Test – Meow Motors : Alors, chat le fait ?

A la vue des nombreux jeux de Kart parus récemment, ou à venir, il semble difficile de se démarquer de la concurrence. Mario a posé les bases depuis de nombreuses années, et le fun dégagé, surtout en multi, continue de faire ses preuves. Sur la génération actuelle, il aura tout de même fallu attendre 2019, pour voir le genre se réveiller !

Le jeu de courses qui nous intéresse aujourd’hui, est Meow Motors, développé par ArtVostok, un petit studio indépendant russe. La valeur ajoutée ? Des chats, beaucoup de chats. En fait, il n’y a que ça, ce qui a pour conséquence de sérieusement agiter ma curiosité. Les chats ont toujours fasciné les hommes. Je suis d’ailleurs un grand fan de ces félins égoïstes comme pas deux, dont un en particulier, qui a pris la fâcheuse habitude de me réveiller à 5h du mat. Avec un rythme qui peut se résumer à manger/jouer/dormir, ces adorables bestioles possèdent toutes les caractéristiques pour développer un jeu simple et amusant autour d’eux. Rajoutez du lait, des blagues, et des effets sonores adéquats, et le tour est joué !

Appelons un chat un chat ! 

Alors, Meow Motors profite-t-il de la présence des chats ? Faisons la courte : pas du tout ! Ils auraient pu y coller des pingouins ou des pandas, que le résultat aurait été le même. Mis à part les oreilles pointues et les gros yeux qui vont avec, la seule différence d’un pilote à l’autre se résume à son nom, et son petit costume moulant. Et si vous pensiez entendre des miaulements tout le long, passez votre chemin, pas un seul “miaou” à l’horizon.

Bon, pour les amoureux des chats, c’est raté. Mais pour les amoureux de karts, ça donne quoi ? Je vous rassure, c’est bien mieux ! Contenant une vingtaine de circuits à son actif, une dizaine de pilotes, et tout autant de karts, le jeu est assez complet. Avec un mode solo, composé de mini championnats, proposant entre trois et dix courses chacun, Meow Motors se veut tout d’abord accessible à tout le monde. Doté de 3 niveaux de difficulté, le novice comme l’habitué de CTR devraient s’y retrouver.

Avant chaque course, on choisit son Kart, et son pilote. Trois épreuves différentes jalonnent votre quête de victoire : la course simple, où il faut terminer premier, le strike, où il faudra éliminer le plus d’adversaires possibles grâce aux armes, et enfin le drift, où vous accumulerez des points en “glissant” sur la route. Chaque épreuve vous permettra de gagner des étoiles qui débloqueront de nouveaux pilotes, armes et véhicules. Aucun changement majeur ne différencie un véhicule/pilote d’un autre, outre de minimes bonus, quasi imperceptibles en jeu.

Jouer au chat et à la souris

Comme dans les jeux dont il s’inspire, Meow Motors vous propose différentes armes et bonus lors des courses. Sous forme d’icônes à ramasser, souvent alignées, la technique sera de viser celle nécessaire à la situation. Vous êtes en queue de peloton, les mitrailleuses ou roquettes vous aideront. Vous êtes aux abois suite à un pilonnage massif, un bouclier ou une clé à molette pour vous réparer pourraient être salvateurs. Et si vous menez, balancez une bonne flaque d’huile ou une bombe pour calmer les autres minous lancés à vos trousses ! Aidé par une maniabilité au poil, le fun dégagé est bien réel, et on s’étonne à enchaîner les courses à la suite, histoire de débloquer un nouveau matou, ou tout simplement un “achievement” de plus.

C’est d’ailleurs là que vient le point faible du jeu : la durée de vie. Avec une difficulté assez facile, on en fera assez rapidement le tour. Comptez 3 à 4 heures de jeu en solo, sauf pour les chasseurs de scores. Les différents tracés proposés restent classiques dans le genre : courbes, lignes droites, passages secrets bien planqués, parfois deux chemins. Rien qui ne puisse le démarquer des voisins sur ce point là. Leur variété, par contre fait plaisir ! Jungles, déserts, villes hantées, ou encore montagnes enneigées, bien qu’ils se répètent pas mal d’un championnat à l’autre, ils sont agréables à parcourir.

La nuit, tous les chats sont gris 

Le gameplay réussi est accompagné d’une technique qui fait le job. Avec des graphismes colorés et très propres, il se paye même le luxe d’être en 4k sur Xbox One X. Certes il peut difficilement tenir la comparaison avec des AAA de la concurrence, mais mis à part un certain manque de détails, c’est plutôt joli. Le jeu tourne en 60 images par secondes de surcroît, donc les russes ne se sont pas moqués de nous ! Les mélodies qui vous accompagneront lors des courses sont plutôt agréables. Tantôt Groovy, voire spooky (le niveau Halloween), ils apportent une certaine pêche à l’ensemble.

Le multijoueur n’est disponible qu’en local, donc si vous pensiez jouer avec votre pote australien, c’est râpé ! Jouable jusqu’à 4, en course simple uniquement, Meow Motors devrait en amuser beaucoup lors de soirées à plusieurs.

Conclusion :

Meow Motors ne révolutionne en rien le genre du jeu de Kart, mais propose une alternative à petit prix sympathique. Hormis les chats qui ne servent à rien (!), et la durée de vie du mode carrière, relativement restreinte, le jeu se révèle suffisamment fun. Jouable et joli, il devrait distraire pendant quelques jours les joueurs ayant retourné CTR ou Sonic Racing.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée)✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
 ✘ Taille couleur de police✘ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis✘ Police personnalisable
 ✘ Interface personnalisable✘ Couleur de police personnalisable
 ✘ Couleur minicarte personnalisable✔ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
 ✘ Option daltonisme✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
 ✘ Option Text to speech
 ✘ Ralentissement du jeu

Conditions de test

 Details TV4K HDR OLED  Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu3 heures
  Niveau de difficultéNormal  Jeu terminéOui

 

 

+ Les plus

  • Une bonne maniabilité
  • Une réalisation technique correcte
  • Du multi en local jusqu'à 4
  • Le juste prix (15 euros)

- Les moins

  • Les chats, anecdotiques
  • Une durée de vie faiblarde en solo
  • Pas de multi en ligne
Bercé aux jeux vidéo depuis l’Amstrad, j’ai vécu ma vie vidéoludique sur cet adage: mieux vaut rouler en fiesta et avoir un paquet de jeux, qu’en Porsche, et d’en avoir aucun!

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  1. je pense qu’il aura énormément de mal a se demarquer meme a petit prix, CTR et SONIC sont vraiment la reference surtout ctr pour son contenu regulierement mis a jour

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