Test – Chivalry II, la fureur et le sang

Ah, le printemps ! La nature se réveille, les oiseaux reviennent, on crame des mecs. Drôle d’époque le Moyen Âge, non ? Tout le monde allait à la guerre avec des épées, des gourdins et parfois des armes de fortune… Chivalry II reprend magnifiquement bien cette idée avec des champs de bataille vastes et remplies de joueurs. Il en deviendrait presque la référence des combats médiévaux le bougre.

Enfilez votre plus beau heaume et un harnois confortable pour vaincre les nombreux gueux

Difficile la vie de paysan à l’époque… S’acharner au travail en dehors des forteresses pour nourrir le beau peuple. Mais surtout, se retrouver en première ligne en cas d’attaque surprise. En effet, sur certaines cartes, le combat commence ainsi, le royaume de Mason est pris en siège par celui d’Agatha. Si vous êtes la faction bleue (Agatha) alors vous démarrerez ce combat en contrôlant des péons et à l’aide de vos fourches vous devrez vaincre les rouges (Mason). Très vite, vous serez submergé, alors, vous prendrez le rôle des valeureux guerriers entraînés.

Cependant, les batailles se suivent et ne se ressemblent pas. Tantôt vous êtes attaqué par les forêts, tantôt en joute directe. Il existe huit cartes différentes ainsi que trois modes de jeux.  Le plus impressionnant regroupe plus de 64 joueurs, ce qui donne du 32 versus 32. Mais si la foule vous effraie, vous pouvez toujours vous rabattre sur du 20 contre 20 ou un match à mort où c’est chacun pour sa peau. De plus, vous allez affronter des joueurs de tous les bords si vous activez le “matchmaking cross-play” dans vos options. Pour le coup, ce n’est pas quelque chose de frustrant, car Chivalry II n’est pas un FPS mais plus un jeu de combat stratégique. Il est également possible de jouer à la troisième personne comme en vue FPS, le choix vous appartient.

Quel est mon rôle dans ce fief ?

Un village, c’est des habitants et des vocations différentes. Vous pourrez incarner quatre classes uniques comme l’Archer qui maniera un arc ou une arbalète, ou bien l’Avant-Garde qui sera munie d’une rondache et d’une petite arme à une main. Sinon, vous pouvez incarner un Fantassin qui aura toujours un petit bandage pour soigner ses amis en pleine cambrousse. Pour finir, vous pourrez être un preux chevalier et porter de lourdes guisarmes pour embrocher tout le monde.

Votre personnage est voué à mourir continuellement durant ces joutes qui paraissent presque sans fin. Alors, lorsque vous réapparaissez, il est possible de changer d’archétype. De plus, il existe des sous-classes qui sonnent comme une “amélioration”. En effet, tous les matchs sont l’occasion d’engendrer de l’expérience pour votre personnage. Cette dernière fait monter automatiquement vos rangs et vous pourrez ainsi débloquer de nouvelles armes et atouts.

On l’utilise comment ce trébuchet ? 

Il ne faut pas croire les vidéos barbaresques montrant le gameplay de ce jeu. En effet, Chivalry II est ce qu’on peut appeler un titre “easy to play but hard to master” (facile à prendre en main, mais difficile à maîtriser). Oui, le gameplay paraît simple au premier abord, mais il s’avère très technique. Beaucoup de vos attaques devront reposer sur le sens du timing. Ainsi que vos ripostes, vos positionnements lors de vos duels et la gestion de votre endurance. Non, vous ne pourrez pas spammer les coups d’épée tel un Shinobi. Les développeurs ont fait en sorte que le tout soit plus ou moins réaliste.

Vous pourrez donc user de quatre attaques principales, à savoir l’estoc, le coup vertical, le coup horizontal et le coup de pied pour déstabiliser votre ennemi. C’est sûrement peu, mais suffisant pour donner face à de multiples situations. Manette en main, les sensations sont excellentes. D’ailleurs, si vous sentez que votre adversaire fuit, vous aurez toujours la possibilité de lancer votre flamberge, fauchard, estoc ou tout autre arme qui sera dans votre main. Le choix ne manque pas et vous pourrez emporter avec vous une multitude d’objets du décor comme un livre, des tonneaux, une roue de chariot, du pain, du poisson et la liste est longue. Si vous doutez de vos compétences, vous pourrez toujours faire un petit entraînement hors ligne pour vous mesurer à des bots.

Pas le temps de s’escambiller, c’est une embuscade !

Au fil des huit niveaux disponibles, divers objectifs seront présents pour donner une raison de se battre. Que ce soit l’assaut d’un château pour tuer le roi ou défendre une forteresse pour éviter d’être pillé, les situations sont plutôt riches. D’ailleurs, tout se déroule par étapes. En fonction de votre camp, vous devrez soit détruire ou défendre les portes, puis les murs, puis le Roi… Vous avez un chronomètre pour attaquer/défendre Et s’il arrive à zéro, vous avez perdu/gagné et si l’objectif est rempli alors celui d’après commence avec un petit bonus de temps. En moyenne une bataille à 64 joueurs dure 30 minutes, soit 6 étapes.

Côté graphisme, le jeu est vraiment beau mais sanglant. Entre membres arrachés, corps brûlés et le sang gisant par terre tout est là. Il m’est arrivé plusieurs fois de perdre la tête, ou d’avoir un bras en moins. Cependant, si vous êtes réfractaire, vous pouvez modifier le degré de violence dans les options.  Malheureusement Chivalry II souffre parfois de clipping, mais rien de bien dérangeant tant l’action se porte sur le combat.

Conclusion

Si vous aimez l’univers du Moyen Âge, vous allez être ravi. Les batailles sont longues, les musiques palpitantes et le sound design fabuleux. De plus, de nombreuses armes de sièges sont présentes et utilisables pour vous aider dans vos objectifs. Graphiquement, c’est somptueux en plus d’être fluide avec ses 60 FPS sur Xbox Series X. Les développeurs ne manquent pas d’idées pour peaufiner leur jeu. En effet,  une roadmap est disponible sur leur site avec l’ajout, dans un futur proche, des chevaux par exemple.  Cependant, nous sommes face à un jeu exclusivement multijoueur, et cela peut en repousser certains.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
N.C. Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de policeN.C. Identification de la personne qui parle
N.C. Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisableN.C. Couleur de police personnalisable
N.C. Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeN.C. Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox Series X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultéN.A.  Jeu terminéNon, il n’y a pas d’histoire

 

 

+ Les plus

  • L'ambiance est complètement dingue
  • Le sound design est somptueux
  • Les armes de sièges sont fichtrement efficaces
  • Le jeu est fluide et beau sur Xbox Series X
  • On peut doser le niveau de violence
  • Tout est en français sauf les voix

- Les moins

  • Pas de solo
  • La personnalisation n'est pas intuitive
  • Le prix des objets est invisible
  • Seulement huit cartes
  • Une interface perfectible

2

  1. C’est toujours l’éclate une partie de Chivalry. Je joue aussi sur Series X et on s’ennuie pas une seconde.
    Par contre petite erreur dans le test. Mason c’est les rouges et Agatha les bleus.

    • Ah bah oui, merci pour votre vigilance ! Je corrige ça tout de suite

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