Activision Blizzard estime que la direction de la société n’a jamais ignoré de cas de harcèlement

L’année dernière Activision Blizzard fut au centre de nombreuses allégations de harcèlements. La société est ainsi sous le coup de plusieurs poursuites judiciaires tandis qu’elle s’était engagée à mener différents audits en interne. Les résultats d’une première enquête viennent d’être partagés, révélant qu’aucun dysfonctionnement n’a été relevé dans les procédures appliquées par la direction. Une conclusion qui n’a pas manqué de faire réagir les parties prenantes sur les réseaux sociaux !

Activision Blizzard estime qu’Activision Blizzard a fait ce qu’il fallait

Après des semaines d’audit, Activision Blizzard a publié ce 16 juin les conclusions d’une enquête menée en interne. Avec l’appui d’un cabinet d’audit extérieur, la direction de l’éditeur a en effet analysé les événements des derniers mois sur la base des documents et entretiens disponibles. Et le résultat semble clair et évident pour Activision Blizzard : bien que des cas de harcèlement sexuel soient bien avérés, la responsabilité des cadres de la société ne peut être engagée.

Contrairement à de nombreuses allégations, le conseil d’administration et ses conseillers externes ont déterminé qu’il n’existe aucune preuve suggérant que les cadres supérieurs d’Activision Blizzard ont intentionnellement ignoré ou tenté de minimiser les cas de harcèlement sexuel qui se sont produits et ont été signalés. Ces travaux n’ont pas non plus mis au jour de preuves, directes ou indirectes, suggérant qu’un cadre supérieur ou un employé ait tenté de dissimuler des informations au Conseil. Les conseillers externes, après un examen exhaustif, ont également déterminé que la Commission n’a jamais intentionnellement ignoré ou tenté de minimiser les cas de harcèlement sexuel qui se sont produits et ont été signalés.

L’examen des documents actuels et des déclarations des personnes concernées montre que les critiques des médias à l’égard du conseil d’administration et les dirigeants d’Activision Blizzard comme étant insensibles aux problèmes du lieu de travail sont sans fondement. Les dirigeants d’Activision Blizzard ont réagi en temps utile et avec intégrité et détermination pour améliorer la situation. Bien qu’il existe des cas avérés de harcèlement sexiste, ces circonstances malheureuses ne permettent pas de conclure que les dirigeants d’Activision ou le conseil d’administration étaient conscients du harcèlement sexuel et le toléraient, ni qu’il y avait un problème systémique de harcèlement, de discrimination ou de représailles.

Des conclusions qui agacent 

Naturellement, l’enquête menée par la direction d’Activision Blizzard n’est qu’une première étape dans le traitement des affaires de harcèlements et de mœurs qui attend la société. Celle-ci devra répondre de ses agissements et de ses manquements devant la justice qui mènera également une enquête sur la base de preuves et de documents recevables par la juridiction compétente. Cependant, les conclusions de l’audit n’ont pas manqué de faire rire jaune ABetterABK sur les réseaux.

Le collectif de salariés d’Activision Blizzard King a ainsi réagi sur Twitter. Sur un poste citant l’article publié par Game Industry, ABetter ABK a considéré ces conclusions comme “un manque de respect incroyable envers les victimes de harcèlement”. Le collectif s’est montré ainsi relativement agressif, suggérant que seule deux solutions étaient possibles. Soit la direction savait ce qu’il se passait et n’agissait pas, soit elle n’avait aucun contrôle sur ce qui se passait dans la société. Avant d’ajouter “Nous savons que c’est le premier, vous aussi”.

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