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Test – Rust, mais à quoi bon survivre ?

À partir de quelques mots-clés, il y a des jeux qui émoustillent. Monde post-apocalyptique, danger permanent, survie, craft et multijoueur. Ah, c’est sûr, ça fait beaucoup. Et sur le papier, c’est pour le moins alléchant. Sur le papier. En toute honnêteté, je n’ai passé que maximum deux heures sur Rust. Je n’ai sans doute effleuré que 0,5% du potentiel de la chose, mais comme pas grand chose ne va, je n’ai pas du tout le courage d’aller plus loin. Je vous explique pourquoi dans cette critique plus que jamais subjective, partiale et parfois de mauvaise foi. 

Note : je vais vous raconter mes brèves mésaventures. En sachant que, pour lancer une partie, on doit au préalable se connecter à un serveur limité à cent joueurs. 

Lendemain de cuite. Ça tourne mal.

Je ne sais pas ce que j’ai fait hier soir mais me voilà sur une plage. En caleçon. Me réveillant sur une île inconnue mais dont, visiblement, je dispose de la carte. Des zones de danger d’après les symboles, des lieux-dits comme cette station-service ou ce port. Mais après y être allé faire un tour, tout est abandonné. Vide. Rouillé. Je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça. Je regarde si j’ai des cicatrices, au cas où l’on m’aurait volé un rein. Non, rien. Ah d’ailleurs, pas de tutoriel non plus. La galère dès le départ. 

Mon inventaire est vide. Ah non, j’ai un gros caillou ! Et je vois des ressources un peu partout. Ah bah je vais essayer de récolter du bois et de la pierre pour confectionner des outils ! Simple, comme tout Minecraft-like, suffit de taper sur un arbre ou un filon. Et… Mais aïe !!!! Mais ! Mort. Un joueur tout aussi nu que moi vient de me tuer pour… Pourquoi d’ailleurs ? Pour rien. Car, à part le plaisir de m’avoir attaqué et tué en traître, je ne vois pas la gratification. 

Bon, réapparition rapide sur la plage. Toujours nu comme un ver, à part, bien sûr, un caleçon de dignité. Hum, j’ai perdu tout ce que j’avais récolté. Mais désormais, je suis sur mes gardes. Je me focalise sur le farming et le craft de quelques outils simples et habits en chanvre. Mais je commence à avoir faim. Que j’étanche vite fait avec des courges. Ah oui, c’est vrai, des jauges en bas à droite de l’écran m’indique mes besoins en eau et en nourriture.  

Mais sérieux, qu’est-ce que je fous là ? 

Le minimum vital étant assuré, je m’aventure plus loin dans les terres. Je croise des “bases” rudimentaires et moches fabriquées par les pensionnaires du serveur. Mais je ne croise personne. Hum, le serveur permet de garder tout ça évidement de manière permanente et de verrouiller sa baraque pour éviter qu’un mec comme moi pille tout. Bon à savoir ça. Oh ! Un joueur au loin ! Et lui a l’air plus avancé. Il a un arc et semble décider à chasser un ours. Sans doute pour le bouffer et récupérer un maximum de cuir ! Je reste un peu à l’observer. Petit moment de flottement : je vois qu’il me voit. Il me fixe. Et abandonne totalement l’ours pour me tuer. OK, il va être content avec les quelques graines de courges qu’il me restait.

Réapparition sur la plage. La vilaine sensation de me retrouver dans un jour sans fin, mais sans marmotte. Surtout en beaucoup moins rigolo et mignon. Oh ! Il commence à se garnir, le serveur ! Je vois des gens comme moi, nus et cherchant en vain un sens à tout ça ! Tiens un mec se rapproche et veut me défoncer le crâne à coup de pierre. Je réplique, esquive ses coups maladroits et c’est moi qui remporte cette lutte “épique”. Tout se déroule à la première personne. J’imagine facilement qu’un observateur au loin aurait vu des pov’ types à poil se battre minablement à coups de cailloux. Ça devait valoir son pesant d’or… Mais de là à payer pour ça. 

La survie à l’infini ? Non merci !

Après cette victoire dantesque et dans toutes les mémoires pour les mille ans à venir, je me pose encore et toujours cette question. Pourquoi ? OK, survivre, je sais le faire maintenant. Je récolte, je me défends, je construis un abri pour y stocker mon merdier, je peux même faire de petites plantations, etc. Mais pourquoi ? Alors OK, je peux faire visiblement équipe avec des joueurs, si j’arrive à rencontrer autre chose que des nudistes patibulaires. Mais bon sang, pourquoi ? Pas de finalité puisque le serveur est permanent, que les réapparitions sont rapides. Pas de scoring non plus. Pas plus que de scénario ou autre. Ah si, tu peux à la limite te battre contre d’autres équipes de joueurs. Mais ça doit demander une organisation invraisemblable ! 

Et oui ! Tout le monde n’est pas connecté en même temps. Déjà, dans sa propre bande, ça doit être un défi. Mais si on y arrive, croiser d’autre survivants aussi avancés et se battre avec eux, ça doit être au petit bonheur la chance. Et entre nous, se balader pour taper des débutants, le long de la plage, ce n’est pas la quintessence de l’excellence du plaisir vidéoludique. Hum, ça ira pour aujourd’hui. Je réessaie demain. Ça ira mieux… 

Petite pensée pour Naruto34 

Réapparition sur la plage. À côté d’un autre survivant. Ni une ni deux, j’utilise les roues de dialogue pour lui faire comprendre que je ne lui veux pas de mal mais au contraire collaborer. Il sort son caillou et commence à me frapper. Je contre-attaque et le blesse mortellement. Le laissant gésir au bord de l’eau et avant qu’il puisse réapparaitre, je me poste sur un caillou et active le chat local : “C’est terminé, Naruto34, il n’y a rien à faire, je te domine. Tu étais l’élu ! C’était toi ! Tu devais m’aider à comprendre ce qu’on foutait là, pas devenir comme eux, tous ces mecs qui pensent qu’à buter les noobs. Tu devais m’amener à apprécier Rust, pas le condamner à la nuit. Nous étions comme des frères, je t’aimais Naruto34”. Et lui de me lancer un “Fuck you” lapidaire. Écran noir. Car, entre temps, je me suis pris une flèche dans le dos. 

Réapparition sur la plage. Retour au menu. Car franchement, aucune envie de passer des heures de rien, à survivre pour rien, sans strictement aucune autre finalité que… survivre pour survivre. 

Conclusion 

Mélange de mécaniques aperçues dans Minecraft, DayZ, Ark, 7 Days to Survive, Rust m’a laissé de marbre dès le début. Sans tutoriel, sans scénario, ni but à la survie, qu’il m’est difficile de m’investir durablement ! À moins de s’y plonger entre amis, il y a peut-être un espoir, et encore. Le carte est vaste, certes mais surtout rustre et le rendu, grossier. En l’état, je ne peux pas le conseiller.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur oui
  Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu mille ans ressentis, max 2h en vrai
  Niveau de difficulté N.A.   Jeu terminé non

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