Test – Gears 5, Hivebusters, un cap de franchi

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Sorti le 15 décembre dernier, le DLC Hivebusters de Gears 5 nous immerge dans la toute première mission (secrète) des Exterminateurs : Mac, Lahni et Keegan. Connus mais surtout conçus spécialement pour le mode Fuite à la sortie du jeu l’année dernière, très peu d’informations ont fuité quant à leur histoire. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelle est cette substance, ce venin, capable d’annihiler la vermine ? Et bien cette extension apporte des réponses et une chose est sûre, The Coalition frappe de nouveau très fort.

Peut contenir des spoilers.

Gears_5_Hivebusters_Team

Oubliez Delta. Nous, nous sommes l’escouade Scorpio.

En introduisant trois nouveaux personnages sortis de nulle part, The Coalition a fait un pari qui aurait pu être joué à quitte ou double. Pourquoi des nouveaux alors que bon nombre d’entre nous espère encore le retour d’anciens ? Bernie, Sofia, Jace ou même Griffin, pour ne citer qu’eux, se font grandement remarquer par leur absence. Or qu’on se le dise, Scorpio n’est pas là pour remplacer qui que ce soit mais bien pour amener un renouveau, un vent de fraîcheur plus que bienvenu à la licence. Et que ce soit le mode Fuite, qui pour ma part est une totale réussite en terme de nouveauté, ou ces trois soldats, je peux assurément compter cette escouade parmi les meilleurs personnages de la franchise jamais créés. Leur personnalité/background, l’acting mais aussi leur design, tout est réuni pour qu’on les apprécie.

Dans cette extension, nous assistons donc à la naissance de Scorpio. Trois nouveaux membres – que tout oppose de prime abord – recrutés par le Colonel Hoffman pour un programme tenu secret du nom d’Exterminateurs. La mission est claire, pas facile, mais claire. Nous rendre à Sanctum – ancien complexe qui devait accueillir les réfugiés de Jacinto mais désormais un cimetière locuste – et y déposer une bombe en son cœur pour y répandre une toxine capable d’éradiquer la vermine et ainsi peut-être sauver la planète. Mais les îles volcaniques Galangi ont d’autres projets pour nous. Crash de Condors, Nuées, Parasites, éruptions volcaniques, mystérieux ennemi crachant de l’acide. Pas facile de vivre sur Sera…
Après une introduction et une mise en scène surprenante et emplie d’humour, le ton est donné et l’extermination peut commencer.

Gears_5_Hivebusters_Weiheli

Tu seras toujours notre préféré, Jack. R.I.P. Dave…

Au sol, et contrairement à la campagne, pas de Jack pour nous venir en aide. En revanche, Mac, Lahni et Keegan bénéficient des mêmes capacités ultimes utilisables en mode Fuite (et Horde) qui se rechargent, plutôt rapidement, au fil du temps. Mac (Ancre, tank) déploie un bouclier empêchant les tirs ennemis de nous toucher ; Lahni (Maître des lames, assaut), joue un rôle de corps-à-corps. Une fois la capacité activée, sa lame électrocute et étourdit l’ennemi ; Keegan (Tacticien, soutien), quant à lui, est là pour réapprovisionner l’escouade en munitions. Elles se régénèrent tant que l’on reste dans le cercle du ravitaillement. Ces capacités pourront être optimisées en ramassant des améliorations cachées ici et là (quatre par personnages). Elles permettront par exemple d’infliger des dégâts avec la barrière, toucher plus d’ennemis avec la lame ou accélérer la régénération des munitions. Si vous jouez en difficulté élevée, elles seront plus que bienvenues !

