Test – Children of Zodiarcs, le hasard des cartes ?

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Il y a quelques années, un drôle de jeu a débarqué sur une plateforme de financement participatif. Le 27 mars 2020, il va enfin rejoindre les rangs du Microsoft Store. À l’origine du projet, une petite équipe qui se fait appeler Cardboard Utopia. Ce studio indépendant situé à Montréal est venu avec une promesse, celle de faire des jeux aux mécaniques captivantes. Est-ce un pari réussi ? Clairement ! Et je vais vous expliquer en quoi ce tactical-RPG, ce singulier mélange entre gestion de deck et lancés de dés a réussi à mobiliser mes méninges durant de longues séances.

“Veuillez m’excuser. Cette dernière manche a failli me tuer !”

Comme beaucoup de jeux du genre, l’histoire se déroule dans un futur très, très lointain. Ainsi l’Humanité a connu son apogée et a réussi à partir à la conquête des étoiles. La Terre a disparu des radars, mais votre colonie vit tranquillement sur Lumus. Cette dernière subit l’avidité des nobles et suit le cycle naturel des civilisations. Ainsi les riches sont très riches et les pauvres très pauvres. Néanmoins, Lumus regorgeait de reliques très puissantes qui ne venaient pas des chevaliers, les “Zodiarcs”. Souvenir de notre patrimoine initial, les zodiarcs sont des appareils se présentant sous forme d’un gant hautement technologique. Ils ont entre autres permis à Lumus d’évoluer, de prospérer, de soigner,.. En soi c’est une boîte de pandore qui permet bien des choses. Cependant, ces reliques ont été l’objet de tous les fantasmes et ont naturellement débouché sur un partage à l’amiable… Non, bien sûr que non, ça a abouti sans surprise à une guerre sans pitié où tout le savoir sur les zodiarcs ainsi que les souvenirs de la géante bleue ont disparu.

Mais vous le savez, s’il existe bien un métier qui lui ne disparaît jamais et ne connaît que trop peu le chômage, c’est bien celui de voleur. C’est ce que votre groupe est. Voleurs professionnels, Nahmi, une orpheline, et sa bande partent à la recherche d’une ancienne relique. En effet, de nombreuses années se sont écoulées mais une rumeur circule au sujet d’un zodiarc qui aurait été retrouvé. Celui-ci trônerait dignement dans le musée privé d’un riche marchand de la ville de Torus. Votre objectif est de vous infiltrer dans des salles scintillantes dignes de l’Élysée et de récupérer cette merveille.

“Avec du mouvement et de la matière, je ferai le monde.” 

Le pitch n’est pas le point fort du jeu, mais le gameplay quant à lui vaut clairement le détour ! Comme précisé dans l’introduction, Children of Zodiarcs se présente comme la rencontre entre un jeu de cartes et un tactical-RPG. Cela se traduit par des combats captivants au tour par tour où vous pouvez vous déplacer sur un échiquier. Typiquement un tour de jeu se présente ainsi : vous prenez un de vos trois comparses, vous vous déplacez, et vous utilisez une carte pour définir une action. Vous avez trois grandes catégories de cartes, celles qui soignent, celles qui attaquent et celles qui donnent un malus aux ennemis. L’action ainsi choisie consomme votre carte et vous passez au lancé de dés. Chaque dé porte différents symboles qui donnent des bonus ou des malus à votre action. Répétez ces étapes avec vos deux autres compagnons de fortune et votre tour de jeu sera terminé.

Vous n’êtes en revanche pas obligé de jouer une carte pour finir le tour, vous pouvez évidemment piocher ou vous protéger. En effet, dans votre main vous ne pouvez posséder que sept cartes au maximum qui seront piochées au hasard dans votre deck. Votre jeu de cartes est personnalisable avec une seule contrainte : avoir 18 cartes ou plus. Ainsi vous pouvez définir un rôle pour vos héros et définir une synergie qui permettra de battre les boss les plus ardus. Au niveau des dés, non ce n’est pas le célèbre cochon, vous pouvez en mettre plus ou moins dans vos poches en fonction du niveau du personnage. Les dés peuvent être forgés pour coller à votre style de jeu et ils proposent beaucoup d’aléatoire dans vos actions.

