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Test – Dynasty Warriors 9

[vc_row][vc_column][vc_column_text]OMEGA Force et Koei Tecmo intronisent le retour d’un épisode canonique de la licence Dynasty Warriors avec ce neuvième épisode. L’occasion pour moi de retourner engranger les K.O. face à des centaines d’ennemis et de profiter de quelques nouveautés alléchantes : openworld, mécaniques de combat et doublage français. En grand amateur de la série, j’étais excité de pouvoir redécouvrir la Chine des Trois Royaumes avec ce nouvel opus d’une saga qui a toujours trouvé un écho aux adjectifs fun, bourrin et passionnant.[/vc_column_text][vc_single_image image=”9643″ img_size=”large” alignment=”center”][vc_column_text]

La Guerre Totale

Si la formule est consacrée à la 2nd Guerre mondiale, elle prend également sens dans Dynasty Warriors 9. J’ai pris un malin plaisir à incarner divers personnages issus des trois dynasties Wu, Wei et Shu. On ne peut pas dire que les créateurs de la saga soient avares en contenus tant le nombre d’officiers présent est hallucinant (plus d’une centaine). Certains ont d’ailleurs le statut de rockstar auprès des fans et ces derniers seront ravis du roster qui se veut complet puisqu’il intègre la totalité du casting du précédent opus et une partie des autres titres produits par OMEGA Force.[/vc_column_text][vc_column_text]

– Le casting de Dynasty Warriors 9

Outre les trois dynasties historiques (Wu, Shu, Wei), on note la présence de personnages issues de la famille Jin et d’autres personnages bonus. Tout le casting de Dynasty Warriors 8 est présent (84 officiers) et on trouve quelques nouvelles têtes : Man Chong et Cao Xio (Wei), Cheng Pu (Wu), Zhou Cang (Shu) et Xin Xianying (Jin). Des ajouts timides mais les fans apprécieront !

[/vc_column_text][vc_column_text]Ainsi, tout ce beau monde se retrouve sur la carte du jeu qui prend la forme d’un openworld. Structure bankable de ces dernières années mais est-ce vraiment adapté à la saga des Dynasty Warriors ? Mon sentiment est mitigé. La Chine à l’époque des Trois Royaumes était sujette à des conflits sur l’ensemble de son territoire et le jeu rend hommage à l’Histoire avec ses innombrables champs de bataille et les troupes qui avancent en temps réel sur la map en déplaçant les lignes de front par la même occasion. En tant que joueur, nos actions (capturer un avant-poste, détruire tel soutien d’une faction ennemie) ont une incidence directe en jeu. J’ai donc ressenti pour la première ce sentiment de participer à une guerre totale au sein des Trois Royaumes. De ce point de vue, l’abandon d’une progression au sein d’environnements linéaires est positif et il est difficile d’imaginer un retour en arrière tant un openworld joue le jeu du genre du musô initié par la saga.[/vc_column_text][vc_column_text]

– Dynasty Warriors, digne représentant du musô

Le genre bien particulier du musô a été initié par la saga dont je parle aujourd’hui. Il s’agit du mélange de deux types de jeu : le Beat them all et le hack’n’slash. La petite cuisine d’OMEGA Force a donc accouché d’un titre dans lequel on parcourt les environnements en massacrant tout ce qui bouge pour augmenter les caractéristiques de son personnage avec en toile de fond l’impression de participer à quelque chose d’inouï (la traduction littérale de musô).

[/vc_column_text][vc_video link=”https://www.youtube.com/watch?v=-Z-uWdJ8Y2s&t=34s” align=”center”][vc_column_text]

Bon dieu, que c’est bugué !

Oui mais voilà. La carte est gigantesque et en faisant le point sur le ratio entre le temps passé a me battre et celui où je chevauchais dans de vastes contrées vides, le résultat n’est malheureusement pas en faveur de l’openworld. On passe notre temps à rejoindre le lieu de nos quêtes, voire à faire d’incalculables allers-retours. Cet aspect s’améliore au fur et à mesure de notre progression dans le jeu en débloquant des balises permettant des voyages express mais ces derniers souffrent de bugs plutôt gênants. Imaginez que vous vous baladiez dans la cambrousse, vous tombez sur un groupe de tigres et vous vous rendez compte que vous n’allez pas réussir à en faire des chaussettes tendances. Vous appelez votre cheval et partez loin pour que le combat cesse, puis vous vous téléportez à l’autre bout de la carte. Seulement voilà, les tigres ne vous ont pas oubliés ! Ils ne vont pas se téléporter au même endroit que vous comme par magie, c’est bien plus catastrophique que cela puisque ces derniers vont parcourir la map pour venir jusqu’à vous en engendrant des baisses de framerate hallucinantes et même des bugs de fou. J’ai par exemple rencontré des soldats devenus invincibles ou incapables de me toucher alors que je ne bougeais pas. Là où cela se complique c’est que quitter le jeu n’est pas une solution viable puisqu’en relançant ce dernier vous verrez les tigres (ou autres ennemis) au même endroit que votre rage- quit. Un phénomène qui peut véritablement pourrir votre partie et c’est l’une des raisons de la publication si tardive de notre test.[/vc_column_text][vc_single_image image=”9644″ img_size=”large” alignment=”center”][vc_column_text]

– Crafting, parchemins, commerce, etc.

