TEST – All-Star Fruit Racing, quand Mario Kart se fait un smoothie

Malgré quelques tentatives, comme le récent Trailblazers, la Xbox One a encore du mal à obtenir son Mario Kart-like phare. En attendant Team Sonic Racing, 3D Clouds.it tente sa chance avec All-Star Fruit Racing . Déjà sorti sur Steam l’an dernier en Early Access, le jeu va tenter de s’imposer sur Xbox à un tarif plutôt salé. Gage de qualité ? Je vais détailler tout ça dans le test.

Sur la grille de départ

Tout d’abord, plantons le décor pour crever l’abcès d’entrée de jeu : oui All-Star Fruit Racing est grosso modo un clone de Mario Kart, le talent de Nintendo en moins. Si l’impression de vitesse et le rendu graphique sont au rendez-vous, le design des personnages et les musiques manquent malheureusement cruellement de charisme. Il en va d’ailleurs de même pour les circuits dont je n’ai pas grand chose à reprocher aux tracés si ce n’est qu’ils manquent parfois de lisibilité et sont sans saveur particulière. Heureusement, le développeur a mis le paquet sur le contenu et tente même de sortir du lot avec un système d’items plutôt original !

Un cocktail d’items

Mario-Kart like oblige, on retrouve toute une panoplie d’items assez classiques qu’il vous faudra récupérer sur la piste. Des items défensifs, d’autres offensifs et les habituels boosts feront la partie du lot avec, en plus, des super pouvoirs qui seront propres à chaque personnage.

A noter qu’il existe différents modes qui gèrent ces items de manières totalement différentes. Commençons par le plus classique : vous récupérez une caisse sur le circuit et un item vous est attribué aléatoirement. Simple. Basique. Les choses deviennent nettement plus intéressantes avec le second mode, qui vous laisse créer vous même les items.

Dans cet autre mode, vous avez 4 jauges de fruits de saison qui correspondent aux 4 boutons X / A / B / Y de la manette. Chaque bouton permettra alors d’ouvrir ou non les vannes reliées aux conteneurs. A vous donc de créer des cocktails en mélangeant 1 à 4 types de fruits. Les réserves se rempliront au fur et à mesure des fruits que vous récupérerez sur la piste, et vous commencerez assez vite à mettre en place des stratégies pour être sûr d’avoir assez de fruits pour déclencher un bouclier au moment opportun. Dans ce mode, vous gérez donc vos items comme bon vous semble et vous pouvez ainsi garder un atout en poche pour les moments les plus critiques.

Du contenu à volonté

Même si All-Star Fruit Racing n’est pas exempt de défauts, il faut reconnaître que les développeurs ont le soucis du détail et une vraie volonté d’offrir une tonne de contenu à leurs joueurs. Prenons le mode garage par exemple, qui permet de customiser l’aspect graphique de votre bolide : on y retrouve non seulement de nombreuses parties modifiables avec tout un tas de possibilités (que vous gagnerez au fur et à mesure des courses), mais chaque élément est également personnalisable en texture, couleur primaire et secondaire (voire tertiaire). De quoi se faire un bolide vraiment unique (sans pour autant se la péter en ligne… on y reviendra).

Côté jeu, avec une vingtaine de courses et différents modes de jeux, All-Stars Fruit Racing n’est pas chiche en contenu ! En dehors des modes de jeu dans lesquels seul la gestion des items change, on retrouvera aussi un mode élimination, bien connu des amateurs de PGR et Forza Horizon ! Pas de mode battle par contre malheureusement, mais les items n’étant pas aussi lisibles que dans un Mario Kart, on s’en passera finalement volontiers.

Autre point clairement inutile pour le jeu en lui même mais clairement apprécié sur le moment : les infos pendant les écrans de chargement. Point d’astuces pour mieux piloter les bolides, mais des infos de culture générale concernant les fruits. Après quelques parties, les variétés de pommes les plus grosses au monde n’aurons plus de secret pour vous. Oui oui, vous ne rêvez pas, je viens de consacrer un paragraphe d’un test à décrire les astuces d’écran de chargement, c’est dire si j’ai trouvé le clin d’oeil amusant !

Un multi-pas-vitaminé

Venons-en à l’aspect multijoueur du titre, qui m’a donné du fil à retordre, TinouCLT pourra d’ailleurs vous en parler. Après mes premières parties de All-Star Fruit Racing, attaque de panique : “Quoi ?? Le jeu ne propose pas de mode local ?” Après vérification sur la fiche du jeu et un gros câlin d’Etienne me voilà pourtant rassuré, il est bien possible de jouer à 4 en écran scindé sur All-Star Fruit Racing, mais où ? Fatigue intense ou grosse erreur d’interface utilisateur, il a donc fallu que je m’y prenne à plusieurs fois pour repérer comment jouer avec des amis.

Passons maintenant aux choses qui fâchent : le mode online. Trouver de monde pour jouer en ligne sera ardu et deux options s’offrirons à vous si vous souhaitez profiter de ce mode. Il faudra soit convaincre vos amis de débourser 40€ pour jouer avec vous, soit tenter de trouver des âmes égarées via le système de recherche de groupe de la console. Sinon, le mode online est tout simplement désert.

Pourtant le jeu aurait pu tenter l’aventure du cross-plateforme pour réunir les joueurs PC, Switch et Xbox ou un lancement via le programme Game with Gold ou Xbox Game Preview, qui auraient donné une bonne visibilité au titre. De toute façon soyons honnêtes, le fait que les développeurs n’aient pas empêché le snaking (technique qui consiste à enchaîner les dérapages, même en ligne droite, pour gagner en vitesse), aurait de toute façon rendu le mode online assez vite invivable.

Un jeu proche du burnout ?

All-Star Fruit Racing fait partie de ces jeux qui souffrent d’un développement pendant lequel le studio a voulu trop en faire. Si le jeu est loin d’être mauvais, il aurait gagné à être proposé à un prix plus réduit car pour 39€ on conseillera plutôt d’attendre une valeur sûre comme Team Sonic Racing développé par Sumo Digital.

+ Les plus

  • Un Mario Kart like sur Xbox
  • Un système d’items bien pensé
  • Les infos juteuses pendant les chargements

- Les moins

  • Le mode online désert
  • L'alerte item angoissante
6

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

2

  1. J’étais chaud pour le prendre (un mario kart like ça se refuse pas) mais un pote m’a fait le même retour pour le online donc je passe mon tour.
    Comme tu dis, dommage de ne pas avoir fait le pari du cross-plateforme.

  2. On dirait fruit ninja

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