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    Test – Hades, un goût de paradis en enfer

    A moins que vous ne viviez dans une grotte totalement coupée d’Internet, vous avez dû entendre parler du phénomène de Supergiant Games : Hades. Ce rogue-lite a déchaîné les foules en 2020 jusqu’à être nominé pour être Game of The Year, un des rares titres qu’il n’aura pas obtenu. Donc quand l’occasion s’est présentée de m’essayer à ce jeu après plus d’un an à esquiver les moindres images et spoil, j’ai sauté sur l’occasion. Direction, l’Enfer !

    Alors Hades, ça vaut le coup ?

    Dès le lancement, je me retrouve figé devant l’écran principal. Non, aucun bug à l’horizon mais mes oreilles sont ravies : l’OST est sublime dès le début et le sera pendant l’intégralité du temps où j’ai joué jusque là. Je vous conseille de l’écouter sans plus tarder avec la vidéo ci-dessous. Merci Darren Korb pour ce moment.

    Passé les quelques premières minutes à apprécier la musique, je me lance directement dans un run en mode « Infernal ». Après tout, le jeu s’appelle Hades, on est là pour souffrir. Je suis informé que le choix de cette difficulté est définitif et signe le « Pacte des Châtiments » qui n’est normalement disponible qu’après avoir terminé l’histoire une première fois. Celui-ci permet d’ajouter des « malus » à l’environnement : vous subirez plus de dégâts, il y aura plus d’ennemis… Tout est paramétrable, mais le mode infernal vous oblige à avoir quelques malus par défaut sans pouvoir les retirer. Tant mieux, on n’est pas venu ici pour rigoler.

    Nous incarnons donc Zagreus, le fils du dieu de la mort Hades en personne. Notre personnage souhaite s’échapper des enfers pour des raisons qui se révèlent petit à petit dans l’histoire. Le jeu se présente en vue 3D isométrique et impose sa patte graphique à merveille. Je suis resté plus d’une fois bouche bée devant la beauté des décors. Chaque intervenant dispose d’une identité visuelle propre et également sonore. L’intégralité des dialogues est disponible en VOSTFR (audio anglais et sous-titres français) avec un doublage anglais des plus réussis. Pour parvenir à sortir du territoire du paternel, il faudra traverser de multiples régions infernales. Celles-ci sont composées d’une multitude de petites pièces qu’il faudra vider des nombreux ennemis la peuplant. Chaque fin de zone globale est gardée par des boss qui m’auront à chaque fois donné du fil à retordre.

    On est venus ici pour mourir, OKAY ?!

    Hades est un rogue-lite. Pour faire simple, à chaque (nombreuses) fois que Zagreus périt sous les coups des ennemis, il revient dans l’antre de son paternel au début de l’aventure. Si vous perdez votre progression, vous garderez néanmoins certains éléments : l’obsidienne, les joyaux… Ceux-ci permettent de débloquer des améliorations passives qui sont conservées tout le long du jeu. Cela permet d’avoir une sensation de montée en puissance et de progresser de plus en plus facilement au fur et à mesure, sans générer de frustration chez le joueur. A part si vous haïssez recommencer du début, mais dans le cas-là, passez votre chemin, vous n’aimerez pas Hades. 

    Le gameplay est classique : il suffit de choisir une arme avant de sortir de la pièce initiale. Entre l’épée, le bouclier, l’arc, vous aurez le choix d’autant plus qu’il sera possible d’en débloquer de nouvelles dans votre aventure. Pour combattre, il vous faudra jongler entre plusieurs capacités : l’attaque simple, votre technique, un sort à distance et une charge. Ces outils pourront être améliorés durant chaque run grâce aux interventions des différents dieux de l’Olympe. Une bénédiction d’Aphrodite permet de donner un effet « affaibli » aux adversaires, Zeus vous permet de manier la foudre, Poseïdon provoque des vagues… Chaque dieu aura un avantage bien spécifique dont il faudra tirer le meilleur parti en fonction duquel vous viendra en aide sur votre parcours. Autant vous dire que lorsque j’ai pu disposer d’une attaque affaiblissant mes ennemis, une technique lançant des éclairs autour de moi et une charge propulsant mes adversaires sur le côté, la sensation de puissance était grisante… Jusqu’à ce qu’un excès de confiance ne me renvoie chez papa. Le gameplay est extrêmement nerveux et vous n’aurez jamais l’occasion de vous ennuyer durant un combat.

