Test – A Winter’s Daydream, ou plutôt A Winter’s Déprime…

Testeur de jeux vidéo… un rêve de gosse. Je me retrouve même (et surtout) à devoir jouer à des œuvres auxquelles je n’aurais même pas prêté attention. C’est le cas du présent jeu, un Visual Novel. Autant vous dire que le choc a été brutal, pour une totale découverte d’un genre qui reste assez rare sur la Xbox. Est-ce pour autant un manque ? C’est ce que je vais tâcher de démêler dans le test de A winter’s Daydream.

« Je n’en attendais rien, mais j’ai quand même été déçu » Dewey.

Yuu, étudiant à Tokyo, rentre pour les fêtes de fin d’année dans sa petite ville natale, retrouver ses parents et sa peste de petite sœur. Après une énième dispute avec celle-ci, le jeune homme décide de fuir et d’aller rendre visite à sa grand-mère, à quelques kilomètres de là. Petite remarque, elle n’était donc même pas invitée aux retrouvailles familiales, super l’ambiance, super l’abandon du 3ème âge… Bon passons. Après avoir papoté avec son petit fils de tout et de surtout rien et fait un vœu à la vue d’une étoile filante, v’là t’y pas que mamie Umeko a rajeuni comme par magie et a retrouvé son corps de jeune fille.

Alors là, autant vous dire qu’avec un tel pitch, je pensais que cela allait partir dans tous les sens, avoir droit à des situations ouate de phoque. Surtout que, petite confidence, je me (re)mate les saisons de South Park. Donc mon cerveau était prêt. Las, l’histoire, les personnages, les situations, dialogues sont dignes d’un téléfilm de fin d’année, diffusé un vendredi après midi avec Whoopi Goldberg dans le rôle de l’esprit de Noël. Et elle n’est même pas là, alors… Ainsi les 3 à 4 heures de ce Visual Novel s’étirent… s’étirent… s’étirent… dans l’ennui, dans le rien. Mais un rien totalement en Anglais. Assez simple néanmoins à comprendre.

Un gameplay digne d’un AAA(AAAAAAAAAAAAAAAAA).

A Winter’s Daydream est-il un jeu vidéo ? Je me pose la question car l’action du joueur consiste simplement et uniquement à appuyer sur (A) pour passer les dialogues et autres pensées de Yuu. Et c’est tout. Bon, en même temps, la description du jeu dans le marché de la xbox est pour le coup explicite : « Une histoire cinétique sans choix ni embranchements ». Je passe sur le « cinétique » qui ne veut rien dire et qui sent la traduction faite avec le cµl. (cinématographique ? hum…)

Ah mais cette fiche est une mine d’information assez incroyable ! On peut ainsi lire « Arrière plan détaillé et art du personnage ». Entre nous, les dessins sont assez simplistes, sommaires, peu détaillés et peu variés. Le charadesign est, lui aussi, assez générique. C’est assez dommage pour un « Visual Novel » de se foirer sur ces deux points forts. L’histoire est naze, les dessins pas mieux. Oups.

L’art de vendre du rêve…

Mais ce n’est pas tout ! « Une bande son personnalisée ». Mais qu’est ce que A Winter’s Daydream essaie de nous dire ? Non parce que à part « personnaliser » le volume, je ne vois pas. Surtout que les (dé)compositions musicales tiennent du mode démo d’un synthétiseur bon marché. Ah si, j’ai compris, en fait, le soft nous incite à écouter notre propre playlist. OK, là ça se tient.

Le plus marrant est le temps de chargement quand on (re)lance une partie. Sur une Xbox One X, avoir un temps de chargement pour un dessin miteux, un bout de texte et une musique d’ascenseur de bas étage fait froid dans le dos, et rire jaune aussi. Pour terminer, je dois dire que sur un point, A Winter’s Daydream est le jeu de l’année. Il en vient même à être conseillé… aux chasseurs de succès. Juste à tapoter sur (A) comme un débile sans même prendre la peine de lire quoi que ce soit, les 1000 G tombent sans se fatiguer (à part traumatiser une pauvre manette qui n’a rien demandé) au bout de 30 minutes.

Conclusion

Un Visual Novel où les aspects graphiques et histoires sont nazes, ça s’appelle comment ? Ben, A Winter’s Daydream, vous suivez ou pas ? A part pour les chasseurs de succès ayant 6 euros et 30 minutes à gaspiller, je me demande à qui est destiné ce truc dont l’intérêt est digne d’un téléfilm de noël. Et où est Whoopi Goldberg !?

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeutrop
  Niveau de difficultélol  Jeu terminéoui

 

+ Les plus

  • 1000 G easy

- Les moins

  • des visuels quelconques
  • une histoire lénifiante
  • Mais où est Whoopi Goldberg ?
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

2

  1. Haaaaa, Whoopi Goldberg……un connaisseur je vois. Je l’avais vu passé sur la chaîne Youtube de @Maka91 qui le vendais comme le “1000G le plus simple de tout les temps”….et comme un jeu passable par la même occasion. Tu ne fais que confirmer. Merci quand même. La vie de testeur de jeux vidéo n’est clairement pas toujours pavée de chef d’oeuvre !

    • hihi merci Niko ! l’un des jeux les plus faciles à mettre à 1000G, mais pas le plus rapide : rappelons nous de Avatar le maître de je ne sais quoi qui se mettait à 1000 G dès le tuto^^. Mais sans doute le GOTY 2019 pour ce point là

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