Test- State of Mind

La réalité. Est-ce un état de fait ? Un point de vue subjectif ? De nombreux auteurs, tels que Philip K Dick, ou encore les frères Wachowski, avec la trilogie Matrix, ont tenté d’y apporter leur réponse. Nous vivons dans une époque charnière. Les progrès technologiques sont tels, qu’il n’est pas rare d’imaginer ce que sera le monde, dans, disons 30 ans. Réalité virtuelle ? Voitures volantes ? Hologrammes ? Robots ? Chacun en aura son interprétation… Mais une constante subsiste : la déshumanisation de la société semble être en marche… Les allemands de Daedalic, habitués des jeux fortement scénarisés, ont choisi avec State of Mind, de nous transporter à Berlin, à la croisée de Blade Runner et Gattaca, dans les années 2040.

LE FUTUR…ET SES INTRIGUES

Le monde de State of Mind, miroir évolué de notre société contemporaine, mêle un ensemble de thématiques adultes, tels que la famille, la technologie, le sexe, ou encore la politique, pour nous conter les tribulations de Richard Nolan, journaliste reconnu qui, suite à un accident, se retrouve partiellement amnésique. De retour chez lui, il découvre que sa femme et son fils ont disparu. De là commence une enquête qui l’amènera à croiser le chemin de plusieurs personnages, qui bousculeront à tout jamais ses principes, et sa notion même de la réalité.

BON..YA UNE HISTOIRE, ET SINON ?

Si vous ne concevez les jeux vidéo que par des graphismes léchés, un rythme effréné, ou une bande son tonitruante, passez votre chemin. State of Mind n’est pas pour vous. Par contre, si vous cherchez une histoire intéressante (voire passionnante), intelligente, et qui vous fera réfléchir, alors Daedalic vous a concocté une petite pépite de science fiction. Le genre de jeu qui se déguste en une seule traite… Si vous accrochez au Gameplay. Proche d’un point and click, (mais moderne, avec déplacement du personnage), le jeu vous guide en permanence. De part un tableau qui vous indique, en gros, où aller, ou encore un appel soudain qui vous donne un point de rendez vous, difficile de rester coincé plus de 5 minutes au même endroit. D’ailleurs les changements de lieux sont fréquents.

En résulte une aventure, bien que lente dans sa narration (le développeur prend son temps pour installer l’ambiance),  maîtrisée de part sa montée en puissance. Tel un bon bouquin, on se sent happé, avec l’envie de connaître le fin mot de l’histoire. Actions contextuelles, de rares mécanismes à actionner, dialogues, et quelques surprises… Tout est au profit de l’histoire.

ET LA TECHNIQUE DANS TOUT ÇA ?

Bon, maintenant que nous avons parlé du principe de State of Mind, voyons ce que donne la technique. Les graphismes sont, comment dire, atypiques.. Composé de polygones non texturé, le choc risque d’être brutal a l’apparition des premiers visages, littéralement coupés à la serpe. Ce choix artistique  particulier, mais assisté d’une direction artistique réussie, contribue à démarquer State of Mind du reste de la production actuelle. C’est pas moche, juste différent… Pour le son, les voix sont dans le ton. Et fort heureusement vu le nombre de dialogues ! Les compositions musicales sont très agréables, avec des solos au piano, du plus bel effet. On peut même jouer de l’instrument dans le jeu ! :) Il est important de noter que State of Mind ne propose deux langues pour les dialogues : l’anglais et l’allemand. Pour le français, c’est dans les sous titres que cela se passe.

CONCLUSION

State of Mind n’est pas pour tout le monde. Enquête de science fiction par excellence, évoquant des questions existentielles, ses choix de gameplay et graphiques déplairont à coups sûrs à certains. Pour les autres, à la recherche d’une histoire mémorable, allez y, vous ne le regretterez pas.

+ Les plus

  • Bonne histoire
  • Des rebondissements bien sentis
  • Direction artistique au top
  • Fait réfléchir

- Les moins

  • Visuel atypique
  • Jouabilité sommaire
  • Aucune re-jouabilité (environ 10h de jeu)
  • Un peu cher (environ 40 euros)
7

Bercé aux jeux vidéo depuis l’Amstrad, j’ai vécu ma vie vidéoludique sur cet adage: mieux vaut rouler en fiesta et avoir un paquet de jeux, qu’en Porsche, et d’en avoir aucun!

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