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    Test – Hatsune Miku Logic Paint S, ou comment inventer le « Picrossaloid »

    Hatsune Miku est une chanteuse qui n’existe pas. Ou plutôt, qui n’est pas réelle. C’est un personnage fictif dont la voix est créée par une application de synthèse vocale appelée Vocaloid. Son succès est tel qu’elle est devenue une véritable icône de la pop-culture, surtout au Japon. On a pu ensuite la retrouver dans plusieurs jeux vidéo musicaux, dont la série des Project DIVA. Aujourd’hui, elle fait pour la première fois son apparition sur Xbox, dans Hatsune Miku Logic Paint S, mais délaisse le rythme pour le Picross.

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    Parlez-vous japonais ?

    Si vous ne connaissez pas le Picross, c’est, au même titre que le Sudoku, un jeu de réflexion. Le principe est de remplir certaines cases d’un tableau en fonction des nombres indiqués sur chaque ligne et colonne. Si une rangée comporte le numéro 4, cela signifie que 4 cases juxtaposées devront être coloriées. En revanche, s’il y a plusieurs nombres à la suite, imaginons 6, 1 et 3, il faudra remplir trois groupes (respectivement de six, une, puis trois cases) tous séparés par au moins un espace blanc.

    Bien entendu, rapidement décrit comme ça, cela peut paraître confus, mais une fois en jeu, un didacticiel vous expliquera tout en détail. Enfin… ça, c’est si vous savez lire le japonais. Oui, vous avez bien lu. Quelle ne fut pas ma surprise en lançant Hatsune Miku Logic Paint S pour la première fois. Tout est en japonais. Ne parlant malheureusement pas un seul mot de cette langue, je parcours ce qui me semble être le menu des paramètres, à la recherche d’une option permettant de passer le texte en français, voire en anglais au minimum.

    Mais c’est un échec. Après m’être renseigné à ce sujet sur Internet, il apparaît que le titre opte automatiquement pour le japonais lorsque la langue identique à celle de la console est introuvable en jeu. Et ce, sans aucun moyen de changer cela dans les menus. Incompréhensible. Me voilà donc obligé de passer ma console en anglais pour pouvoir me repérer dans les menus.

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    Une prise en main (trop ?) accessible

    Vous retrouverez plus de 350 tableaux, répartis en plusieurs difficultés et en deux « modes de jeu ». Plus un tableau est grand, plus il sera difficile à compléter. Les tailles varient du 5×5 (donc un tableau de 5 lignes et 5 colonnes) à 20×20. Le mode « Special » vous proposera de reconstituer une fresque composée de plusieurs Picross. Rien d’autre. Vous l’aurez compris, la variété ne sera pas au rendez-vous.

    Le gameplay à la manette est franchement bien calibré. Une panoplie d’outils tous aussi utiles les uns que les autres sera à disposition. On pourra colorier avec A, mettre une croix avec B, marquer une case avec X (en cas d’hésitation, par exemple) et enfin demander un indice avec Y. À vouloir proposer une ergonomie un peu trop assistée, les développeurs de Crypton Future Media soufflent le chaud et le froid. D’un côté, il est appréciable de voir une rangée se compléter automatiquement lorsque tous les bons blocs sont remplis, c’est pratique et ça fait gagner du temps. Mais d’un autre, le titre grise les chiffres correspondant à des cases qui ont été dessinées, et ce, même lorsque l’on a aucun moyen de le vérifier par nous-même. Ce qui apporte une aide non-nécessaire, que j’aurais préféré pouvoir désactiver.

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    De la J-Pop jusqu’à l’écœurement ?

    Appréciant les jeux de rythme, dont la série des Project DIVA, j’ai quand même été déçu de constater qu’à part les musiques, on ne retrouve pas le côté rythmique. Uniquement du Picross. Une fois un niveau réussi, vous pourrez obtenir au maximum trois étoiles. Une première pour avoir terminé une grille, une deuxième pour l’avoir fait sans aucune erreur, et une dernière pour ne pas avoir demandé d’indice. Ces étoiles vous permettront ensuite de débloquer de nouveaux morceaux dans la boutique.

    Parlons-en d’ailleurs, des musiques. Si, de base, elles peuvent plaire ou non selon vos affinités, devoir les écouter en boucle lors de la résolution de ces puzzles est clairement atroce. Là où j’aurais aimé passer un moment de détente, la J-Pop ne s’y associe pas vraiment. Heureusement, une option permet de lancer une musique aléatoirement lors de chaque niveau. Mais même malgré cela, on retombe assez fréquemment sur les mêmes titres, et on finit par y jouer le son coupé. Ironique pour un titre mettant en scène une chanteuse, non ? Surtout quand plus de 20 000 (!) chansons sont associées à son nom…

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    Conclusion

    Malgré tous ces défauts, Hatsune Miku Logic Paint S reste un Picross d’assez bonne facture. Si l’on peut regretter le problème de langue, les musiques qui ne se renouvellent pas assez ou le manque de contenu, il faut avouer que la maniabilité est soignée et que le concept reste accrocheur. Comptez une dizaine d’heures pour en faire le tour, peut-être moins si vous ne partez pas à la chasse aux étoiles et/ou aux succès.

     


    Critères d’accessibilité

    Déficience Visuelle Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

    Détails TV OLED 4K Jeu fourni par l’éditeur Non
    Console Xbox Series X Temps passé sur le jeu 5 heures
    Niveau de difficulté / Jeu terminé Non