Test – F1 2021, directement en pole

Alors que je continuais à me batailler à coup de roues dans ma F1, Codemasters a décidé d’annoncer par surprise (non) l’arrivée du nouvel opus de sa saga sur les courses de monoplaces : F1 2021. Après un opus 2020 qui a introduit le mode Mon écurie, le titre peut-il réussir à s’améliorer ? Accrochez-vous, on passe derrière le volant pour répondre à cette question ! Vroom Vroom !

C’est un beau roman, c’est une…belle histoire  

Principal ajout de F1 2021 que Codemasters veut absolument mettre en avant, le mode Braking Point ou Point de Rupture. Vous incarnez Aiden Jackson, un jeune pilote qui arrive en Formule 1 dans la même écurie que son héros, l’expérimenté Casper Akkerman. Dans cette histoire, vous découvrirez quelques personnages qui vous guideront au fur et à mesure. On retrouve Devon Butler déjà présent dans F1 2019 et qui retrouve son rôle d’enquiquineur en chef, Brian Doyle qui sera votre liaison a l’équipe ou encore Zoé, la femme de Casper. À peine appuyé sur démarrer, nous arrivons déjà en piste en plein Grand Prix de Formule 2. Et le premier objectif est clair : devenir champion de cette compétition. Pensant que cela n’avait pas trop d’importance, je me suis contenté de rouler tranquillement, n’étant pas habitué au pilotage de cette catégorie de monoplaces. Petite surprise à la fin de la course : l’épreuve est un échec et je suis forcé de recommencer. Et cela est vrai pour chacun des seize chapitres de Braking Point ! Il vous faudra forcément atteindre l’objectif fixé par les développeurs pour avancer tandis que surperformer ne changera rien au déroulement de l’histoire.   

Nous retrouvons ensuite Aiden dans la « base » mobile de l’écurie au sein du paddock. À chaque étape, nous pouvons voir comment les réseaux sociaux réagissent à ce qu’il s’est passé dernièrement autour de nous. On retrouvera également les mails de l’équipe et petite nouveauté : les coups de téléphone de Brian ou encore Maman. D’ailleurs, celle-ci m’a un peu fait grincer des dents devant la caricature : « N’oublie pas de mettre ton clignotant Aiden ». Oui oui, à 300km/h. Clin d’œil aux habitués de la licence, Lukas Weber, le troisième personnage fictif de F1 2019 vous envoie des mails ! La trame principale est mise en scène en cinématiques. Celles-ci sont de qualité malgré une synchronisation labiale ratée, et montrent les différents personnages parfois directement en piste. La première fois surprend : j’ai cru à un crash de ma console en pleine course. Favorisant les moments marquants, Braking Point se focalise notamment sur la relation conflictuelle entre Aiden et Casper très inspirée de la série Drive to Survive de Netflix. C’est-à-dire, du drama, du drama, et du drama avec des situations parfois grotesques. L’histoire suit son cours sur deux saisons et bien que les chapitres en piste se ressemblent, j’ai pris du plaisir à suivre les péripéties des deux protagonistes durant les sept heures que m’a pris l’aventure. Avec trois niveaux de difficulté possibles, chaque pilote en herbe ou confirmé pourra découvrir l’épilogue de Point de Rupture.  

Des carrières améliorées et à plusieurs  

En dehors de l’histoire, les modes carrières et My Team ont également été retravaillés. Et là-dessus, chapeau Codemasters(!), on peut vivre la carrière de son choix. S’il était déjà possible de choisir la durée de la saison et les circuits la composant, de nombreuses options de personnalisations ont été rajoutées. La fréquence et gravité possible des pannes, les interviews, un bonus ou malus concernant le gain de ressources peuvent faire une sacrée différence sur le long terme. L’exactitude des prévisions météos est également paramétrable, ce qui peut vous mettre quelques gros doutes en voyant les nuages arriver au-dessus de la piste. 

Trois emplacements de sauvegarde sont disponibles pour les modes solos. Idéal si vous souhaitez faire une carrière en solo, une en gérant votre écurie… Les deux parties partagent donc la même charte graphique avec quelques panels supplémentaires pour gérer votre écurie dans le mode My Team. Nous retrouvons toujours les livrées personnalisées dans ce cas, comme avec la XboxSquad F1 Team que vous pouvez voir ci-dessus. Gérer votre écurie reste accessible tandis que quelques événements impromptus demanderont votre intervention. La gestion du développement de la monoplace a été également simplifiée : adieu l’arbre gigantesque, faites la place aux cartes. Celles-ci vous indiquent quels développements sont accessibles selon votre progression, vous épargnant bien des casses têtes parfois interminables. N’avoir plus que deux ou trois choix d’évolutions logiques par domaine est plus intuitif que d’aller chercher le moyen le plus optimal d’arriver à une amélioration précise. Le système de ressources a également évolué. Si auparavant, il fallait terminer l’intégralité des six programmes d’entraînement pour optimiser ses gains, les séances d’essais vous proposent désormais seulement trois épreuves. Celles-ci ont également des objectifs bonus, tels que faire un tour propre, une vitesse minimum… On gagne un temps fou ! Et si ce n’est pas encore assez rapide ou que vous voulez uniquement faire la course, il est possible de faire des « essais rapides », où vous envoyez l’intelligence artificielle faire les programmes depuis un écran dédié avec un certain pourcentage de chance de complétion. Idéal pour gagner du temps sans trop y perdre. Concernant les vraies nouveautés, il est possible de faire une carrière en coopération : invitez votre ami pour rejoindre votre carrière en tant qu’équipier ou adversaire. De quoi prévoir de bonnes soirées de compétition pour aller gagner les trophées des champions pilotes et constructeurs. Dernier ajout : la possibilité de commencer la saison en temps réel. Cela vous permet de commencer votre carrière au moment de la saison où se trouvent la véritable Formule 1. Un petit bonus d’immersion pour ceux qui veulent faire les trouble-fêtes entre Hamilton et Verstappen.  

