Test – DreadOut 2, le cauchemar à tous points de vue 

DreadOut 2 est un jeu d’horreur original. Par son cadre exotique tout d’abord puisque nous voilà embarqués en Indonésie, son folklore et autres légendes. Son héroïne détonne également avec sa propension à se battre au corps à corps. Bonne surprise alors que je pensais avoir encore à faire à un personnage seulement capable d’étourdir ses ennemis avec son portable. Oui DreadOut 2 aurait pu être une plaisante plongée dans les cauchemars indonésiens… Mais ses lacunes techniques, sa maniabilité approximative, son indigence graphique et le vacarme parfois digne d’une IRM mal réglée m’ont achevé. Autant (re)lancer les classiques Silent Hill.

DreadOut-2-Indonésie

L’Indonésie comme destination finale 

Le cadre détonne et déborde d’originalité avec l’Indonésie, son folklore et ses légendes urbaines en toile de fond. Le dépaysement est total, à déambuler dans les différents quartiers, écoles, hôpital etc. Ne vous inquiétez pas, tous les poncifs sont là. Dans ce jeu d’horreur la troisième personne, on suit les aventures de Linda Meilinda, étudiante rescapée du premier opus. D’ailleurs, point positif, un résumé lance ce second volet. Par contre, ce “previously” et toutes les cinématiques suivantes sont d’une qualité atroce, trop sombres et font vraiment pitié. Pas facile de véritablement se sentir transporter. 

La qualité générale de DreadOut 2 laisse de toute façon à désirer. Pas vraiment fluide ni joli, voir carrément moche, il faut se faire violence pour passer outre. Et je dois dire que si on fait fi de l’aspect technique, les premières heures sont horrifiquement plaisantes. Et surprenantes de surcroit ! Plaisantes car le design grotesque des fantômes et monstres ainsi que les versions cauchemardesques de chaque lieu ne sont pas sans rappeler Silent Hill. Se démener par exemple dans l’hôpital pourchassé par des humanoïdes décharnés et un docteur maboule armé d’une tronçonneuse est un grand moment. Arrivé là, je me disais que DreadOut2 pourrait être un bon petit jeu d’horreur sans prétention.  

Surtout que ce titre nous offre une bien belle surprise. En effet, Linda a un téléphone portable avec lequel elle peut prendre en photo les méchants. OK, classique ça et on se dit “bon sang, encore un jeu où le protagoniste va juste être une victime et étourdir les ennemis à coup de flash, youpi”. Et bien non ! Linda a des armes blanches pour se défendre et même se révéler agressive dans ses finishs ! Très agréable sensation de puissance qui tranche avec d’autres productions plus ennuyeuses sur ce point. Qu’il est agréable de voir Linda passer de proie à chasseuse ! Brouillonne la gamine dans ses techniques de combat, certes, mais efficace au demeurant. 

DreadOut-2-monstres

C’est bon le vacarme d’IRM, j’ai donné, merci bien 

Les décors sont suffisamment glauques pour provoquer le malaise, comme se cacher dans un tas de cadavres mutilés, mais il y a d’autres sources de gênes. Les contrôles sont approximatifs et se déplacer dans les endroits exigus est extrêmement pénible et frustrant. Un autre élément particulièrement perturbant est la gestion des sons. Dans les moments de tension par exemple, des dissonances se font entendre mais tellement désagréables que je n’ai pas réussi à savoir si c’était un bug ou si c’était “normal”. Dans tous les cas, c’est très difficile à supporter et j’avoue m’être arrêté en route, au bout de 4 heures de jeu. Je n‘en pouvais plus de me battre avec la maniabilité dans une ruelle, à essayer de capturer l’âme d’un fantôme sur fond d’IRM. Cette conjonction des sphères a été ma limite. 

C’est dommage car c’est typiquement le jeu d’horreur que j’aurais pu aimer. D’autant que la durée de vie semble correcte avec six chapitres ! Au final, avec une Linda capable de se battre, son cadre original et ses inspirations silenthillienne, DreadOut2 dispose de quelques bons arguments… qui ne pèsent pas bien lourds face à tous ses défauts très handicapants. Enfin, je signale que tous les dialogues sont en anglais.

DreadOut-2-macabre

 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur oui
  Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 4 heures
  Niveau de difficulté N.A.   Jeu terminé non

 

+ Les plus

  • L'Indonésie, original et dépaysant
  • L'héroïne capable de passer de proie à chasseuse
  • Les monstres sont réussis
  • Quelques chouettes inspirations à la Silent Hill

- Les moins

  • Que c'est laid et peu fluide !
  • Maniabilité imprécise
  • Les dissonances sonores à se taper le crâne contre un mur
  • Objectifs parfois abscons
  • La galère dans les endroits exigus !
  • Sous titres et interface en anglais

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