Test – La-Mulana 1&2, quand Indy rencontre Samus

Nul doute que ce test de La-Mulana a été pour moi quelque chose de spécial à accomplir. Tout d’abord, parce que c’est le premier test que j’écris 😱, mais c’est surtout un jeu qui m’a posé de nombreux problèmes, à commencer par sa difficulté punitive. Mais j’arrête de tourner autour du pot et entrons ensemble dans ce donjon mystique qu’est La-Mulana.

test réalisé avec amour et distanciation sociale par Spirco.

L’aventurier du donjon perdu

Pour la petite histoire, vous incarnez un archéologue du nom de Lemeza, 30 ans, explorateur de donjons mystérieux de père en fils. Alors que tout se passe bien dans la petite vie (non pas de Candy !!! Je vous ai entendus dans le fond !) de notre héros chasseur de trésor, l’envie de surpasser son père dans son domaine le pousse à vouloir accomplir une prouesse que nul autre n’a réussie jusque-là, percer les mystères de l’ultime donjon, La-Mulana. Alors c’est armé et équipé comme Indiana Jones que notre aventurier prend la route et je vous le confirme, c’est pas une promenade de santé .

La-Mulana se présente comme un jeu de plate-forme / aventure de l’ère 16bit, dans la droite lignée des Castelvania dont il en reprend l’architecture et les sensations de gameplay. Le jeu est difficile, tenez-vous le pour dit, et vous allez vous prendre la tête et perdre les nerfs tout du long de cette aventure. Car chaque salle peut dissimuler un piège mortel et une énigme retorse, et les nombreux ennemis ne sont pas en reste. Squelettes, momies, serpents (il a fallu que ce soient des serpents)… Rien ne vous sera épargné, mais le fouet sera là pour vous aider. Chaque donjon correspond à une ambiance et style mythologiques qui lui est propre. Ce qui est synonyme de bestiaire varié aux paterns presque toujours différents. Mais rien à voir avec les boss de fin de donjon qui n’ont rien à envier au pire des boss de la saga des Souls. Rien que ça !

Un X ne montre pas forcément un trésor…

Pour arriver à vos fins, il n’y a pas de chemins préétablis, mais plutôt une invitation à explorer et à chercher le chemin à suivre par vos propres moyens. De plus, il n’y a pas de moyen «safe» de récupérer sa santé (pas de pitié ici ma petite dame), il faut tuer un grand nombre d’ennemis et récolter de précieuses orbes vertes. Ces dernières vous permettront de remettre votre barre de vie à son maximum ou de retourner au hub (bonjour les allers-retours…) pour se ressourcer dans une source thermale.

Mais là où le jeu m’a surpris, c’est dans sa construction. Car au-delà de l’aspect Castelvania, la progression passe par la récupération d’objets bien spécifiques qui ouvriront le donjon suivant. Mais sans ordre précis ! Ainsi, le jeu vous laisse chercher les routes à suivre selon vos découvertes. Pour vous aider, il faudra vous armer de votre fidèle ordinateur MSX pour traduire les nombreuses plaques et autres reliques. Tous ces éléments vous donneront des indices sur l’histoire, sur la marche à suivre ou une énigme annonçant un piège.

Le titre en lui-même est passionnant, les musiques épiques avec possibilité de les rendre encore plus rétro (si si, c’est possible). Des graphismes en passant par le gameplay, tout sent bon la Super NES….., jusqu’à également sa difficulté. Le jeu est clairement ardu, mais compense son danger omniprésent par le plaisir de vivre ce rêve d’enfant, celui d’incarner cet aventurier à la barbe de trois jours qui déjoue, piège après piège, énigme après énigme, pour enfin arriver au Graal tant attendu ! QUOI !!? On m’informe que le graal n’est pas le trésor ultime mais juste un moyen de me téléporter dans les zones et de fouiner encore plus ? Bon ben OK, c’est reparti pour une aventure…

Conclusion

Nul doute que La-Mulana n’est pas un jeu à mettre dans toutes les pognes. Mais il propose à celui qui accepte les défis, la mort par d’innombrables tentatives et sa non traduction dans la langue de Molière, de passer un agréable moment plein d’humour (via des discussions avec les pnj) et d’aventure, le tout baignant dans un style rétro parfaitement maîtrisé.

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu7 heures
  Niveau de difficultén.a.  Jeu terminénon

+ Les plus

  • L'aspect rétro très réussi
  • Un bel hommage à Indiana Jones
  • Un castlevania-like vintage à souhait
  • Un sacré challenge

- Les moins

  • Pas de VF
  • Difficulté non paramétrable

4

  1. Rick dangerous !

    • Exactement ! :) :) C’est exactement ce qui m’est venu en tête dès le premier screen avec le petit bonhomme typé Indiana Jones et les échelles en bois partout ! :) :) Et il à l’air d’en suivre pour une bonne part le chemin. Difficile !

  2. Oh oui des jeux vraiment difficiles mais je les ai fini. Il y en avait 2 il me semble. Aujourd’hui je serais incapable de faire de tels jeux : plus la patience !

  3. Dommage qu’il ne soit pas traduit.

Vos réactions

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