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Aliens: Dark Descent – À la gamescom, personne ne nous a entendu crier…

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…et pour une bonne raison, nous ne l’avons pas fait. On sait se tenir ! Si cette énième déclinaison de la licence semble prometteuse et se veut respectueuse jusqu’au bout des crocs du matériau d’origine, il faudra attendre d’en voir plus pour être totalement convaincu. Hormis le trailer déjà aperçu lors du Summer Game Fest, c’est à une présentation intégralement enregistrée in-game d’une douzaine de minutes que nous avons fait face. Je vais être très clair, vous allez y laisser des plumes !

Jeu de stratégie temps réel en vue isométrique jouable en solo comme en multijoueur, Aliens: Dark Descent prend pied dans la chronologie de la saga vingt ans après Alien 3. Soit à peu de choses près en même temps que le récent Aliens: Fireteam Elite et presque deux cent cinquante ans avant Alien: Resurrection, le quatrième film de la licence réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Question scénario, peu d’éléments ont fuité (malgré mes questions visiblement dérangeantes restées sans réponses) mais pour faire court, on est bien dans un Alien pur jus. L’amour que portent à la licence certains des membres de l’équipe de développement n’y est pas étranger et ça saute aux yeux. Bon point.

stratégie-survie-combat-alienJe ne vous mentirai pas sur vos chances de survie mais…vous avez ma sympathie.

Une joyeuse bande de Marines Coloniaux se retrouve bloquée sur une planète infestée d’Aliens. Les membres de l’equipe vont devoir effectuer de multiples incursions en territoire ennemi pour remettre en état leur base ainsi que leur vaisseau. Le but ? Prendre la poudre d’escampette bien sûr. En restant discret ou sinon en éliminant le maximum de xénomorphes et en perdant le moins de monde possible dans la manœuvre tant qu’à faire. En route, ils seront confrontés à une menace totalement inédite dans le lore de la licence. Est-ce perdu d’avance ? Oui bien évidemment.

Chaque incursion mobilisera une escouade de quatre marines que vous choisirez au sein de votre base. Vous devrez prendre en compte pour chacun son état moral, sa fatigue, ses traumatismes et décider si oui ou non il participera à la prochaine mission. Son équipement, ses préférences d’armement seront présents et à vous de lui attribuer ce qui vous inspire en fonction de son profil ou de votre façon de jouer. Du classique en somme.

De nombreuses options liées au matériel supplémentaire seront aussi de la partie. En mission, vous n’aurez accès qu’à quelque unes de ces options, il vous faudra donc choisir avec soin celles qui vous seront utiles. Oui, nos chers Marines Coloniaux ont les épaules solides mais ils ont leurs limites. Des trousses de soin aux munitions, d’une tourelle de défense autonome aux explosifs, libre à vous de choisir en fonction de vos ressources ou du niveau d’engagement attendu suite au briefing.

Et qu’est-ce qu’on fait si une bestiole nous fonce dessus, on lui crache à la gueule ?

Une fois les différents membres de votre escouade sélectionnés et les préparatifs terminés à bord de du vaisseau qui sert de hub, on embarque pour la mission de notre choix. On nous a également fait comprendre durant la présentation que la plupart de ces incursions seront assez longues. Comptez au moins une bonne heure. La progression sur des maps assez vastes est lente et vous ne quitterez jamais totalement votre détecteur de mouvement des yeux. Le moindre combat avec les xénomorphes ne manquera d’ailleurs pas d’attirer les autres qui vous traqueront dans la zone d’engagement. Restez en mouvement et ouvrez l’œil.

L’angoisse ne se limite pas à votre perception en tant que joueur, elle impactera vos troufions qui sont dotés d’une jauge de stress. Si vous la laissez monter trop haut, il perdront en efficacité au combat, viseront moins bien, gâcheront des munitions…vous avez compris l’idée. Hormis une solution médicamenteuse d’urgence, il vous sera permis de figer votre progression pour faire redescendre cette fameuse jauge. Si vous n’êtes pas pressé par le temps, prenez position, sécurisez les accès, déployez votre dispositif et vous permettrez à votre équipe de souffler deux secondes. Maintenir le potentiel de combat de votre squad (j’adore ce mot) à un niveau élevé ne pourra que vous aider car si un de ses membres devait être lourdement blessé et donc non opérationnel, votre mission pourrait rapidement tourner au cauchemar. Restes à définir quelles sera votre priorité. La mission ou vos hommes ?

S’exfiltrer, retourner à votre base et confier vos blessés aux toubibs permettra de les sauver au détriment de votre objectif initial. Et c’est là qu’une des mécaniques les plus importantes du titre se dévoile ! Tout y est persistant. Vos hommes peuvent mourir et ce définitivement mais les niveaux traversés conserveront également la trace de votre passage. Les portes ouvertes, les dégâts structurels occasionnés par les combats, les cadavres…tout demeura à sa place et en l’état jusqu’à votre prochaine incursion. Et ce, sur toutes les zones accessibles du jeu. Quelle soit motivée par un objectif abandonné en cours de route faute de matériels ou face à un danger trop grand, votre retraite ne vous imposera jamais de tout recommencer à zéro pour peu que vous ayez progressé. Une pure décision de commandement. Tactique, quand tu nous tiens !

Peut-être que t’as pas bien regardé le match à la télévision, mais on vient d’se faire torcher l’cul mec !

Techniquement, difficile de juger avant d’avoir entre les mains une version définitive bien entendu. L’ambiance est correctement desservie par des graphismes convenables mais sans être extraordinaire non plus. Ce n’est pas forcément ce que l’on recherche dans ce genre de titre mais évitez de zoomer. Si j’ai noté durant la présentation les habituelles erreurs de positionnement au sein d’une escouade gérée en partie par une IA, l’ensemble reste convaincant. La plus large partie du jeu vous imposera d’évoluer dans l’obscurité et seules vos torches transperceront les ténèbres des lieux. Le rendu est efficace et en parfaite adéquation avec les films.

Si cette session de démonstration était jouée au combo clavier/souris, l’équipe sur place nous a assuré que l’optimisation du gameplay sur manette restait une grande priorité pour porter convenablement le titre sur consoles. Reste qu’il est compliqué en l’état de percevoir ce fameux stress que nos soldats ressentent. N’ayant pu y jouer, je n’ai pas éprouvé la moindre peur alors que l’ennemi est proprement terrifiant. Dans l’immédiat, c’est pour moi le point noir de ce titre qui respecte éminemment la licence mais pourrait finalement louper sa cible. Un jeu à surveiller pour les fans du genre, où l’horreur va devoir se révéler pleinement sous peine de ne pas cocher toutes les cases. À surveiller.

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