Test – The Last Stand : Aftermath, la mort nous va si bien

“Les zombies, c’est super sympa.” Bibi (2006). Et les occasions d’en rencontrer sont légion ! ZombiU, Dead Rising, Dead Island, Resident EvilLeft 4 Dead, etc., on s’en régale depuis des années et dans pléthore de genres. Alors quand un rogue-lite se pointe avec ses Z et son monde dévasté, l’appétence est clairement là. Confirmation ou consternation ? Je vous propose de plonger avec moi dans les entrailles de The Last Stand : Afltermath.

note : jeu uniquement disponible sur Xbox Series X et S

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Comment on fait si The Rock et Bruce Willis sont indisponibles ? 

Le point de départ de The Last Stand est on ne peut plus classique. Et entre nous, l’apocalypse Zombie, ça va, on a l’habitude, merci. Le monde appartient désormais aux rôdeurs de tous poils, hantant inlassablement les vestiges de ce que fût ici une zone marchande, là une banlieue auparavant d’un ennui mortel. Zéro dépaysement. Mais dès le départ, un parti pris malin et original retient l’attention et la tension : il n’y a pas de héros. Il n’y a pas de sauveur providentiel surpuissant. Faut croire que Dwayne Johnson n’était pas disponible. Dans The Last Stand, le salut viendra de personnages lambda et ordinaires à première vue. Un peu comme dans ZombiU en son temps. Mais ici, ce sont des condamnés à mort. Je clarifie tout de suite, je ne parle pas de criminels mais de personnes infectées par un virus zombie. Ouais pas de bol.  

Évidement ce sont ces “volontaires” qui nous incarnons et qui vont opérer des sorties depuis la colonie, dernier refuge de l’humanité. Leur but, trouver des ressources pour repousser leur propre mort et celle du reste de l’humanité. Ces survivants en sursis sont générés aléatoirement et mourront de toute façon. Impossible d’y échapper, la permadeath dans le sens le plus strict. Le virus zombie progressera inexorablement et ne peut être stabilisé temporairement que par un médicament très rare. Tout l’enjeu sera d’en trouver… ou pas. À la manière de Curse of the Dead Gods et son système de malédictions, des mutations “gagnées” en se laissant infecter octroieront des bonus aléatoires changeant radicalement la donne. Pouvant vous faciliter la tâche ou ne pas servir à grand-chose, elles réduisent de toute manière votre barre de vie. Stress garanti. 

Another Brick in The Wall 

Comme le temps est compté, chaque décision va influer votre tentative. Vais-je prendre le risque de fouiller cette superette ? Et ce garage d’où émane cet étrange grésillement ? Ou alors est-ce temps de fuir et tenter sa chance dans une autre zone ? Là intervient le tour de force de The Last Stand. Chaque run, chaque survivant sera une brique supplémentaire pour construire votre progression globale. Une brique que l’on balancera parfois sans merci tant leur tentative vire au fiasco. Il s’agira alors de limiter la casse, de faire en sorte que son sacrifice fasse sens, en sécurisant un maximum d’Xp pour les prochains volontaires. 

Ainsi, au fil de mes runs, je suis sorti du schéma du rogue-lite, de la simple survie de mon personnage du moment pour me sentir investi d’une mission supérieure. Chaque tentative apporte de toute manière quelque chose, même les ratages absolus. Tout comme Squid Game et ses jeux injustes, les premiers de cordée feront office de chair à canon pour tenter de domestiquer ce monde aux mille et un dangers. Au-delà donc de l’individu contrôlé, j’ai vraiment l’impression de gérer de manière assez macabre et cynique un corps expéditionnaire désespéré. Grisant.  

Outre le médoc, il faudra également courir après l’essence pour passer de niveaux en niveaux, faire face à des rencontres inattendues entre deux destinations. Les occasions de mourir ne manquent pas. Ni celles de se laisser embarquer dans ce récit peu original sur le fond mais viscéralement prenant sur la forme. Tension garantie. 

The-Last-Stand- Aftermath-02-mutation

État de décomposition avancée 

Dans ce twin stick shooter, la tension est de toute manière permanente. Se soigner et fabriquer ne se font pas instantanément et ne mettent pas le jeu en pause. À l’image de ZombiU déjà cité plus haut, il faudra toujours être aux aguets. Par contre, la prudence et la furtivité sont rudoyées par l’impossibilité d’exécuter par derrière les Z. Ou alors je n’ai pas encore atteint le bon arbre de compétences. C’est tout à fait possible tant il y a des perks à améliorer. D’ailleurs, rogue-lite oblige, ces dernières durement gagnées sont reversées sur les volontaires suivants. 

À l’instar de ZombiU encore une fois, j’aurais aimé recroiser mes volontaires morts et récupérer leur matos. Euh, surtout leur accorder une (seconde) mort digne, bien sûr. Mais de toute manière, les ressources ne manquent pas quand on sait fouiller.  

The Last Stand ne brille pas par ses graphismes mais garantit une lisibilité correcte en toute circonstance et une ambiance où règnent la décrépitude, la crasse et la rouille. Le seul gros écueil est pour le moment l’absence de localisation française. Les dialogues restent assez basiques et les objets facilement reconnaissables donc dans l’absolu, ce n’est pas rédhibitoire. 

The-Last-Stand-Aftermath-combatMolotov

Des morts qui marchent 

The Last Stand: Aftermath est un rogue-lite post apocalyptique ne manquant ni d’atout, ni de mordant. Je me suis senti instantanément embarqué dans cette mission sur le fond classique mais franchement accrocheuse sur la forme. Avec son système de mutation, de tentatives toujours utiles et son gameplay exigeant et sans merci, j’en ai vite oublié les graphismes rudimentaires et l’absence de localisation française. La tension est permanente et contrôler des personnages déjà condamnés, courant après parfois quelques secondes supplémentaires pour le bien commun est aussi original qu’excitant. 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox Series X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultéN.A.  Jeu terminénon

+ Les plus

  • Une tension permanente
  • Un rogue-lite solide et prenant
  • Original sur la forme, avec les "volontaires" en sursis
  • Action toujours lisible
  • Une course contre le temps, la mort et les ressources

- Les moins

  • Techniquement rudimentaire
  • Pas de localisation FR

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