Réduire Dynasty Warriors 9 à une simple succession de combats serait réducteur, même si c’est ce que l’on recherche en priorité dans un jeu du genre. On note la présence de plusieurs aspects : le crafting avec la collecte de matériaux disséminés sur l’ensemble de la map. Une tâche complétée par la chasse et la pêche, deux activités qui ne sont pas des plus passionnantes mais indispensables pour quiconque souhaite optimiser au mieux ses personnages.

Les parchemins sont des schémas de craft qui permettent de se fabriquer de nouvelles armes, objets ou gemmes afin d’accroître encore sa force. La dimension RPG est bien présente et l’évolution de ses personnages à travers la distribution de points de compétences dans différentes statistiques est là pour nous le rappeler.

L’openworld intègre parfaitement les différents PNJ dans les villes et villages, ces derniers sont des forgerons, marchands et autres personnages destinés à nous donner quelques récompenses si on complète les activités annexes qu’ils proposent. Il est également possible d’utiliser le grappin pour monter au sommet de tours d’exploration qui vous révéleront les différents points d’intérêts dans un rayon donné. Une mécanique bien moins intéressante mais qui a le mérite d’exister.

[/vc_column_text][vc_column_text]Les bugs d’affichage (tearing, cleaping) sont moins gênants pour ma part car je ne suis pas le plus sensible concernant cet aspect. Et en toute franchise, je ne trouve pas qu’on puisse vraiment être gêné par quelques éléments qui s’affichent avec une micro-seconde de retard étant donné les centaines de soldats qui sont présents à l’écran. Bien entendu, il est dommage que les espoirs des fans d’avoir un Dynasty Warriors beau et techniquement irréprochable soient balayés par deux grosses claques dans le visage. Pour autant, si comme moi, vous privilégiez le fun à la technique, vous pouvez également abandonner tout espoir.[/vc_column_text][vc_column_text]

Where is the fun ?

Que fait-t-on exactement dans ce neuvième opus ? On massacre, on fait des quêtes insipides (pêche, chasse, tourisme, tuer machin) mais surtout on fait beaucoup trop d’exploration d’un openworld vide. Les assets utilisés pour les villages, la flore et tout ce qui peut ressembler a des villes sont surexploités, si bien que je n’ai pas eu l’impression de voyager dans cet immense caphernaüm que représente la Chine des Trois Royaumes à cette époque. Et je ne connais pas grand monde qui aime faire 10min de cheval pour aller dans ce cul-de-sac sur la map car il y aura des diamants à récolter. Voilà pourquoi je vous disais que mon sentiment à propos de cette structure en openworld était mitigé. L’idée est sur le papier magistrale, la réalisation décevante.[/vc_column_text][vc_video link=”https://www.youtube.com/watch?v=6hKSFLYYQJQ&t=3s” align=”center”][vc_column_text]

Et pourtant…

À ce stade, vous vous dites que Dynasty Warriors 9 est franchement insipide, et vous avez raison. Mais pourtant je n’ai pas su décrocher du jeu. Ou du moins, dès qu’un bug me faisait rager et que je quittais le jeu, je ne pouvais m’empêcher d’être frustré de ne pas avoir continuer l’aventure. Car cette dernière mérite tout de même votre attention et saura vous captiver par certaines qualités. J’ai toujours autant apprécié de pouvoir recommencer la dizaine de chapitres avec une dynastie différente pour connaître toutes les péripéties de ce pan de l’Histoire. Les batailles de masse, les captures de forteresse et les combats d’un homme face à des centaines sont toujours aussi addictifs et fun. En grande partie grâce à quelques nouveautés, notamment l’apparition de QTE pour les contres ou finish moves qui dynamisent un aspect qui avait tout de même besoin de grands changements. Le casting permet de varier les plaisirs et les styles de combat en renouvelant à chaque fois l’expérience.[/vc_column_text][vc_column_text]Devenir l’officier ultime en accumulant de l’expérience est aussi un aspect que j’ai apprécié. D’autant plus que tout est caution à XP : quêtes, élimination et captures de bases. Au final, on s’affranchit du scénario pour se lancer dans une conquête de territoires synonyme de massacres et tripailles. La narration et la mise en scène font le job, grandement aidées par la présence de sous-titres en français qui rendent le tout plus plaisant à suivre.


Dynasty Warriors 9 a soufflé le chaud et le froid dans mon esprit. Rageant avec ses bugs, jouissif dans le massacre des masses, je ne saurais véritablement vous dire si vous prendriez votre pied avec ce neuvième épisode. Alternant entre ennui profond avec l’exploration d’un openworld vide et excitation avec ce sentiment de participer à une aventure épique, je pense qu’OMEGA Force et Koei Tecmo ont tentés d’insuffler un vent de fraîcheur à la série pour un résultat mi-cuit. La moyenne.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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