur rappelle celle d’Inside.

On incarne une étincelle qui se déplace à l’aide des câbles électriques et dont les impulsions peuvent animer certains objets. Celle-ci est d’apparence insignifiante mais il suffirait d’une étincelle pour allumer le feu de la révolte qui couve.  Elle est une lueur d’espoir. Symbole de résistance, elle évolue dans l’ombre en parallèle de l’activité humaine qu’on aperçoit en toile de fond. Les avatars du pouvoir rodent cependant et chercheront à étouffer celle qui par sa simple existence remet en question l’ordre établi.

Il est question d’interagir avec son environnement et de prendre possession de différents objets pour résoudre des énigmes et pouvoir progresser dans ce monde hostile. Les énigmes sont pour la plupart bien dosées c’est à dire qu’elles nécessitent quelques recherches sans pour autant être insurmontables. Il faut observer l’environnement et la solution finit par surgir. Il m’est cependant arrivé quelques fois d’interagir avec des éléments et de débloquer le passage sans comprendre pourquoi. Au fil de notre périple, nous contrôlerons tour à tour une boule aux airs de falafel mécanique, puis un robot équipé d’une tourelle et un drone. Cette progression dans les objets possédés illustre à mon sens la montée en puissance de la rébellion qui ne demande qu’à éclater.

7th Sector - robot faisant face à des prisonniers

L’ergonomie m’a tuer

Si la partie énigme est des plus plaisantes, les contrôles des différents éléments peuvent être une vraie torture. Il y a notamment un passage avec une voiture téléguidée qu’on doit utiliser pour déplacer des pots de peinture. Il faut déplacer le stick gauche vers l’avant pour la faire avancer. Le problème est que la commande est la même quelle que soit l’orientation du véhicule. Ainsi si la voiture est tournée vers la droite à l’écran, il faut toujours maintenir le stick vers l’avant. Mais il ne suffit pas d’avancer, il faut aussi tourner. TROP FUUUUUN ! J’ai pris sur moi et ai surmonté ce passage. J’ai aussi bien galéré sur les passages nécessitant un certain timing. Sur ce point, je ne jette pas la pierre au jeu. J’ai toujours eu du mal avec ce genre de phases. J’en ai horreur, je suis toujours à contretemps, c’est désolant à voir !

Autre grand moment de plaisir quand on contrôle le robot. Il faut savoir que seuls le stick gauche, les touches « X » et « A » sont utilisés. La tourelle doit être orientée pour tirer mais on ne va quand même pas faire ça avec le stick droit. Non, ça serait beaucoup trop évident. Pourquoi ne pas utiliser les touches haut et bas du BMD, c’est tellement plus intuitif. ENCORE DU FUN ! J’ai mis un moment avant de le comprendre, j’ai même redémarré le jeu en pensant que ma tourelle était buggée.

Un peu plus loin dans le jeu, alors qu’on incarne un drone, on doit transporter des blocs de bas en haut en évitant des plates-formes. Le souci c’est qu’il faut positionner les blocs, dont le dessous est plat, au-dessus du drone qui est bombé. Inévitablement, ça dégringole. Je me suis dit que j’avais loupé un truc tellement ça me semblait infaisable. J’ai donc regardé des soluces et c’est bien ce qu’il faut faire : réussir à placer les blocs en équilibre et négocier des virages sans faire tomber l’ensemble. TOUJOURS PLUS DE FUN ! J’ai rage quitté.

Mon premier est intriguant, mon second est accablant et mon tout est décevant

7th Sector nous plonge dans les entrailles d’un monde obscur. Sur le papier, il avait tout pour me plaire ce qui est le cas si je ne considère que le côté énigmes. Il n’y a pas de longue cinématique d’introduction et c’est très bien. Des éléments de narration sont distillés tout le long du jeu et laissent notre imaginaire combler les vides. J’ai ainsi vécu une expérience en dents de scie, oscillant entre une partie réflexion que j’apprécie et des contrôles ingérables qui ont entaché mon expérience allant même jusqu’à du gameplay carrément infâme qui a fini de me dégoûter du jeu. Je ne saurai donc jamais ce qu’est le septième secteur, damned!

+ Les plus

  • Enigmes bien pensées
  • Esthétique cyberpunk soignée

- Les moins

  • Contrôles mal pensés
  • Gameplay : 1 / Ma santé mentale : 0

3

  1. Hé ben… mon pauvre sourille, t’as l’air d’avoir dérouillé avec celui là dis donc !?! Merci quand même pour l’effort :) Il me titille néanmoins, si il échoue sur le GamePass un de ces jours, je me laisserai bien tenté !

    • Si tu est plus patient/doué que moi, tu y trouvera peut être ton compte. J’aurais bien voulu aimer ce jeu. C’est vraiment frustrant de s’arrêter comme ça. J’ai réessayé le passage avec le drone qui me bloquait et il n’y a rien à faire, vraiment je n’y arrive pas.

  2. Vraiment pas pour moi.

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