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Terrifiant récit d’un homme pris au piège d’une guerre qui le dépasse, Somerville n’a rien à envier en terme d’ambiance aux titres du studio Playdead auxquels on le compare souvent. La présence de Dino Patti à la tête de JUMPSHIP y est pour beaucoup. Pourtant l’expérience narrative est ici très différente. Forgeant chapitre après chapitre un univers comme un gameplay qui lui sont propres, Somerville est un de ces petits bijoux vidéoludiques qui vous marquera. Une chose est sûre, nombre d’entre vous le termineront d’une seule traite, tant lâcher la manette est difficile. Moi en tout cas, je n’ai pas su m’arrêter.

Réveillez-vous, le cauchemar commence

Entre les parents endormis devant leur film, le chien ronflant de concert avec ses maîtres et le bambin casse-cou dès que ses géniteurs ne le surveillent pas, le début de l’aventure dépeint une vie de famille paisible et sans histoire. La suite le sera beaucoup moins. Pour faire court, des envahisseurs visiblement extraterrestres déboulent à grands renforts de bombardements et détruisent tout sur leur passage. Dans votre vaine tentative pour vous mettre à l’abri, vous serez laissé pour mort par votre famille et ne vous réveillerez que bien plus tard. Seul.

Retrouver votre femme et votre fils sera dorénavant le seul objectif et peu importe les épreuves que vous devrez affronter, rien ne vous arrêtera. Par chance vous gagnerez au vol la capacité d’influer grâce à la lumière sur la matière même qui anime vos oppresseurs et semble constituer la base de leurs technologies. Si vos pouvoirs évolueront au fil du récit, la plus large part des énigmes proposées tourneront autour de cette étrange matière.

Oui, vous avez bien lu, des énigmes. Ne comptez pas tirer sur tout ce qui bouge ou sauter partout, Somerville est une petite perle de narration où vous incarnerez un père de famille qui n’est ni soldat, ni athlète de haut niveau. Vous pouvez rengainer tout de suite votre grappin et votre fusil plasma.

Don’t leave me this way

Animé par le désespoir, la peur et le doute, mais fort des ses nouvelles capacités, notre « héros » devra traverser les quatorze chapitres en évitant à tout prix la confrontation directe. Face à vos adversaires, le combat ne sera jamais une option. Se dissimuler reste une bonne tactique mais ne suffira pas toujours. Attendez-vous à courir. Souvent.

Le titre de JUMPSHIP est très linéaire et rares sont les moments où vous pourrez quitter l’axe de progression nominal et vous égarer dans la pampa. Aucun risque de se perdre donc. L’histoire prime avant tout et même si aucune ligne de dialogue ne viendra parasiter l’ambiance sonore très efficace du titre. Vous resterez focus tout du long sur l’objectif de votre quête : avancer et retrouver votre famille par tous les moyens. Et ce ne sont pas les énigmes qui vous arrêteront bien longtemps, là n’est pas le but.

Mais quel plaisir de parcourir ces environnements avec cette délicieuse habitude que les développeurs ont eu de faire se mouvoir la caméra pour changer l’échelle des plans. C’est automatique, rarement gênant et accentue par moment la beauté d’un panorama, puis la seconde d’après, la claustrophobie ressentie dans un tunnel exigu.

Une apocalypse de toute beauté

Graphiquement, le format cinéma adopté par les développeurs couplé au grain de l’image offre un rendu magnifique tout en 3D low-poly. Les effets de lumière sont saisissants et contribuent souvent à l’ambiance en plus d’être la mécanique de gameplay principal. Si le mode photo est aux abonnés absents, votre voyage vous laissera tout de même quelques beaux screenshots à partager sur les réseaux à n’en pas douter.

Même s’il n’est pas parfait et compte son petit lot de bugs qu’on lui pardonnera sans mal, Somerville raconte une histoire qui ne s’étire pas artificiellement en recyclant les puzzles à l’infini. Moins d’une dizaine d’heures seront nécessaires pour le boucler à 100%. Le chapitrage très efficace comme les nombreux checkpoints vous permettront sans difficulté et refaire à volonté n’importe quelle portion du titre pour débusquer les succès manquants.

Disponible sur Xbox Series X|S, Xbox One, PC et directement intégré au Game Pass dès aujourd’hui, Somerville est une aventure dans laquelle je vous conseille vivement de vous plonger.


Critères d’accessibilité :

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée) ✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police ✘ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis ✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable ✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable ✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme ✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech  
✘ Ralentissement du jeu  

Conditions de test

  Détails TV4K    Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox Series X   Temps passé sur le jeu7 heures
  Niveau de difficulté/   Jeu terminéOui
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    • Je kiff ce genre de jeu. Quand la possibilité de le tester est tombée, j’ai pas laissé beaucoup de temps aux autres pour répondre
      😉
      Pour info, si besoin, je suis sur le guide 1000G/walkthrough intégral pour le jeu en ce moment même, il sera peut être publié d’ici ce soir sinon demain.

  1. Petite info que je n’ai pas mentionné dans le test mais que j’ai eu l’occasion de tester à l’issue de la rédaction, si vous jouez sur PC sur un écran Wide ou Ultrawide, les bandes noires disparaissent et vous permettent de profiter en full-screen du titre.