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Un an après la sortie du jeu sur PC, Monster Hunter: Rise arrive enfin sur nos Xbox et Playstation. Une version qui tranche avec ce que les joueurs ont pu connaître avec Monster Hunter World. Cartes plus denses, une mobilité accrue grâce aux filoptères et Chumskys, Monster Hunter: Rise se concentre sur l’essence de la franchise : un gameplay soignée et de l’amusement à plusieurs. Une formule efficace qui ne manquera pas de proposer de beaux moments avec vos amis.

Retour à l’essentiel

Monster Hunter: Rise tranche assez radicalement avec son ainé. Le jeu tourne autour de la chasse aux monstres et de l’accomplissement de diverses tâches pour les villageois de Kamura, tout en utilisant l’environnement à votre avantage. Mais qu’est-ce qui rend Monster Hunter: Rise si bon ? Plusieurs facteurs contribuent à son succès ; le premier étant ses graphismes.

Cet opus prend une direction qui s’éloigne du réalisme entrepris par Monster Hunter World et adopte une approche plus « cartoon ». Les visuels de Monster Hunter : Rise sont tout simplement sublimes ; des modèles de personnages très détaillés aux environnements luxuriants remplis de vie et de couleurs, ce jeu est un régal visuel. C’est moins lisse et nette que le prédécesseur, mais plus vivant. L’ensemble est sublimé par l’ajout du HDR et un support jusqu’à 120 FPS. Le gameplay a aussi subi le même sort. Fini la lourdeur du personnage, notre héros a reçu une cure d’amaigrissement lui apportant une meilleure réactivité. Un autre ajout contribue aussi à ce sentiment : les filoptères. Il s’agit de petites lucioles auxquelles vous pouvez vous accrocher pour vous propulser verticalement ou horizontalement. Au nombre de deux à chaque début de mission, vous pouvez en récupérer un troisième au détour de chaque carte. C’est donc tout un panel de déplacement et d’actions en plein air qui s’ajoute.

En parallèle, vous avez aussi une version évoluée qui peut être placée à certains endroits comme moyen de transport pour parcourir de grandes distances. Une réelle évolution qui se concentre sur l’essence même du jeu : la chasse aux monstres !

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Une formule aux petits oignons

Parlons-en de la chasse. Les joueurs Xbox pourront retrouver certains des monstres emblématiques de la licence comme le Rathalos ou le Grand Baggi. Puis, on retrouve des nouveaux comme le Bishaten, un singe-dragon ultra-agile qui lance des fruits, ou bien le Magnamalo, l’énorme wyverne à cornes qui figurent sur la couverture du jeu. Au total, c’est 45 monstres différents qui sont proposés. Ajoutez des versions expertes qui se débloquent plus tard et c’est plusieurs dizaines d’heures qui s’offrent à vous. En plus de cela, d’autres modes de jeux font leur apparition.

En marge des quêtes d’histoire et Grand-Camp à plusieurs, les quêtes de Calamité offrent une expérience bien différente. Il s’agit d’un mode « tower-defense » où il faudra renforcer vos défenses et affronter des vagues d’ennemis. Si l’idée paraît bonne, la réalisation n’est pas tout à fait au point. En effet, le mode est à recommander à plusieurs, créant plus de frustrations en solo et un sentiment d’impuissance face aux adversaires.

La versatilité est aussi de mise avec une zone d’entrainement qui a retrouvé ses lettres de noblesse. Joueur à distance – team fusarbalète -, j’ai pris du plaisir à essayer d’autres armes et les nouvelles possibilités offertes par les filoptères. Tout est agréable à prendre en main et plus aisé que sur l’opus précédent. En compagnon de route, on retrouve désormais deux familiers : les Palicos et les Chumskys. Les premiers étaient déjà présents par le passé. Quant au second, c’est des chiens que vous pouvez aussi chevaucher pour gagner en mobilité. Vous pouvez en utiliser jusqu’à deux en solo, donnant l’impression de n’être jamais démuni face aux monstres. Comme dans World, vous pouvez les envoyer en missions de ressources, mais aussi les entraîner pour maximiser leurs gains et survivabilité.

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Le jeu en maître mot

Si Monster Hunter: World a réussi à faire passer la licence au niveau supérieur, ce Monster Hunter: Rise vient compléter admirablement la formule. Les hitbox qui étaient un des défauts de l’opus précédent ont été revues. Plus précises, la frustration des impacts ennemis lors des esquives n’existent presque plus. De plus, la navigation dans le hub au village Kamura est facilité avec de nombreux points de téléportation. Un autre point qui se fait nettement plus rapidement sont les quêtes. Pour une même période, vous aurez eu le temps d’accomplir trois à quatre fois plus de missions que dans le précédent. Un gain non négligeable qui contribue à un sentiment de progression présent tout le long de l’aventure.

Pour accompagner toute cette riche expérience, la bande originale du titre nous plonge dans cet univers fantastique. Thèmes enchanteurs, mélancolie d’un monde sans monstres et hype lors des affrontements, tout fonctionne à merveille. On est directement transporté et happé à chaque instant. La première moitié de la trame principale peut se finir rapidement si l’on ne fait rien d’autres, en cinq à sept heures. Comme tout opus de la licence, vous avez ensuite la deuxième portion de l’histoire qui demandera plus d’efforts et d’investissement avec une difficulté accrue.

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Conclusion

Difficile de trouver des points faibles à ce Monster Hunter: Rise. On pourrait demander des graphismes encore plus beaux. Pour autant, le jeu n’en aurait pas été meilleur. Car c’est là que cet opus brille. Un retour aux sources qui en oublie les fioritures et propose simplement une expérience de jeu de qualité qui ravira les fans et néophytes. C’est peut-être aussi l’opportunité pour Capcom de voir quelle formule séduira le plus les joueurs pour les prochains épisodes. Pour ma part, je recharge mes munitions et retourne au combat !

Conditions de test

  Détails TV4K   Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox Series X   Temps passé sur le jeu35 heures
  Niveau de difficultéNC   Jeu terminéNon
  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
✔ Contraste élevé (réticule de visée) ✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✔ Taille couleur de police ✔ Identification de la personne qui parle
✔ Marquage des ennemis ✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable ✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable ✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme ✔ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech  
✘ Ralentissement du jeu  
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  1. Un excellent test. Cela représente parfaitement mes impressions lors de la sortie sur Switch. Très hâte que les mises à jour gratuite et régulière de l’histoire viennent compléter elles aussi la version Xbox, en attendant l’extension Sunbreak.