Pour le côté multijoueur classique, les équipes de Codemasters ont créé une nouvelle catégorie qui permet aux débutants de prendre part à des courses de cinq tours sans collision possible. De nombreux bugs sont encore présents, dont certains déjà de la partie dans les opus précédents. On notera également la suppression des voitures historiques pourtant présentes dans F1 2020. De plus, trois circuits officiels de la saison 2021 manquent toujours à l’appel : Imola, Portimão et Jeddah. Ces trois Grand Prix seront ajoutés dans une future mise à jour qui n’est pas encore datée. Certains tracés n’ont également pas été modifiés comme leur équivalent réel, comme le Grand Prix d’Espagne dont un virage a été totalement transformé. 

Et volant en main, ça donne quoi ? 

F1 2021 est le premier jeu de la saga à profiter d’une optimisation Xbox Series. Et il faut être honnête, cela se voit sur Xbox Series X. Le titre ne semble pas décrocher des 60fps (et dispose d’un mode 120fps que je n’ai pas pu tester), tandis que le niveau de détails des monoplaces n’a jamais été aussi haut. La nouvelle interface permet une prise d’informations plus rapide en course même si l’animation pour le DRS notamment est parfois trop discrète. Au niveau de la conduite, celle-ci est assez différente de F1 2020. Les freins sont beaucoup plus sensibles et il m’a fallu de nombreux tours pour retrouver de bonnes sensations en appuyant sur la pédale. Il est également possible d’accélérer plus franchement qu’auparavant ce qui va permettre de réduire l’écart qui existait entre l’accélération d’un joueur manette et volant. De quoi vous amuser encore à plus grande vitesse mais attention à la punition ! Chaque vibreur (les bandes rouges et blanches sur le bord du tarmac) est dangereux et peut vous envoyer en tête à queue si vous n’êtes pas assez prudent. Une difficulté supplémentaire alors que ceux-ci n’étaient guère plus que des décorations auparavant. Le jeu devient plus réaliste dans sa conduite et dans sa gestion des surfaces. Autre point important : les limites de piste ont été retravaillées ! Fini d’hurler pour avoir posé un millimètre de trop du mauvais côté de la ligne blanche, une tolérance existe désormais pour ne plus invalider votre temps par erreur. 

Avec F1 2021, Codemasters introduit également un nouveau système de gestion des dégâts. Si auparavant, il n’était possible d’endommager que l’aileron avant ou d’abandonner, de nouvelles zones peuvent désormais casser selon les contacts. Et contrairement au reste, il n’est pas possible de réparer un fond plat ou un aileron arrière pendant une épreuve : tous les dommages sur ces parties seront donc définitifs et rendront la conduite plus compliquée jusqu’au dernier tour. C’est une belle avancée dans simulation des monoplaces, même si ceci ne va sûrement être ressenti que lors de courses en ligne où les contacts sont malheureusement fréquents. 

Conclusion 

F1 2021 est le plus complet de la saga. Loin de n’être qu’une mise à jour de son prédécesseur, cet opus ajoute un mode histoire qui sait divertir quelques heures et améliore le reste de son contenu. Les outils de personnalisations permettront à chacun de jouer comme ils le souhaitent ce qui est selon moi un des points les plus importants dans l’univers du jeu vidéo. Il est cependant dommage de constater la disparition des voitures historiques et quelques bugs viendront entacher quelques courses des joueurs. De mon côté, j’apprécie la direction prise par Codemasters pour la partie solo, tandis que j’espère que leur rachat par EA leur donnera l’occasion de se pencher un peu plus en profondeur sur la stabilité des modes multijoueur, minés par les différents bugs.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeurNon
  ConsoleXbox Series X  Temps passé sur le jeu18H
  Niveau de difficulténormal  Jeu terminéNon

 

+ Les plus

  • Un mode histoire bien mis en scène
  • La carrière à deux
  • La partie développement simplifié
  • Une conduite plus réaliste
  • Graphismes superbes

- Les moins

  • La synchronisation labiale totalement ratée
  • Plus de voitures historiques
  • Pas de date pour les trois circuits manquants
  • Quelques gros bugs sur Xbox One
  • Toujours des bugs en multijoueur qui gâchent l'expérience

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