Test – Mega Man 11- Retour réussi ?

Je vais vous faire une petite confidence : je n’ai jamais terminé un ancien mega man.. Non pas que la série ne m’intéressait pas, mais possédant une console Sega a l’époque, je n’y avais simplement pas accès. J’ai bien essayé les rééditions récentes, mais la difficulté m’a rebuté. Blasphème crieront certains : comment peut on être objectif en testant le 11e volet de cette série légendaire alors que l’on a pas sué avec les dix jeux qui l’ont précédé? Et bien ceux la n’auront qu’en partie raison car Capcom vise, outre les fans assidus, les nouveaux joueurs, euh, comme moi.

C’ EST POUR LES VIEUX, PAPA!

Mega man, qui fête cette année ses 30 ans (en fait en 2017, mais chut), nous gratifie d’un onzième épisode aux allures de jeu rétro. Aux allures seulement, car ce qui frappe d’entrée, c’est la beauté du jeu: adieu les graphismes 8 bits, et bonjour aux couleurs très cartoon, les effets de lumières modernes, et les scrollings multiples…

Cela pourra sembler un peu couillon de dire ça en 2018, mais Mega man prends ses racines au temps de la première nes, et le style graphique, bien qu’ayant évolué au cours des années, a fait un rétropédalage visuel en 1987 sur ses épisodes 9 et 10, donc le retrouver aujourd’hui tout clinquant, est une surprise pour beaucoup.

Le son aussi n’est pas en reste, et là par contre, les fans hardcore ne seront pas décontenancé, des mélodies très old school,  entraînants comme il faut, nous accompagnent tout au long de l’aventure.

C’EST DIFFICILE, PAPA?

Parlons de la difficulté, éternel sujet de discorde entre les joueurs les plus anciens et les jeunots d’aujourd’hui: oui le jeu est difficile. Mais je rassure les néophytes: pas insurmontable. Capcom a eu la bonne idée de proposer quatre modes de difficulté. De débutant (l’habitué peut probablement le finir d’une main), très clément avec le joueur, à Superhero (Votre manette est elle toujours sous garantie?), la courbe de progression est énorme, et le ressenti très différent.

Allez hop, on lance une partie avec une certaine appréhension..une cinématique d’intro (à l’ancienne), nous présente les personnages et l’histoire: le Dr Wily, grand méchant de service veut se venger du Dr Light, et Mega man se met pour mission de l’arrêter. Neuf niveaux, dont huit que l’on peut enchaîner dans l’ordre que l’on souhaite, vous sont proposé. Le level select se présente comme dans les anciennes éditions: notre petit héros bleu encerclé par les différents boss du jeu. On  en haut à gauche (sûrement une habitude scolaire), avec Block Man. Outre la bonne surprise technique mentionné plus haut, deuxième bonne nouvelle, Mega man se contrôle avec beaucoup d’aisance. Alors ok, son arthrite légendaire l’empêche toujours de s’accroupir, mais les tirs sont précis, les sauts également et les ennemis nombreux ! Heureusement pour nous, un ensemble de gadgets bien sympas sont à notre disposition: ralentissement du temps, tir surpuissant, berserk , ou encore chien trampoline (!!), apportent un côté plus stratégique à la progression, et augmentent également la rejouabilite du titre.

A chaque boss vaincu, on récupère un pouvoir spécial attribué à la gachette, que l’on utilisera souvent. Changeant l’apparence de Mega man, ils permettent d’atteindre des ennemis hors de portée, et donc, cumulé au déjà large panel de coups de base, de varier les approches. Le fond du jeu s’apparente à de la plateforme classique, mais au rythme maîtrisé,  intelligemment conçu, avec une grande variété d’ennemis, ses boss dont on doit apprendre les routines, des plateformes mobiles, des pièges en tous genres.

Certains passages s’apparentent à des “die and retry” (apprendre par coeur les mouvements du décor et des ennemis), et d’autres deviennent de véritables scènes d’action, ou  l’on degomme, et évite, tout ce qui passe..heureusement pour vos nerfs, Mega man à deux barres, l’une de vie, l’autre de pouvoirs , rechargeable à l’aide de différents bonus lâché par les sbires du Dr Wily. On peut également dépenser ses pièces au laboratoire du bon Dr Light, qui vous proposera divers upgrades, vies supplémentaires, pour augmenter vos chances. Ce ne sera pas de trop pour affronter les nombreux pièges se dressant sur votre route, mais des checkpoints judicieusement positionnés, et les continus à foison, facilitent le boulot.

Détail qui a son importance: Le système de sauvegarde, entièrement manuel, s’opère entre les niveaux, donc une fois le stage entamé, comptez entre 15 et 30 minutes pour pouvoir a nouveau enregistrer votre progression. Pour tous ceux qui trouveraient l’aventure trop courte, une option extra modes, permet d’accéder à un ensemble de challenges, time attack, score attack…principalement pour les perfectionnistes. Une galerie est également disponible, avec les différents ennemis, boss, avec fiches explicatives à l’appui, ainsi qu’un sympathique sound test.

JE PEUX Y JOUER, PAPA?

Capcom à mentionné récemment qu’il souhaitait changer sa politique d’édition, faire des titres de qualité, viser les meilleures notes, pour ne pas forcément avoir un démarrage béton, mais des ventes étalées dans le temps, basé sur le bouche a oreille, et bien ce Mega Man 11 lui donne raison. Convertir à sa cause un réfractaire comme moi à la série, il fallait le faire. Si vous avez eu le malheur d’essayer Mighty n9, soit disant descendant spirituel de Mega man, et bien essayez un peu ce 11eme volet: vous comprendrez pourquoi les fans hurlaient à l’époque, la différence de qualité entre les deux est énorme!

CONCLUSION

Mega Man 11 est un jeu qui allie le meilleur de la plateforme d’hier, a la technologie d’aujourd’hui. Pensé pour les fans hardcore, mais également pour le nouveau venu, Capcom a réussi le retour de sa mascotte, pour notre plus grand plaisir.

+ Les plus

  • Superbe habillage
  • Très bien conçu
  • Précis
  • Une légende est de retour

- Les moins

  • Faut aimer les jeux de plateformes
  • Et la 2D
  • C'est tout
8

1

  1. J’hésitais à le prendre. Après la lecture de ton test, ma décision est prise. Merci.

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