Test – Battlezone : Gold Edition

La tendance est aux jeux VR qui font tomber le casque en ce moment ! Après The Invisible Hours de Tequila Works, voici que Rebellion suit le même chemin avec son reboot de Battlezone. Là encore, est-ce que le jeu parvient à garder un intérêt pour le joueur une fois l’aspect ultra immersif de la VR envolé ? Tour d’horizon de l’édition Gold du jeu…

L’artillerie lourde

Dans Battlezone, nous sommes loin, très loin de l’exigence que peuvent demander des simulations comme World of Tank ou Steel Battalion. Ici, le gameplay nerveux et très arcade rend l’action et le fun immédiats !

Une fois pad en main, on contrôle donc notre char d’assaut comme on contrôlerait n’importe quel guerrier dans un FPS : on avance et on straffe avec un stick et on vise avec l’autre. Les subtilités résideront ensuite dans l’arsenal utilisé, avec des armes à la cadence et temps de recharge plus ou moins longs selon leur puissance. Malheureusement, il faudra se contenter tanks à piloter, les engins volants étant réservés à l’intelligence artificielle, qui fait d’ailleurs aussi office de boss du jeu.

A ce propos, la campagne est divisée en plusieurs missions assez courtes (moins de 10 minutes généralement) et générées aléatoirement. Sur la map générale, votre point de départ à gauche, le boss à l’autre extrémité de l’écran et entre les deux des dizaines de cases qui représentent des missions ou des situations sur lesquelles il faudra faire certains choix. Un petit côté jeu de plateau donc entre chaque sortie à bord du tank. Par contre côté missions assez peu de variété : détruire toutes les unités ennemies, détruire une base et escorter un convoi seront grosso-modo les principales raisons pour lesquels vous partirez au front. A noter, que le nombre de vies sera limité et si vous perdez, toute votre progression sera remise à zero. Vous retournerez à la case départ, mais l’argent amassé pour améliorer votre arsenal sera conservé.

Une chenille en or

Vous l’aurez remarqué avant même de cliquer sur le lien menant à cet article, on parle ici de la Gold Edition de Battlezone. La Xbox One ne proposant pas de casque de réalité virtuelle, notre console reçoit donc directement la version complète du jeu, amputée de son mode VR certes, mais contenant tous les DLC du jeu. Ceci nous permet ainsi d’accéder à toute une panoplie de skins, de klaxons et de bobbleheads pour personnaliser l’extérieur et le cockpit de son char, ainsi qu’au mode classique. Ce mode, comme son nom l’indique, est un vrai clin d’œil au sorti il y a presque 40 ans sur Atari, le tout assorti d’un leaderboard pour que vous puissiez mesurer votre score arcade au monde entier.

Tank il y aura des hommes

Le vrai plus du jeu réside en sa composante multijoueurs. Le mode campagne que je détaillais plus haut peut aussi bien être joué en solo qu’en en coopération avec 3 autres joueurs online. L’expérience se révèle toute aussi plaisante avec ses amis sur le champ de bataille, voire un peu moins frustrante qu’en solo car les différents joueurs pourront se soigner, ce qui limitera le risque de Game Over.

On regrettera par contre l’absence de mode multijoueur compétitif. Avec sa construction en arènes générées aléatoirement, cela aurait pourtant été parfaitement adapté à des matchs à mort ou autres roi de la colline. Dommage.

Comme un air de tunning

Enfin, pour finir ce tour d’horizon de Battlezone : Gold Edition, parlons de son aspect visuel. Certains lui reprocheront un manque d’ambition graphique, mais de mon côté je trouve son style parfaitement adapté aux contraintes et à ses origines. Les contraintes d’une part car rappelons-le, le jeu a été crée initialement pour les casques de réalité virtuelle, qui du fait de leur prérequis en termes de framerate et résolution amputent forcément les jeux d’effets et autres détails visuels poussés pour qu’ils puissent tourner sur les machines les plus modestes.

Le style adopté quant à lui, tout en polygones assez grossiers et couleurs néon, reflète assez bien les origines du jeu. Quand Battlezone est sorti en 1980 sur Atari, le jeu arborait de la pseudo 3D en fil de fer. Quoi de mieux pour rendre hommage à son ancêtre qu’un style rétro-futuriste tout droit emprunté à Tron ? L’ensemble est propre, pas désagréable à l’oeil et cohérent, que demander de plus ? Justement ! Pour couronner le tout, le jeu bénéficie d’une amélioration Xbox One X avec une résolution proche de la 4K et du HDR !

En résumé

Finalement Battlezone tient ses promesses. Le jeu est facile à prendre en main, le fun est immédiat et peut se partager à 4 joueurs et l’ambiance graphique aussi bien que sonore sont loin d’être désagréables. On regrettera par contre le prix un poil élevé (35 euros), pour ce jeu qui même s’il est agréable à parcourir, manque d’enrobage autour de sa succession de missions générées aléatoirement.

+ Les plus

  • Le mode coopératif à 4 joueurs
  • L'ambiance retro-futuriste des années 80

- Les moins

  • Pas de multijoueur compétitif
  • Des engins peu variés
7

Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

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