Test – The Gunk, une jolie fable écologique

Dans la fureur de cette fin d’année et son cortège de blockbusters, qu’il est bon de se poser quelques instants pour profiter d’une parenthèse relaxante et apaisante. C’est ce que je retiens de The Gunk, ce jeu de plateforme / aventure aux décors de science-fiction soignés et à l’aventure tout public. De même, je garde à l’esprit ses protagonistes touchants de naïveté et résolus à faire ce qui leur semble être juste. Au final, les 8 heures nécessaires pour boucler l’aventure passent sans crier gare et font de The Gunk un gentil et honnête divertissement.

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Le joyau sous la crasse 

The Gunk a tout de la fable écologique attachante et surtout pas barbante. Jamais le titre ne se la joue pompeux et opte plutôt pour un propos à la Ray Bradbury, soit de la SF maligne tout public, avec plusieurs niveaux de lecture et de réflexion.  Ainsi Rani débarque sur une planète recouverte d’une substance qui semble asphyxier l’écosystème. À l’instar du célèbre plombier dans Super Mario Sunshine, notre héroïne devra, pour s’en sortir, purifier l’environnement recouvert de crasse… Et par ailleurs découvrir les mystères de ce monde moins mort qu’il n’y parait. Le tout en révélant la meilleure partie d’elle-même. Une structure classique de quête initiatique au fond, au ton positif et résolument reposant. Loin du fracas de jeux à la violence exacerbée, The Gunk est une bouffée d’air frais.  

Avec ses décors désolés qui reprennent vie grâce à Rani, on s’aperçoit très vite de la richesse des paysages et d’une direction artistique qui mêle naïveté et poésie. De la douceur aussi, avec des structures de cuivre oxydées et arrondies, se fondant avec harmonie dans la roche et la végétation. La crasse quand à elle, avant de la nettoyer, fera obstacle à presque toutes les couleurs sauf le rouge et créera une ambiance de désolation. Par ailleurs, le jeu se fait quasiment en ligne droite avec guère d’exploration mais ce n’est pas un mal du tout. Cette gentille escapade linéaire et facile se boucle agréablement en 8 heures et laisse une belle impression d’apaisement. Et surtout sans jamais tomber dans le niais.

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Un joyau pour tous et toutes

Chose étrange, pour “sauver” ce monde, Rani n’hésite pas une seconde, sans même se poser de question, à piller allègrement les ressources naturelles de cette planète, pourtant déjà mal en point… À la réflexion, ça brouille un peu/beaucoup le message de The Gunk, sans pour autant gâcher le plaisir. Avec cette récolte effrénée, Rani pourra améliorer son aspirateur de l’espace et en faire une machine “écoresponsable”, enfin surtout pour défoncer les créatures perverties par la crasse. La progression de ce platformer à la 3ème personne se répète sans lasser, en purifiant et en résolvant de petites énigmes. Le tout en profitant de jolis décors qu’aucun ATH ne vient obstruer d’ailleurs, pour une aventure menée de manière bon enfant.

Les doublages sont en anglais sous-titrés en français pour ne rien perdre des échanges entre les personnages.

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Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur non
  Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 8 heures
  Niveau de difficulté N.A.   Jeu terminé oui

 

+ Les plus

  • Un joli conte de science-fiction
  • Un bon jeu de plate-forme mâtiné de quelques puzzles
  • Durée de vie correcte pour ne pas se lasser
  • En VOSTFR

- Les moins

  • Un peu trop facile ?

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