Test – REZ PLZ, le puzzle game de la mort

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Les énigmes dans les jeux vidéo sont souvent des moments de répit ou de détente, cependant, ce n’est pas le cas ici. REZ PLZ offre bien un puzzle game fort d’un pixel art plutôt agréable mais où votre dextérité est mise à rude épreuve. En effet, pas le temps de se reposer, vous devez avancer avec votre frère coûte que coûte. Pour se faire, l’un des deux devra se sacrifier pour faire avancer l’autre. Une drôle de coopération, non ?

La fin de l’espoir est le commencement de la mort.

1053… C’est le nombre de morts que j’ai dû pratiquer pour pouvoir rédiger ce test. Durant les 30 missions de la quête principale, j’ai pu me noyer, être embroché par des piques au sol, au mur, par un requin, mais aussi déchiqueté par un Hiboux-Ours. Je vous passe là les détails les plus morbides. Mais, heureusement, j’ai appris grâce à une école de sorciers, qui est loin de ressembler à Poudlard, un sort de résurrection. Ainsi, après avoir passé un obstacle infranchissable avec l’aide de la précieuse mort de mon frère, lui aussi sorcier, j’ai pu avoir l’immense plaisir de le revoir. Malheureusement, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Ici, ce grand pouvoir coûte une Pierre de Laz. Croyez-moi, elles sont bien trop rares dans les abîmes de l’enfer.

REZ PLZ propose différents puzzles courts mais ô combien difficiles. Vous contrôlez deux frères, Arcan et Zeph, les pires sorciers qui puissent exister. Malheureusement, ce sont les seuls capables de sauver le monde. Au fil des missions relativement variées, vous allez explorer divers lieux pour vous rapprocher du Mal absolu. Le hic, c’est que vous allez devoir à chaque fois sacrifier l’un des deux pour avancer et ils ont dans leur poche seulement 6 pierres de Laz à chaque début de niveau. Toutefois, les méchants veulent que vous réussissiez car ils ont laissé quelques précieux joyaux par-ci par-là. Si vous tombez à court de pierres, alors la grande faucheuse viendra en personne vous attraper. Libre à vous de courir dans tous les sens pour être épargné le plus longtemps possible.

On ne se met pas en travers de l’inévitable, c’est courir après la mort.

Les parcours proposés par le jeu restent accessibles. Ainsi, les tableaux peuvent être parcourus rapidement, et c’est volontaire car le jeu propose un mode speedrun accessible dans les menus. Celui-ci ajoute un chronomètre en bas à gauche de l’écran avec le rang S au début qui se transforme rapidement en rang A, B puis C. Sans surprise le premier rang est infâme à obtenir, et j’ai réussi à ne l’avoir qu’une seule fois après de multiples essais. En moyenne, un niveau dure 6 minutes quand vous connaissez le chemin et si vous ne mourez pas d’innombrables fois. En revanche, en mode speedrun celui-ci doit être réalisé en moins d’une ou deux minutes.

Au fil des six chapitres, vous allez acquérir à chaque nouvel environnement un nouveau sort. Si au début les niveaux se résument à courir, sauter sur le dos de votre frère, le faire revivre, il en sera tout autre dans la suite. Vous allez effectivement apprendre à vous transformer en rocher pour franchir les flammes, à invoquer un dragon pour planer, mais vous pourrez aussi déplacer des objets grâce à la télékinésie. En revanche, si vous recommencez un niveau antérieur, alors les nouveaux sorts ne seront plus disponibles. Ne comptez pas là-dessus pour vous faciliter le défi de remplir votre carnet entier de rang S. Car oui, l’histoire est imagée comme un livre. À l’intérieur, les pages représentent un chapitre, et les niveaux sont un titre. C’est ainsi que vous pouvez les relancer pour améliorer votre rang.

Deux frères, une manette ?

Si le titre est entièrement jouable seul en alternant entre Arcan et Zeph, il est aussi possible de jouer à deux joueurs. Chacun son “héros”. Néanmoins je n’ai pas eu l’occasion d’essayer ce mode-là car il est exclusivement jouable en local. Le nombre de morts couplé aux nombreux soupirs durant mes phases de jeu ont repoussé légèrement la venue d’une aide extérieure. Cependant, seul, l’ensemble reste très agréable à parcourir et les fins de niveau sonnent comme une belle victoire. Nul doute qu’à deux cela soit très délicat. Qui sacrifier ? Notre partenaire arrivera-t-il à enchaîner les plateformes après ?

Bon… Le jeu est difficile, d’accord, mais est-il à la portée de tout le monde ? Oui. Sans hésitation, oui. Car je me suis rendu compte vers le sixième monde qu’un petit mode existait, celui d’avoir des vies infinies ! C’est certainement de la “triche”. Cela ampute une grande partie du jeu. D’ailleurs, le sixième chapitre a été réalisé exclusivement en abusant de cette capacité. C’est nettement plus agréable pour appréhender un monde et apprécier les différentes énigmes. De plus, j’ai pu expérimenter de nouvelles morts sans être frustré. C’est une belle punition, non ? Il est d’ailleurs conseillé d’abuser des résurrections infinies pour chercher les 36 secrets du jeu. À raison d’un par niveau, ils sont bien cachés… Celui-ci prend la forme d’un coffre cadenassé offrant un nouveau skin pour notre compagnon volant.

Ressuscite-moi, s’il te plait !

REZ PLZ est un excellent puzzle game si vous aimez les défis. Le pixel art est charmant et contraste énormément avec l’aspect gore du titre. Le jeu sait se renouveler dans les décors et dans les énigmes. L’ajout constant de nouvelles mécaniques exclusives à certains mondes donne envie d’en découvrir plus. Par exemple, dans la jungle certains passages nécessitent l’absorption de baie qui fait pousser des racines gigantesques en nous. Une fois tué par celle-ci, il est possible de grimper sur notre frère comme si c’était une liane. Cette feature est utile dans deux niveaux sur les 30 disponibles et n’est jamais réutilisée. De plus, chaque monde propose en fin de chapitre un boss à vaincre. Ils sont uniques, redoutables et permettent de casser la boucle de gameplay. Le titre offre une re-jouabilité entre la découverte des secrets et le mode speedrun. En bref, foncez si vous aimez la difficulté bien dosée, ainsi la mort viendra toujours de vous, et non du jeu.


Critères d’accessibilité

Déficience VisuelleDéficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

Détails TV4KJeu fourni par l’éditeurOui
ConsoleXbox One XTemps passé sur le jeu15 heures
Niveau de difficultén.aJeu terminéOui

 

+ Les plus

  • Un mode speedrun intégré dans le jeu
  • Un pixel art de qualité
  • Des énigmes qui se renouvellent sans cesse
  • Une bonne rejouabilité
  • Des niveaux courts, mais intenses
  • De l'humour même dans les sons

- Les moins

  • Des énigmes parfois capillotractées
  • Quelques problèmes d'affichage
  • Le rang S "trop" difficile à récupérer
  • Une histoire oubliable

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