Dans tactical-rpg, il y a tactical, et rpg… RPG oblige, vous avez l’occasion de faire monter le niveau de vos aventuriers. Cette progression est cependant transparente. Toutes vos actions aussi infimes soit-elles vous octroient de l’expérience qui fait ainsi augmenter vos personnages. Il ne sera donc pas nécessaire de farmer pendant des heures avant de s’aventurer dans une bataille. En progressant dans les différents niveaux, vous aurez l’occasion d’avoir des cartes de plus en plus puissantes mais aussi de nouvelles cartes. Et cela ne s’arrête pas là ! Vous aurez aussi plus de points de vie, d’attaque et de défense. Vous voilà prêt à affronter des soldats, des officiers, des juges, des procureurs, des cannibales… En effet, au cours de votre périple vous allez rencontrer différents ennemis plus ou moins résistants pouvant attaquer tant de près que de loin. Les combats se déroulent sur un échiquier ayant une identité propre à chaque lieu. Vous allez ainsi parcourir les chambres d’un noble, les égouts, et d’autres endroits atypiques.

Conclusion

Trois ans après sa sortie sur PC, Children of Zodiarcs n’offre toujours pas une histoire mémorable, mais j’ai pris énormément de plaisir à parcourir les 20 missions de l’histoire principale ainsi que les 4 missions secondaires. Je me suis aussi trituré les méninges dans l’arène de Xin qui propose des combats bien plus difficiles. Je regrette néanmoins un contenu capillotracté à la fin du jeu ainsi qu’une IA qui connaît quelques biais même en mode difficile. En effet, ils ne viendront pas vous attaquer si vous êtes relativement loin d’eux, vous permettant ainsi de taper les ennemis par petit groupe bien plus accessible. De plus, après la fin du jeu vous ne pouvez profiter de votre maîtrise, de votre deck préféré, de vos dés façonnés, seulement dans les escarmouches. Ceux-ci sont disponibles tôt dans l’aventure et proposent de redécouvrir les cartes déjà parcourues avec, malheureusement, toujours les mêmes groupes d’ennemis… Au final, je pense garder un souvenir impérissable de ce merveilleux gameplay et laisser de côté ces désagréments.

Critères d’accessibilité

Déficience VisuelleDéficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

Détails TV4KJeu fourni par l’éditeurOui
ConsoleXbox One XTemps passé sur le jeu30 heures
Niveau de difficultéDifficileJeu terminéOui

+ Les plus

  • Un gameplay aux petits oignons
  • Une personnalisation de deck agréable
  • Des héros facile à prendre en main
  • La création de dés

- Les moins

  • Une histoire peu convaincante
  • Aucune possibilité de rejouer une mission une fois terminé
  • Contenu quasi inexistant en fin de jeu
  • Seulement 3 héros par mission
Amoureux inconditionnel de jeux vidéo indépendants, d’énigmes et d’aventures. Je virevolte au rythme des douces OST souvent coupées par le scintillement d’un succès. Je reste souvent ébahi par la beauté des Pixel Art.

3

  1. Merci pour le test @ZAYOW , pas mon type de jeu perso donc je resterai au loin mais il est plutôt propre. Les jeux de cartes ne sont pas mon dada (à l’exception du Gwent mais bon…) et les Tactical RPG non plus alors….. sans moi 🙂

    • Merci pour ton avis. Effectivement il est très propre, et pour les coutumiers du genre il procure des sensations agréables pour un petit prix qui plus est !
      Effectivement n’aimant ni les tactical RPG ni les jeux de cartes celui-ci ne t’offrira pas beaucoup de bonheur ! 😀

  2. Fan de tactical RPG, j’ai l’impression que là on a surtout le tactical (le scénario étant aussi essentiel que la montée en puissance du personnage).
    Dommage, il aurait pu me plaire. Ou alors, en grosse promo.

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