    Une profondeur de l’histoire inédite pour un rogue-lite

    Si certains rogue-lite comme Dead Cells avaient une histoire quelque peu basique, Hades est à l’extrême opposé. Si le pitch de base semble être une crise d’adolescence avec Zagreus qui veut quitter l’Olympe, on en apprend toujours plus sur sa vie au fur et à mesure du jeu. Que cela soit sa relation avec son père, avec sa mère ou les autres personnages, chaque run est l’occasion d’en apprendre plus. Les échanges avec les dieux de l’Olympe sont également remplis de petites phrases pour approfondir le lien entre eux tandis que nous pouvons découvrir de nombreuses figures de la légende. On peut par exemple rencontrer Achille, le dieu du sommeil Hypnos, Sisyphe… rencontrer ces différents personnages a donné le sourire à chaque fois au passionné de mythologie grecque que je suis.

    L’écriture est extrêmement réussie, les émotions sont présentes lors de moments-clés que l’histoire distille lentement au fil de vos morts et de vos réussites. Des pointes d’humour sont également présentes pour conserver une certaine légèreté : belle dédicace à Hades qui se moque de vous à chaque décès, ou à Hypnos qui vous suggère d’éviter de vous faire écraser la prochaine fois. Je ne me lasse pas de retourner parler à chaque PNJ que je croise, curieux de savoir ce que je vais apprendre sur eux. Ni de caresser Cerbère, beaucoup plus mignon qu’on ne cherche à nous le faire croire.

    L’avis de Suchiha117

    Hades est LE jeu qui m’a réconcilié avec le genre rogue-lite et ça… c’est un exploit à marquer d’une pierre blanche. Malgré son caractère “punitif” (mais radouci par le mode divin pour assurer une inclusivité pour les débutants), chaque run apporte son lot de surprises. Se plonger dans Hades c’est aussi :
    • Entamer un long, périlleux mais incroyable voyage initiatique au cœur des enfers
    • Embrasser une narration exquise rythmée par des quêtes primaires et secondaires
    • Se lier d’amitié (et plus si affinité) avec certains personnages
    • S’émerveiller devant une direction artistique aussi exquise que divine
    • Se délecter d’une aventure riche en rebondissement rythmée par une sublime bande-son made in Darren Korb
    • Mourir et ressusciter pour devenir plus fort et redoutable
    • Ecouter les plus beaux titres d’ Orphée, chantant à la gloire de Zagreus et de sa muse
    • Caresser le toutou le plus mignon (et redoutable) des Enfers
    • Résoudre des conflits familiaux à coup d’épée ou de poing (au choix)
    • Apprécier les pics de difficulté
    Son gameplay nerveux, les différentes armes et déclinaisons qui s’offrent à nous tout au long de notre parcours, font de Hades un jeu diaboliquement addictif et jouissif. A consommer sans modération.

    Conclusion

    En dire plus, cela serait gâcher à mon sens votre vision d’Hades. Au-delà d’un simple rogue-lite, j’ai la sensation d’en découvrir plus à chaque passage dans les différents mondes. Chaque nouvelle vie est une expérience unique grâce au système de bienfaits du titre, tandis que la possibilité d’améliorer Zagreus après chaque mort empêche la frustration de s’installer. Un exploit pour le genre. Je peine réellement à trouver un défaut notable et comprend désormais les réactions unanimes que nous avons pu voir l’année dernière. Hades est tout simplement le rogue-lite dont je rêvais. Sans même le savoir. Sa présence dans le Xbox Game Pass dès sa sortie permettra à chacun de l’essayer sans regret, alors foncez. Sur ce, je vous laisse, promis, après le prochain run, je vais me coucher…

    Critères d’accessibilité

      Déficience Visuelle   Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

      Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur oui
      Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 8 heures
      Niveau de difficulté Internal   Jeu terminé non