Test – Bee Simulator, un jeu qui file le bourdon

Vous rappelez-vous de Maestro ? Un personnage à la barbe qui trainait au sol et qui contait aux enfants des histoires prodigieuses sur le corps humain ? Les plus jeunes ne verront sans doute pas de qui je parle alors que les trentenaires se rappelleront avec nostalgie des épisodes de « Il était une fois…. ». Et si je vous parle aujourd’hui de ce personnage aux airs bien trop ecclésiastiques pour le laisser s’approcher de jeunes enfants, c’est que j’ai trouvé en Bee Simulator son pendant interactif. « Il était une fois le fabuleux monde des abeilles », un épisode signé Xboxsquad.fr

To Bee or not to bee

Dans un parc américain, une ruche est nichée dans l’alcôve d’un arbre. Celle-ci abrite évidemment une colonie d’abeilles et c’est justement aujourd’hui que met bas la reine. Résultat, nous venons de voir le jour, prête à faire face aux défis de la vie d’abeille. Et autant le dire tout de suite, elle n’est pas de tout repos. Alors que quelques sœurs nous guident dans le dédale des galeries de la ruche, nous prenons le chemin de l’extérieur. Après tout, nous sommes une abeille travailleuse et il nous faut remplir notre œuvre.

C’est donc très rapidement que l’on prend le contrôle de Beescuit, le nom de notre minuscule héroïne, et que nous nous mettons en quêtes de fleur à butiner. Car oui, tout l’intérêt du jeu réside ici, et vous l’aurez compris au titre, à vous faire vivre le quotidien d’une abeille. Mais n’est pas un insecte qui veut et vos premiers vols vous le rappellerons très rapidement. La maniabilité se veut en effet assez imprécise et difficile à maîtriser donnant très rapidement à nos sorties sylvestres des airs de parcours du combattant.

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La vie d’abeille, c’est pas Beezance

Une fois à l’extérieur de l’arbre qui abrite votre colonie, le monde proposé se veut plutôt doux et accueillant. Entre la faune et la (micro)flore locale, vous découvrirez également de nombreux humains. Leurs mots se transforment évidemment en râles incompréhensibles et leurs bras chercheront souvent à vous chasser mais vous pourrez aussi tirer profit de leur présence. Quelques gâteaux laissés sur le côté formeront ainsi une formidable ressource de sucre tandis que vous pourrez vous amuser à éclater leurs ballons gonflables grâce à votre dard.

Vous croiserez aussi d’autres animaux sur votre chemin. Ceux-ci seront bien souvent des ennemis et en voudront à votre ruche. Vous vous défendrez alors dans une sorte de Bee Fighting un peu particulier. Ici ce sont en effet des QTE qui vous permettront d’attaquer votre adversaire ou de vous défendre. Frelons et autres guêpes n’ont qu’à bien se tenir, les abeilles savent se défendre et attaqueront avec envie à l’image d’un Alexandre Benalla dans les rues de Paris.

Pedo Bee !

Bien évidemment, au delà de votre quête principale (faire vivre votre colonie), vous aurez des activités secondaires à mener. Des courses, des objets à récupérer ou encore des danses à reproduire sont disséminés dans le parc et il vous appartient de les déclencher. Jamais bien compliquées, ces activités permettent de renforcer l’aspect éducatif via des explications sur leur contribution au monde des abeilles.

Il ne faut en effet pas douter une seule seconde de l’objectif pédagogique de Bee Simulator. La volonté même des développeurs est sans aucun doute de sensibiliser et d’apporter des informations concrètes sur le rôle des abeilles. Et la cible du titre est donc tout naturellement les enfants. Le titre nous rappelle régulièrement les raisons de nos actions, précise la nature des relations entre les différentes espèces et propose même une salle aux trophées au sein de la ruche. Idéal pour recueillir des informations dans le monde extérieur et venir en apprendre plus sur leur nature, cette salle s’avère être une bibliothèque interactive pour les plus jeunes.

Let it Bee

Malheureusement, si nos chères têtes blondes seront ravies de découvrir la vie des insectes, ils se demanderont sans doute pourquoi nous appelons cela un jeu vidéo. Bee simulator essaye à maintes reprises mais n’arrive malheureusement pas à proposer du fun dans son expérience. Entre un vol mou du genou et un contenu répétitif à souhait, on se retrouve finalement avec un jeu très moyen, à la limite du mauvais.

Bee simulator s’en sort grâce à la dimension éducative qu’il propose, avec une relative réussite. Tout n’est pas parfait mais reste suffisamment accessible et « drôle » aux yeux d’enfants pour s’attacher aux petites bestioles rencontrées en jeu. Nul doute d’ailleurs que la possibilité de faire trôner des cônes de signalisation ou des casques de chantier sur la tête des abeilles donnera lieu à quelques rires chez les petits.

 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Infos TV4K HDR  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu8 heures
  Niveau de difficultéNormal  Jeu terminéoui

 

+ Les plus

  • Mignon pour les enfants
  • Une portée éducative sur un sujet important
  • Les visages des humains, pire que les wooky de Star Wars !
  • Intégralement en VF, voix et textes

- Les moins

  • Les visages des humains, pire que les wooky de Star Wars !
  • Contenu assez chiche
  • Maniabilité pénible
  • Le sujet écologique aurait sans doute pu être davantage travaillé

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