Pour celles et ceux habitués à Gears 5, vous ne serez pas dépassés par le gameplay. C’est exactement le même. La difficulté est bien présente néanmoins (plus élevée que les modes Horde ou Fuite), surtout si comme moi vous optez de suite pour la difficulté dément. Les combats sont intenses et offriront un vrai challenge. En effet, un seul tir d’un Gardien ou une seule attaque d’un Fauve peut vous one-shot. Le boss inédit de fin (qui rejoint de ce fait les boss du mode Horde) vous demandera une certaine cohésion avec votre ou vos partenaires si vous jouez en coop et en difficulté élevée. Utilisez au maximum vos capacités ultimes et respirez de temps en temps, ne serait-ce que pour admirer la beauté qui vous entoure. Mais pas pendant les combats, hein !

Gears5-DLC-fight

Un garde, un livreur et une tête brûlée

Tout au long de l’aventure, les personnages prendront vie à travers leurs interactions, l’environnement et les collectibles ramassés qui viendront enrichir leur background et le lore du jeu. Leur passé sera révélé et rapidement on comprend qu’il est ici question de seconde chance. Car bien que chacun ait ses propres raisons, tous les trois sont animés par un seul désir : se racheter, faire mieux. Ce qui rend cette histoire si riche, c’est de constater à quel point ces trois personnages viennent de cultures, d’horizons différents, et c’est ce qui au final fera leur force. Ce que je regrette néanmoins, c’est la rapidité à laquelle ils se lient d’amitié. Surtout que Mac et Keegan passent la moitié des chapitres à se quereller – Lahni jouant le rôle de médiatrice entre eux deux. Un ou deux chapitres supplémentaires auraient peut-être facilité, rendu plus plausible, cet élan de camaraderie un peu trop poussé vers la fin.

Hivebusters tisse indéniablement un lien avec les événements d’antan. Une nouvelle histoire oui, mais qui n’oublie pas ce qui a fait la richesse de la franchise. Ses lieux et ses personnages mémorables qui vous feront esquisser un sourire à leur évocation. Cherchez bien les collectibles, vous ne le regretterez pas. Sachez aussi qu’une fois l’histoire terminée, les skins de Mac, Lahni et Keegan dans le DLC se déverrouilleront pour les modes PVE et PVP.

Gears_5_Hivebusters_persosThe Coalition, ou comment en mettre plein la vue (une fois de plus)

Ce qu’on ne peut enlever à The Coalition, c’est leur maîtrise graphique et technique. Joué sur écran Oled 4k, HDR, 60 fps et peu importe la scène qui se déroulait devant moi, tout n’était que merveille et splendeur. Visuellement, il ne ressemble à aucun autre jeu de la franchise et on sent que Hivebusters a fait franchir un cap au studio. Comme s’ils avaient repoussé leurs limites et qu’ils affirmaient enfin ce qu’ils veulent faire de Gears. Des environnements à couper le souffle (jungle luxuriante, volcan en éruption, …), une OST inattendue et vraiment jolie (dont un morceau rappelant fortement State of Decay !), une mise en scène débordante de crédibilité, le tout avec ces couleurs, ces particules dans l’air, ces reflets, ce réalisme… On a qu’une envie : voir la même chose, voire plus, dans Gears 6.

Conclusion

The Coalition signe ici le plus beau jeu tournant actuellement sur Series X. Peu importe où les six chapitres nous emmènent, on ne peut détourner les yeux. C’est beau, c’est bon et c’est brutal. On se délecte de cette aventure à chaque instant. On en veut toujours plus ! Visuellement et techniquement maîtrisé, le background et le lore ne sont pas en reste. La franchise Gears se tourne vers l’avenir tout en gardant un lien étroit avec le passé. Cette extension est essentielle pour tout fan de l’univers Gears of War.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
 Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TVOled 4K  Jeu fourni par l’éditeurnon
  ConsoleXbox Series X  Temps passé sur le jeu8 heures
  Niveau de difficultédément  Jeu terminéoui

+ Les plus

  • Visuellement bluffant !
  • Maîtrise graphique et technique
  • Combats haletants avec capacités ultimes intégrées
  • Une évolution affirmée !
  • Une ost inattendue et vraiment jolie !
  • Des personnages au fort background...

- Les moins

  • ...mais une amitié trop prématurée

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