Test – Life is Strange 2 : Épisode 1

Rares sont les joueurs dans mon entourage que Life is Strange premier du nom a laissés indifférents. Une ambiance et une narration soignées, une mise en scène immersive et des sujets de société forts et difficiles à traiter avaient permis au jeu de DONTNOD de sortir du lot alors que le genre été dominé à l’époque par les productions de Telltale Games. Après une préquelle sous-traitée par Deck Nine qui n’est pas arrivée à la cheville de l’original, il est temps pour le studio français de montrer aux joueurs qu’ils n’ont pas perdu la main avec cette suite…

Jeux d’enfants pour adultes

Nous avons beau incarner des enfants dans la série Life is Strange, la dureté des sujets traités en font des jeux à destination d’un publique mature, capable de réfléchir aux questions de sociétés que ces jeux soulèvent. Si les aventures de Max et Chloe traitaient avec justesse du cruel écosystème que peut être une université, avec son lot de pressions, rivalités et harcèlement, ce Life is Strange 2 compte bien continuer d’appuyer là où ça fait mal.

Avec nos deux nouveaux héros, Sean et Daniel Diaz, deux jeunes américains d’origine hispanique de la banlieue de Seattle, la question du racisme sera bien entendu largement évoquée. D’autant plus que l’on nous fait clairement comprendre que les faits se déroulent en pleine élection de Donald Trump.

Très rapidement les jeunes frères seront contraints de quitter le cocon familial et de partir en cavale pour un crime qu’ils n’ont pas commis, la question de la solitude et de l’injustice tiendront donc elles aussi une place centrale dans l’aventure.

Le début d’un long voyage

Dans Life is Strange 2 c’est le grand saut dans l’inconnu qui nous attend. De fait, après ce premier épisode, difficile de savoir jusqu’où les scénaristes veulent nous emmener dans la fuite des 2 jeunes frères. En revanche une chose est sûre, les liens qui les unissent tiennent forcément une place importante dans ces premières heures de jeu. On apprend ainsi à faire connaissance avec ce duo, qui apporteront deux visions différentes des faits qui se déroulent sous nos yeux. Daniel, du haut de ses 9 ans, représente ainsi l’innocence de l’enfance qu’on cherchera à tout prix à préserver (ou pas, à vous de voir) en incarnant son grand frère Sean.

Une des principales mécaniques de gameplay, qui influera directement sur la narration, est d’ailleurs l’influence de Sean sur son jeune frère. Chaque parole et chaque geste que vous ferez en incarnant Sean seront scrutés par Daniel et auront une incidence sur ses actions et sa manière d’être dans le futur.

Life-Is-Strange-2Life is beautiful

Comme esquissé plus haut, malgré leur utilisation de l’Unreal Engine 3 pour l’un et de Unity pour l’autre, les premiers jeux de la licence adoptaient déjà une direction artistique qui faisait mouche. Côté technique, Life is Strange 2 fait là un bon en avant et adopte l’Unreal Engine 4, pour notre plus grand plaisir. Sur ce plan, le jeu s’inscrit aux côtés de Shadow of The Tomb Raider et Forza Horizon 4 en termes de contemplation : on se retrouve régulièrement à s’arrêter en pleine aventure le temps d’un screenshot pour immortaliser le sublime tableau qui s’offre à nous.

L’ambiance roadtrip en plein ouest américain est servie à merveille par une bande son dans la parfaite lignée de la licence. Outre le bon goût du choix des quelques musiques pop qui viennent ponctuer la narration, c’est surtout les morceaux acoustiques qui font leur effet tout au long de ce nouveau périple. Du tout bon donc sur l’enrobage de ce premier épisode qui pose les bases de cette nouvelle histoire.


Difficile exercice que de vous dépeindre Life is Strange 2 sans vous dévoiler les premières ficelles de son scénario. Si vous avez aimé le premier Life is Strange, vous pouvez à priori vous jeter sur ce premier épisode les yeux fermés, sa direction artistique, ses protagonistes attachants et les émotions qu’il procure en font le nouveau départ que nous attendions tous !

+ Les plus

  • La direction artistique
  • La bande son
  • Les frères Diaz, très attachants

- Les moins

  • Certaines scènes caricaturales
8

NOTRE VERDICT

Chill /20
La vie est trop injuste /20
Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

1

  1. Je partage ton avis même si côté technique et malgré l’évolution à ce niveau du titre il reste un peu d’optimisation à faire de temps à autre.

Vos réactions

Mot de passe oublié